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Souvenirs robotiques.

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De Johanna Eckhart, cœur de robot Mar 19 Mai - 17:48

Johanna Eckhart


Surnom : À votre convenance.
Age : Trente-et-un ans.
Origine : Très probablement allemandes.
Arrivée à Pacydna : La famille Eckhart est arrivée en ville il y a plusieurs générations, si bien que les descendants sont désormais de purs Pacydniens. Johanna y est née, y a grandi, et c'est probablement là qu'elle y mourra.
Goûts : Johanna apprécie deux choses dans la vie : les robots, puisqu'ils ont toujours fait partie de son quotidien, et le sport, car elle aime avoir un corps sain. Un esprit sain, en revanche, c'est autre chose...
Petit détail en plus : Johanna travaille à l'armée, où elle occupe le poste de technicienne. Son rôle est de veiller au bon fonctionnement des robots militaires.
Groupe :  Les maudits.
Avatar : Kunizuka Yayoi, Psycho-pass


Le handicap


Appellation : Ochlophobie (peur de la foule)
Cause : Le pacte
Type : Psychique
Brève description : Elle se sent en permanence en danger dès qu'elle est entourée par un trop grand nombre de personnes. Elle se mure dans le silence, incapable de parler, essaie de se faire oublier, et elle perd toute sa concentration.


Le pouvoir


Appellation : Analyse des sentiments.
Description : Le pouvoir effectue une bref analyse des sentiments que vous ressentez et n'en retient que l'essentiel. L'utilisateur reçoit quant à lui un rapport qui lui donne un aperçu de l'état mental dans lequel vous vous trouvez.
Niveau de contrôle :  Activer le pouvoir est relativement facile. Savoir interpréter les données reçues l'est beaucoup moins, et dans ce domaine, Johanna a encore de sérieux progrès à faire.


Le caractère

En apparence, Johanna a tout de la femme idéale, c'est-à-dire celle qui se tait, en particulier dans le milieu professionnel. La raison première est sa réserve : elle ne dit pas tout haut ce qu'elle pense, elle ne cherche pas à rabaisser ses collègues ni à valoriser son travail, et elle fait preuve d'un calme surprenant face aux critiques qui lui sont adressées. Cette capacité à s'effacer est très souvent appréciée de ses collègues, mais elle ne fait pas tout : Johanna sait se rendre disponible pour les autres. Elle accepte de rendre tous les services qu'on lui demande de bon cœur, même si elle est déjà débordée de travail, car elle semble être faite pour se plier en quatre. Comble de bonheur, Johanna ne revendique pas ses succès, ne demande pas à ce qu'on la crédite pour quoi que ce soit, du moment qu'elle reçoit des remerciements en retour. Bref, Johanna fait tout ce qu'on lui demande, et de bon cœur qui plus est.
Certes, Johanna n'est pas exactement comme ça : elle est loin d'être aussi dévouée qu'elle le montre, mais elle a simplement une conscience professionnelle très développée. Elle estime qu'il est de son devoir de coller à cette image, quitte à se montrer vraiment hypocrite. Si elle ne fait aucune critique à voix haute, cela ne l'empêche pas de les penser avec beaucoup de force. Son travail est plus important qu'elle ne l'avoue. Grâce à lui, elle se sent indépendante, importante. Il fait sa fierté. Mais cette image est pesante à garder. Certains jours, Johanna a envie de se départir de cette image, de tout laisser tomber et de se montrer sous son vrai jour. Malheureusement, elle ne peut pas : elle ne s'en sent pas capable. Ce travail est le dernier lien qui l'unit à son frère et, pour cette raison, elle ne pourra jamais l'abandonner.

Les personnes qui ont l'occasion de la découvrir dans son intimité ont une image tout à fait différente d'elle. Libre du poids de la communauté qui l'oblige à faire preuve de retenue, Johanna ose enfin exprimer les aspects les plus sombres de sa personnalité. Ne noircissons pas le tableau : Johanna ne devient pas une abominable marâtre sans cœur. Mais elle n'est plus exactement la femme idéale qui se met à votre service.
Johanna est autoritaire, et le fait d'intégrer l'armée n'a pas arrangé ce trait de caractère. Elle a tendance à décharger la frustration qu'elle accumule au travail ou bien due à sa phobie sur ses proches. Elle ne tolère pas d'erreur ou d'approximation, veut que la maison soit parfaitement rangée, que les horaires soient parfaitement respectés, quitte à faire une fixette sur cette détail. Elle est incroyablement prompte à s'énerver, même si sa colère n'est jamais très forte et ne dure guère.
Sa vie sentimentale en pâtit, puisqu'avec celui qui devient son compagnon pour un certain temps, Johanna a tendance à devenir invivable. Plus elle tient à quelqu'un, et plus elle devient possessive à son égard. Aimer pour elle est synonyme de jalousie, et elle n'hésite pas à surveiller celui qu'elle aime partout où elle le peut, à lui poser de multiples questions pour être sûre qu'il l'aime, et à remettre en doute tout ce qu'il lui dit, bien sûr. Sa phobie de la foule aggrave encore les choses : incapable de le suivre dans les lieux publics, elle a tendance à l'accuser de vouloir s'éloigner d'elle, de voir quelqu'un d'autre ou de vouloir la faire souffrir en se rendant là où elle ne peut aller. Elle se livre sans vergogne à un chantage émotionnel qui a raison des plus amoureux de ses prétendants. Rien d'étonnant à ce que Johanna, à trente-et-un ans, soit encore célibataire et n'ait aucun enfant : la plupart des hommes ne supportent pas de vivre avec elle. Heureusement, ses autres proches n'ont pas à subir une pression aussi forte de sa part : elle réserve ce traitement uniquement à son amoureux.
Cela étant, Johanna est également sensible et romantique, même si elle ne croit plus avec autant de force au prince charmant que cela. Malgré sa personnalité légèrement détestable, Johanna est quelqu'un de fiable, puisqu'elle tient à remplir ses promesses et n'abandonnera jamais les personnes qu'elle aime. Elle supporte d'ailleurs très bien la pression et les situations stressantes, du moment que cela n'implique pas de se trouver entourée par la foule. Attention toutefois si vous traitez avec elle : tout a un contrepartie, même si elle est minime et que vous n'en avez pas confiance. Johanna exigera toujours quelque chose de vous, un geste d'amour, de la gratitude, la plupart du temps, mais parfois, elle attendra de vous que vous lui rendiez service en retour lorsqu'elle vous le demandera. Ce qui, admettons-le, n'est pas si malhonnête que cela...
Très attachée à ses proches et à sa famille, elle serait prête à tout pour eux, du moment que cela relève du domaine du possible. Lorsqu'elle ne passe pas sa frustration sur eux, on peut dire qu'elle est même très agréable. Au fond, Johanna s'en veut lorsqu'elle s'énerve : elle regrette très vite de s'être laissée emportée. Mais ce qu'elle déteste le plus chez elle, c'est de voir ce qu'elle est devenue. Elle ne peut pas s'empêcher de se mépriser à cause de sa phobie : elle n'apprécie pas de voir à quel point elle peut devenir misérable lorsqu'une crise se déclenche. Comme tout le monde, Johanna aimerait bien avoir une bonne image d'elle-même, mais sa phobie l'en empêche. C'est pour cela qu'elle essaie de se construire une belle image au travail : elle voudrait que les autres la voient mieux que ce qu'elle est vraiment.


L'histoire

C'était le bruit qui avait bercé Johanna pendant son enfance, c'était le tic tac mécanique des robots qui dysfonctionnaient. Les robots envahissaient tout l'espace du petit appartement que la famille Eckhart se partageait. Dès qu'une pièce était remplie, les robots s'accumulaient dans une autre, en attendant qu'une place se libérât quelque part. Pour passer d'une salle à l'autre, pour aller se laver, ou encore pour allumer la télévision, il fallait enjamber des robots. Lorsqu'elle était jeune, Johanna devait même les escalader. Pourtant, elle n'imaginait pas vivre autrement. Cet environnement contraignant ressemblait à un véritable terrain de jeu pour elle.
Toutes les semaines, les robots changeaient : parfois des petits robots ménagers qui s'entassaient dans un coin du salon, parfois de vrais robots destinés à assister les handicapés, ramenés à leur domicile parce que la maison de ses parents était également leur lieu de travail. La plupart avaient ce petit tic tac mécanique qui signalait un dysfonctionnement. Dans d'autres cas, on entendait le vrombissement d'une machine qui surchauffait. Cela représentait quelques inconvénients. L'appartement devenait rapidement une fournaise si on les laissait allumés : l'hiver, cela permettait de faire des économies de chauffage considérables. Qui plus est, le silence était régulièrement troublé par certains robots qui laissaient échapper une parole ou deux. Selon le réglage du volume, on les entendait plus ou moins bien depuis les chambres. Cependant, cela représentait également une source d'amusement pour la petite fille, qui adorait écouter leurs paroles décousues. Ils étaient fous, ces robots. Mais elle les aimait bien.
Les parents de Johanna étaient tout simplement des réparateurs de robot. Que le problème fût mécanique ou bien informatique, ils pouvaient le traiter et remettre le robot en état de marche. Ils recevaient chez eux quotidiennement la livraisons des robots à réparer au plus vite. Ils s'engageaient à les rendre dans le mois : la rapidité d'exécution était indispensable pour ne pas perdre de clients. Cette activité avait néanmoins une conséquence sur la vie de la petite famille, et pas uniquement à cause des robots qui s'entassaient dans les pièces ou de la température qui était très élevée. Le mode de vie de la famille toute entière était tourné autour de ce travail. Lorsqu'ils avaient de grosses réparations à effectuer, les parents de Johanna pouvaient passer leurs journées à travailler, sans s'occuper vraiment de leurs enfants. Les autres jours, la délimitation entre jour et nuit ne tenait pas vraiment : les parents pouvaient officier en pleine nuit, dormir en plein jour, ou faire les deux, selon leur envie et leur carnet de commandes. Il n'y avait pas vraiment de règles dans la famille, et tout le monde aimait ce mode de vie déstructuré.
Dans la famille, tout le monde réparait des robots depuis des générations. Par conséquent, tout le monde tenait pour sûr que Johanna et son frère aîné, Gustav, suivraient les traces de leurs parents et répareraient à leur tour des robots. Et tout le monde n'avait pas tort. C'était en effet ce que les deux enfants avaient l'intention de faire de leur avenir. Ils l'avaient d'ailleurs répété à de nombreuses reprises. Depuis qu'ils étaient en âge de tenir debout, ils regardaient avec attention et fascination le travail de leurs parents, et lorsqu'ils le pouvaient, ils les aidaient même dans les tâches les moins complexes. Et c'est ensemble, ensuite, dans la minuscule chambre qu'ils devaient se partager, que les deux enfants parlaient avec admiration de ce qu'ils avaient appris au contact de leurs parents.
Pendant toute une partie de leur enfance, Johanna et Gustav sortaient très peu de leur maison, non parce qu'ils étaient retenus à l'intérieur, mais parce qu'ils n'étaient pas attirés par le monde extérieur. Un univers entier se déployait sous leurs yeux dans un espace réduit : pourquoi auraient-ils voulu s'aventurer dans les couloirs si vides de Pacydna ? Ils n'avaient pas beaucoup d'amis, à part quelques enfants qui habitaient dans le même immeuble, au même étage ou quasiment. Leur monde était restreint aux quartiers les plus proches de chez eux, où habitaient généralement les autres membres de la famille. Les deux enfants étaient différents sur ce point. Gustav était le plus curieux des deux, et n'hésitait pas à dire qu'un jour, il partirait explorer le reste de la ville, même s'il ne le faisait jamais. Johanna était peut-être plus timide, elle n'osait pas s'aventurer aussi loin de chez elle, comme si elle avait peur de se perdre. Elle était petite, on pouvait facilement perdre sa trace si elle s'égarait. Finalement, si Gustav ne partait jamais, sa proximité avec Johanna en était sans doute la cause : il ne voulait pas l'abandonner. Il n'avait aucun désir de voir la ville si elle n'était pas là à ses côtés. Il avait envie de tout partager avec elle, tout comme Johanna avait envie de tout partager avec lui. Si l'un des deux se faisait gronder, l'autre prenait sa défense. Si l'un des deux avait fait une bêtise, ils s'accusaient tous les deux. Avec leur naïveté enfantine, ils affirmaient que rien ne pourrait jamais les séparer.

Les choses cependant changèrent lorsqu'ils commencèrent à grandir. Le caractère des deux enfants commença à changer, et chacun développa sa propre personnalité. Des deux, Gustav était le plus extraverti. Il sortait plus souvent que sa sœur, se faisait de tout nouveaux amis, et commençait à fréquenter des bars en ville. De son côté, Johanna était plus réservée. Elle passait ses journées dans l'appartement, à aider ses parents, à travailler sur des défaillances de plus en plus techniques. Elle avait bien quelques amis elle aussi, mais elle les voyait très peu, préférant les conversations virtuelles aux moments qui l'arrangeaient. Mais le plus triste peut-être pour elle état que sa complicité avec son grand frère n'était plus aussi forte qu'avant, quoiqu'elle n'avait pas complètement disparue. On la sentait encore présente dans le fond de leur cœur.
Réservée et introvertie, peut-être, mais elle avait également commencé à faire du sport, et cela allait changer sa vie. En fait, c'était Gustav qui l'y avait incitée. Sans doute s'inquiétait-il pour elle. Peut-être pensait-il qu'elle avait besoin de renforcer son corps. Quoiqu'il en soit, il fut presque étonné lorsqu'il vit la facilité avec laquelle elle se lança dans l'aventure.  Elle devint très rapidement accro à la salle de sport pour valides qu'elle fréquentait. Pourquoi Johanna aimait-elle le sport ? Elle pouvait l'expliquer en quelques points rapides. Elle aimait le défi que cela représentait. Repousser ses limites, atteindre des paliers, se voir progresser... autant de raisons pour apprécier. Elle aimait également les sensations qui traversaient son corps. Elle sentait l'effort, d'abord avec douleur, puis avec de plus en plus de plaisir. Elle aimait cette proximité retrouvée avec Gustav, lorsqu'ils se lançaient des défis pour savoir lequel des deux était le plus fort. Elle aimait surprendre, aussi, et sans le savoir, c'était toute sa famille qu'elle avait surpris par ce goût pour les activités physiques. Certes, Johanna voulait toujours autant réparer des robots, et avait bien l'intention d'y consacrer sa vie, mais elle se sentait plus complète à présent qu'elle avait varié ses activités. On ne se rend pas compte que quelque chose nous manque tant que personne ne nous a montré que cette chose nous manquait.
Adolescente, la voie de Johanna semblait toute tracée : elle aiderait ses parents dans leur travail avant de reprendre l'affaire familiale. La jeune fille ne fut cependant pas surprise de voir que son frère aîné avait quant à lui choisi une autre voie, puisqu'il avait depuis longtemps exprimé le désir de rejoindre l'armée, où ses talents dans la réparation de robot seraient très appréciés. Il avait envie de faire face à des défis techniques et se sentir plus utile pour la société. Johanna trouva l'idée séduisante et elle comprenait pourquoi il avait fait ce choix. Elle l'encourageait dans son projet de tout son cœur.
Johanna se concentra alors sur sa propre vie. Sa formation fut réalisée en apprentissage par ses parents, puisqu'elle n'aurait pu en recevoir de meilleure à l'école. Rien ne valait la pratique et l'immersion dans le monde professionnel. Pendant quelques années, toutefois, Johanna eut encore un pied dans le milieu scolaire, afin d'élargir ses compétences et surtout les faire reconnaître. Cette formation en alternance lui plaisait bien, et ce fut avec un certain pincement au cœur qu'elle acheva ses études.
Rester chez ses parents n'était pas une option envisageable : elle voulait elle aussi prendre son envol, même si pour le travail, elle restait dépendante de ses parents. Johanna ne voulait pas habiter à proximité trop rapprochée de sa famille, sans être trop loin d'eux. Elle choisit donc de s'installer dans le même quartier, dans un immeuble voisin, dans un tout petit appartement qu'elle occupe encore aujourd'hui. La sensation de rentrer dans un chez-soi qui n'appartenait qu'à elle et qu'elle était la seule à payer était grisante : pour la première fois, Johanna se sentit vraiment adulte. Elle avait un travail, un domicile, et elle était encore bien intégrée à la société. Elle ne pouvait rien demander de plus, à part peut-être un compagnon avec qui fonder une famille. Mais Johanna n'était pas pressée, même si elle aurait très amusant de devenir mère avant que son frère eût des enfants.
Les premières années de cette nouvelle vie furent tout à fait satisfaisantes. Johanna avait tout pour être heureuse. Certes, le travail était compliqué et prenant. Grâce à son arrivée dans l'entreprise, ses parents avaient pu accepter plus de commandes, et c'était désormais chez elle que s'accumulaient une partie des robots. Johanna aimait encore le désordre en ce temps : il lui rappelait le temps joyeux de son enfance auquel elle n'avait jamais complètement renoncé. Elle n'était pas totalement livrée à elle-même : elle pouvait demander de l'aide à ses parents à toute heure de la journée et de la nuit, puisqu'ils n'avaient pas changé leur mode de vie. Certes, Johanna ne gagnait pas grand chose : elle touchait une commission sur les robots qu'elle réparait et, bien entendu, ses parents se gardaient les commandes les plus rentables. Du moment qu'elle pouvait conserver son abonnement à la salle de sport, Johanna n'en demandait pas plus. Elle n'était pas le genre de femme à avoir des loisirs coûteux. Certes, Johanna avait du mal à s'engager dans une relation sérieuse. Elle était déjà jalouse à l'époque, mais moins qu'actuellement : elle tenait moins que maintenant à avoir un amour qui dure. Elle était plus jeune et pensait qu'elle avait le temps pour se trouver l'homme idéal : elle acceptait donc plus facilement l'échec de ses relations.
Johanna aurait pu vivre ainsi jusqu'à la fin de sa vie. Mais la vie en décida autrement. Ou plus juste serait de dire que son frère était le responsable indirect de son changement de vie. Soyons clairs : s'il n'avait pas choisi de disparaître du jour au lendemain sans laisser la moindre trace, Johanna n'aurait jamais eu envie de découvrir ce qui lui était arrivé. Elle n'aurait pas à vivre aujourd'hui avec le choix qu'elle avait dû faire à l'époque et que, d'une certaine manière, elle regrettait. Car ce choix avait détruit sa vie, lentement, mais sûrement.
Ce n'était pas un enlèvement ou une accident : tout le monde le savait. Trop d'éléments prouvaient que Gustav avait eu envie de mettre un terme à sa première vie. Il avait clôturé tous ses comptes en banque et tous ses abonnements quelques jours avant de disparaître. Il avait abandonné son téléphone et tout objet qui aurait pu permettre de le retrouver. Quelques vêtements étaient manquants, sans doute le temps pour lui d'en racheter de nouveaux. Les préparatifs ne semblaient pas indiquer qu'il se préparait à un long voyage ou à faire beaucoup de distance. Il ne pouvait en tout cas pas quitter la ville, ce qui signifiait qu'il avait trouvé le moyen de disparaître. Cela paraissait impossible : quelqu'un l'aurait forcément reconnu. Sauf, bien sûr, s'il avait développé un pouvoir...
À l'époque, Johanna n'était pas du tout au courant pour les pouvoirs. Elle savait que Pacydna comportait une forte proportion d'handicapés, toutefois, elle ne pensait que ceux-ci aient quelque chose de particulier. Du moins, avant d'être elle-même reconnue comme handicapée et de passer le pacte. Comme tous les autres maudits, Johanna n'en garda aucun souvenir, mais l'envie de retrouver son frère fut très certainement ce qui la poussa à accepter le marché. Elle désirait être capable de faire plus que ce qu'elle faisait. Mais elle avait peut-être sous-estimé la portée de la contrepartie qu'elle avait acceptée...

« Johanna Eckhart... n'auriez-vous pas un lien de parenté avec un certain Gustav Eckhart ? » demanda l'officier qui accueillit Johanna à son arrivée à la caserne.
La jeune femme aurait voulu grimacer, mais son nouveau statut ne lui permettait pas d'exprimer ses émotions avec la liberté qu'elle souhaitait. Johanna garda un visage impassible, ou du moins tenta de garder un visage impassible, mais au fond d'elle, elle se sentait chuter. Il n'avait disparu que depuis un mois. Elle avait toujours l'impression qu'il allait revenir. Mais tout le monde parlait de lui comme s'il était déjà mort. Elle ne pouvait pas le supporter.
« C'est mon frère, capitaine. » répondit Johanna, comme si elle commentait le temps qu'il faisait.
L'officier la regarda d'un air peiné. D'une certaine manière, il comprenait ce qu'elle ressentait. Il savait également pourquoi elle réagissait ainsi. Pour cette raison, il ressentait une certaine pitié pour elle. Il baissa la voix, perdit son ton autoritaire pour devenir beaucoup plus compatissant :
« Inutile de faire comme si ça ne vous touchait pas. Ça doit être dur à vivre, cette situation. »
Johanna le remercia froidement, peu désireuse d'aborder le sujet. L'officier n'insista pas et termina la présentation de la caserne.
Les parents de Johanna ne comprirent pas pourquoi elle avait rejoint l'armée, alors qu'il ne s'agissait pas de son rêve, pourquoi elle entrait dans un monde où l'ombre de son frère allait toujours flotter au dessus d'elle. Ils n'avaient pas compris que, contrairement à eux, elle voulait comprendre ce qui s'était passé. Johanna voulait imiter la démarche d'un détective et s'immerger dans le monde de son frère. De nombreuses zones d'ombres à son sujet subsistaient. Jusqu'alors, elle n'avait jamais remarqué qu'elles existaient. Parce qu'ils étaient du même sang, elle s'était convaincue qu'elle le connaissait mieux que quiconque... il avait suffi d'une décision incompréhensible pour se rendre compte de cette erreur.

Le tout premier soir fut cependant le plus difficile. À peine enfermée dans sa chambre, Johanna laissa libre cours à ses larmes. Elle avait fait l'effort de se montrer brave toute la journée, mais à présent qu'elle était seule, elle se rendait compte de l'énormité de la tâche qui l'attendait.
Johanna se sentit différente la nuit même, dans le bon comme dans le mauvais sens. Dans le bon sens, Johanna avait gagné un pouvoir qu'elle sentait pointer sous sa peau, qui lui donnait l'impression de pouvoir découvrir la vérité sur son frère. Elle ne savait pas encore comment elle allait pouvoir s'en servir, mais elle disposait d'une nouvelle arme qui n'était pas négligeable. En revanche, dans le mauvais sens, Johanna avait le sentiment qu'une nouvelle faiblesse venait de s'ajouter à sa panoplie. Elle avait dû croire que cette faiblesse ne serait pas un prix trop fort... mais elle ne s'était pas encore rendu compte qu'elle s'était déjà craquelée.
Elle put se rendre compte de sa toute nouvelle phobie dès le lendemain, lorsqu'elle traversa les couloirs de Pacydna. Johanna commença par éprouver quelques frissons en passant à côté d'un petit groupe d'écoliers. La sensation se dissipa très rapidement. Johanna pensa avoir rêvé, ou bien être passée devant une bouche d'aération qu'elle n'avait pas vu. Mais ce furent ces nouveaux frissons, accompagnés d'un peu de sueur, qui attirèrent à nouveau attention. Une demi-douzaine de personnes discutaient autour d'une boucherie. Auparavant, elle aurait pu leur passer devant sans problème mais, subitement, elle s'en sentait incapable. Je ne peux pas. S'ils m'agressent ? S'ils me tombent tous dessus ? Et si...? Son esprit tournait à plein régime. La plupart de ses peurs n'étaient pas clairement exprimées par des mots, ce qui ne les empêchait pas d'être présentes sous forme de sentiments extrêmement vagues. Ses jambes étaient bloquées, impossible d'avancer ou de reculer. Sa respiration était devenue sifflante et irrégulière, si bien que son cerveau s'était arrêté. Mais le pire était sans doute cette angoisse inexplicable. La partie rationnelle de son esprit s'en moquait bien joyeusement : est-ce que tu te rends compte que tu as peur de passer devant une boucherie ? Ils sont inoffensifs, tu es bien entraînée, tu peux faire face aux agressions. Tu n'as rien à craindre, alors pourquoi trembles-tu ? Plus les minutes passaient, plus Johanna se sentait sur le point de craquer. Quelques larmes avaient déjà commencé à couler sur ses joues, et elle ne savait plus vraiment ce qu'elle faisait. Elle tomba par terre, ou plutôt se laissa tomber, et elle resta prostrée, ne sachant plus vraiment quoi faire. Jusqu'au moment où elle sentit que quelqu'un la relevait avec délicatesse pour l'amener à l'écart. Johanna se laissa faire. Elle avait l'impression d'être une misérable loque que l'on traînait à l'écart pour ne pas gêner la population.
Cela étant, lorsqu'elle eut fini de pleurer, elle regarda autour d'elle et constata que le couloir dans lequel elle se trouvait était désert. Cette information rassura Johanna. Son mystérieux bienfaiteur avait disparu, comme s'il avait compris qu'en restant, il ne ferait que la gêner. Johanna n'aurait pas supporté le regard d'une autre personne : personne ne s'effondrait en pleine rue comme elle l'avait fait. L'impression d'être une moins que rien ne la quitta pas de la journée.
Durant cette journée, Johanna eut l'occasion de constater que sa phobie était plus sévère que ce qu'elle avait pensé : une demi-douzaine de personnes était suffisant pour lui donner des frissons, et si la pièce dans laquelle elle se trouvait était petite, les effets de sa peur étaient encore plus forts. Johanna commençait à devenir timide : sa voix se coupait lorsqu'elle voulait parler, ou du moins, elle devenait si faible qu'on ne l'entendait même pas. Sans compter ce rouge qui lui montait aux joues à la moindre occasion. Non, décidément, Johanna n'aimait pas du tout ce qu'elle était devenue, et si elle avait le bon sens de faire comme si elle allait bien au travail, elle commença à reporter ses déceptions sur ses proches. À partir de ce moment-là, tout dérapa dans sa vie personnelle.
Heureusement, Pacydna était bien faite : sa phobie fut reconnue et, pour cette raison, elle eut droit à un robot spécialement adapté pour elle. Il pouvait la représenter lors des réunions ou auprès du public, ce qui était extrêmement pratique. Il effectuait les commissions pour elle et, lorsqu'il fallait sortir, par exemple pour aller au travail, il la guidait à travers les couloirs les plus déserts de la ville. Bien sûr, avoir son propre robot, pour une femme qui avait passé sa vie à les remonter, était une expérience assez déroutante. C'était le seul robot qui ne lui donnait pas envie de le démonter pour admirer ses composantes. Johanna l'accepta cependant dans sa vie comme si c'était son enfant.

Les années passèrent sans que Johanna eût de nouvelles de son frère. Elle mit pourtant son pouvoir au service de sa cause, mais rien n'y faisait : elle ne découvrait rien. Johanna était persuadée que Gustav avait des complices – on ne pouvait pas disparaître comme cela sans laisser aucune trace -, et logiquement, elle avait décidé de les débusquer et de les interroger. Son pouvoir était plutôt pratique, même si les premières utilisations avaient été assez brumeuses. Les premières fois, Johanna avait eu du mal à analyser tout ce qui lui arrivait : les sentiments étaient flous, désordonnés, imbriqués les uns dans les autres, et surtout, les autres personnes ne ressentaient pas toujours les choses de la même façon qu'elle. Tout ceci compliquait quelque peu sa tâche. Mais au bout de quelques interrogatoires, Johanna en sut assez pour savoir si on lui cachait quelque chose ou non. Elle avait appris à repérer le sentiment de culpabilité : si un ami de Gustav en ressentait en la voyant, elle estimait qu'il s'en voulait probablement de lui cacher quelque chose.
Johanna interrogea donc tous ceux qu'elle pouvait : les amis, d'abord, puis ceux qui avaient eu affaire à lui : ses anciens camarades de classe, ses voisins et anciens voisins, son médecin traitant, etc. Mais aucun ne semblait avoir de piste à lui fournir. Elle persista pendant trois ans puis, à court de témoin, Johanna dut prendre une décision : s'entêter ou bien arrêter. Arrêter était bien plus difficile à faire qu'à dire. Logiquement, c'était la seule solution viable, mais cela ne signifiait pas pour autant qu'elle était facile à accepter. Les hésitations furent longues et douloureuses avant ce choix d'abandonner. Elle avait en effet plus de chance de trouver son frère totalement au hasard dans la rue plutôt qu'en le cherchant dans des voies verrouillées.
Qui plus est, Johanna était occupée par son travail. Passés les premiers jours, elle avait découvert que celui-ci lui convenait bien. Johanna gérait plusieurs robots : elle s'assurait qu'ils ne buguaient pas et qu'ils réalisaient bien leur travail. Elle devait de temps à autres les corriger. Toutefois, les réparations matérielles n'étaient pas de son ressort : les destructions matérielles étaient telles que la plupart d'entre eux étaient irrécupérables. Recevoir des ordres, engager sa responsabilité, faire des rapports réguliers de la situation était devenu son quotidien. Son caractère docile en société l'aidait à accepter ce train de vie, car elle se plaisait tout simplement dans le rôle de femme parfaite qu'elle se créait.
Choisir le travail de Gustav avait cependant un inconvénient que, fidèle à son habitude, Johanna avait sous-estimé : la comparaison permanente avec son frère. Quand bien même ses collègues n'avaient pas l'intention d'effectuer cette comparaison, celle-ci leur venait bien trop fréquemment au goût de Johanna. Elle avait voulu comprendre son frère, sans se rendre compte qu'elle se condamnait à vivre dans son ombre. Elle n'était plus elle-même : elle n'était plus que la discrète sœur de Gustav Eckhart, si proche et pourtant si différente de lui.

Après avoir perdu la volonté de rechercher son frère, Johanna avait besoin d'un objectif pour se recentrer, et elle le trouva auprès des révélations d'Anne Cafoudri. Johanna avait un grand respect pour la journaliste qui osait enfin soulever un sujet épineux. Johanna savait que les pouvoirs existaient, ce n'était donc pas vraiment ce qui l'intéressait, mais elle voulait connaître la mécanique qui se cachait derrière le pacte. Elle désirait que le monde entier fût au courant de ce qui était arrivé à tant de personnes à Pacydna, persuadée que garder le silence sur les pouvoirs ne pouvait pas être viable à long terme. Quant à connaître la façon dont elle avait obtenu son pouvoir... plus elle y pensait, et plus Johanna considérait cette recherche comme une évidence. Peut-être Johanna avait-elle oublié le pacte parce qu'il s'agissait d'une réalité trop difficile à supporter pour un être humain : mais si c'était le cas, n'avait-elle pas droit de savoir ce qui se cachait derrière ? La vérité lui faisait peur, parce qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'elle pouvait contenir, mais la connaître devait être un devoir pour tous les citoyens.
Seulement, il existait encore une personne au monde qui semblait vouloir l'en dissuader, non parce qu'il était au courant de quelque chose de plus que les autres, mais tout simplement parce que le cas de Gustav Eckhart l'intéressait plus que tout. Régulièrement, il demandait à Johanna si elle avait avancé dans ses recherches, avec une sollicitude dans la voix qui laissait la jeune femme mal à l'aise. Sa détermination à retrouver Gustav lui paraissait étrange, et surtout, elle lui faisait ressentir un vague sentiment de culpabilité : pourquoi un inconnu aurait-il eu plus envie qu'elle de retrouver son frère ? Johanna eut beau affirmer qu'elle avait arrêté ses recherches, le capitaine ne cessait de tenter de la convaincre de recommencer. Leurs relations en étaient affectées, mais il était le supérieur de Johanna et, en tant que tel, elle ne pouvait pas lui dire franchement ce qu'elle pensait de lui. Mais connaître ses véritables motivations était cependant la question que Johanna se posait le plus à son sujet.
La réponse finit par arriver la semaine dernière.
« Pourquoi croyez-vous que je me préoccupe autant de votre frère ? demanda l'officier. Ce n'était pas n'importe qui pour moi. Nous avions entamé une liaison, lui et moi. »


Et IRL ?


Je ne sais jamais quoi mettre dans cette partie. Vous voulez savoir pourquoi j'ai créé Johanna ? Parce que j'avais envie de tenter quelque chose que je n'avais encore jamais fait, et j'espère que l'essai sera concluant. Mais aussi parce qu'à force de jouer Andreas, mes chevilles risquent de gonfler, ce qui serait très embêtant si je veux m'acheter des bottes pour l'hiver. Un peu d'humilité, ça me fera du bien. (Au passage, je remercie Grimm pour m'avoir donné le nom exact de l'handicap, Makoto qui a fait la chasse aux fautes pour moi, et Roanne pour avoir bien voulu répondre à mes questions)


Code:
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            <h3>Johanna Eckhart</h3><span>✚</span>
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comère
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De Roanne Ferlin, comère Mer 20 Mai - 15:50
Re-bienvenue o/

Alors la petite Johanna... (... J'ai fais 5 fautes de frappe dans ces 4 petits mots, je suis crevée x.x)
Très intéressant tout ça en tout cas, quelqu'un qui cherche après la vérité sur les maudits, c'est pas mal, c'est cool, elle pourrait faire avancer l'intrigue *^* (Avec Aleks)

Pour le frangin, qu'il disparaisse comme ça parait effectivement étrange mais pas impossible. Enfin s'il était valide, ce serait compliqué mais... uhuhuh j'ai hâte de savoir ce qu'il est devenu !

Comme d'habitude, j'adore lire ce que tu écris *^* C'est super agréable et ça se lis tout seul ! Par contre, fait attention, on ne sait pas que les maudits (donc ceux qui ont des pouvoirs) sont forcément handicapés. Je veux dire, Johanna peut le deviner par sa phobie qui est née mais voilà, rien d'officiel.

Hmm. Pour le pouvoir il faudrait qu'elle soit tout de même crevée si elle l'utilise trop. Ce n'est pas quelque chose de naturel donc ça puise dans son énergie, mais à par ça c'est good puisqu'elle ne peut pas interpréter directement (sauf la culpabilité à ce que j'ai compris). Elle doit bien analyser avant de comprendre, ça permet d'éviter un truc du style "Je vais t'exploser ! - Laisse tomber t'as peur." En 3 secondes 45.

Je te valide donc mais te fait pas l'affront de décrire tout le forum et j'ai la flemme aussi gambade bien avec ce nouveau personnage **
Et je répondrais, t'inquiète, mais là je suis fatiguée x.x


Roanne vous agresse en #D9D9D9
Merci à Aleks pour ce magnifique avatar nostalgique ♥️
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De Virgilo Pirollo, inconnu Mer 20 Mai - 21:09
Re-bienvenue parmi nous, Andreas ♥♥

J'aime beaucoup la petite Johanna, sincèrement, elle est adorable et présente teeeeellement de possibilités d'évolution ;_; En plus, elle s'intéresse à l'intrigue, si Aleks n'était pas marié officiellement il la demanderait en mariage.

De toute façon, il nous faut RP, peu importe avec lequel de mes personnages (Vivi peut aussi avoir un lien avec elle vu qu'ils ont le même âge à peu près, qu'il s'occupe de robots mais dans le monde médical, et qu'il est maudit, même s'il se soucie relativement peu de l'affaire en cours à part pour ses conséquences). Je te stalkerai jusqu'à ce que tu acceptes, d'autant plus qu'on connait déjà tous le rayonnement d'Andreas.. j'ai d'autant plus hâte de voir cette "petite" en jeu ♥ Petite de 31 ans mais comme j'ai Aleks qui en a 43 ça passe
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De Johanna Eckhart, cœur de robot Jeu 21 Mai - 18:12
Merci beaucoup. ♥
Si ça se trouve, le frangin est allé se suicider dans son coin, on ne sait pas. On ne sait pas. Je n'ai jamais dit qu'il était encore en vie. /ok et là je vous fous un gros doute
Je pensais aussi qu'elle l'avait plus ou moins deviné, mais pas de confirmation officielle, j'en prendrai compte. Après, je n'ai pas trop l'intention de la faire utiliser son pouvoir (c'est tout moi, ça : on me donne la possibilité d'en avoir un, et je ne veux pas m'en servir)
En tout cas, merci d'avoir pris le temps de tout lire, de faire ces petites remarques, et je trouverai bien la sortie par moi-même
(Et bon, sachant que tu as dû lire ma fiche, je ne vais pas exiger une réponse immédiate, je ne suis pas folle)

Mon petit Virgillo (bah oui, du coup, tu es petit aussi), je suis tellement ravie qu'elle te plaise. Crois-moi, Aleks évite le pire, le marier était une excellente idée.
Bref, quand tu veux pour le rp, avec qui tu veux, même si tu as le droit de me harceler aussi si tu veux. ♥
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