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Andreas. ♣ Vous avez rendez-vous ?

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Messages : 164
Date d'inscription : 07/07/2014
Citation : Habillé par Cielo, grand couturier de Pacydna. Je suis beau, non ?
Double compte : Johanna, l'amatrice de robots
Pseudo Erinnern : Hyperion
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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Sam 26 Juil - 18:49

Andreas Korbemynn


Surnom : Aucun
Age : 34 ans
Origine : Danois
Arrivée à Pacydna : Il est venu en ville en décembre 2669 pour rendre visite à sa mère et n'est jamais reparti.
Goûts : Il n'a pas vraiment de loisirs propres, préférant suivre les autres dans leurs activités. Il cache ses préférences, mais il a un goût évident pour les textures douces, les tons pastels... tout ce qui n'est pas agressif.  Moins il en dit sur lui, plus il se sent en sécurité.
Petit détail en plus :  Il est capable de se souvenir en détail du nom, du visage, et des informations importantes concernant toutes les personnes qu'il rencontre. Question d'entrainement.
Groupe : Valides
Avatar : Indiquez ici soit le personnage et sa provenance, soit le dessinateur si c’est un dessin original.


Le caractère

Il n'est peut-être pas mauvais en fin de compte. Ceux qui l'ont beaucoup décrié sont ses concurrents, des personnes qui avaient besoin de faire de lui un monstre pour arranger leur propres affaires. Vous avez peut-être entendu certaines rumeurs, si vous vous intéressez aux vendeurs d'idées danois. Mais le mieux pour s'en défaire reste encore de le rencontrer. Sans être un enfant de chœur, il est en fait plutôt sympathique. Ceux qui le côtoient tous les jours sont obligés de reconnaître qu'il n'est pas désagréable à vivre, et comprennent que certaines personnes puissent l'admirer.
Impossible de ne pas se rappeler qu'il est d'abord et avant tout un homme d'affaires qui a l'habitude de vendre. Il cherche toujours à plaire, à trouver les petites failles de chacun pour s'en servir contre eux. Il le fait inconsciemment, parce qu'il ne fait pas vraiment attention aux autres. Il a pu blesser certaines personnes sans s'en rendre compte. Et pourtant, beaucoup lui ont pardonné, dans la mesure où il ne le fait pas exprès. Beaucoup de ses défauts font aussi son charme. On peut lui reprocher de déléguer beaucoup de tâches aux autres, par exemple. Mais il n'est pas machiavélique, il ne faudrait donc pas le diaboliser.
Même s'il n'en donne pas l'air, Andreas est vulnérable. Il croit contrôler son monde et le manipuler, mais parfois, cela se retourne contre lui. Notamment, beaucoup de personnes ont abusé de sa confiance et de son nom sans qu'il s'en aperçoive. Il a été victime de nombreuses arnaques, et ce parce qu'il n'est pas assez méfiant. Il est même plutôt naïf de croire que le monde va dans la direction qu'il a choisi pour lui. Parce que tout lui a toujours réussi, il est persuadé qu'il atteindra tous ses objectifs. Mais s'il est un domaine dans lequel il est parfaitement intouchable, ce sont les sentiments. Andreas a toujours masqué ses sentiments pour éviter d'afficher sa faiblesse. Il ne fait rien sans être sûr de lui et refuse de se reposer sur quelqu'un, sauf par le biais d'un ordre. C'est pourquoi il apparaît comme un solitaire n'ayant personne sur qui compter, alors même qu'il est proche de plusieurs personnes, à qui il donne discrètement des signes d'amitié. Inutile d'espérer le faire plier en menaçant ses proches : Andreas préférerait ne pas les sacrifier, mais s'y résoudrait si c'était la seule solution envisageable.
S'il est un défaut dont il est dépourvu, c'est bien l'arrogance. Andreas ne se considère pas comme supérieur du fait qu'il a réussi à s'aménager une vie bien plus agréable que la moyenne. Il conserve du respect pour les classes populaires, desquelles il est issu. Afficher sa richesse autrement que par le lieu de vie ne l'intéresse pas, pas plus qu'il n'a modifié sa façon de parler en dehors des négociations, où le langage des affaires prédomine. Il est vrai que c'est un parvenu et que cela se ressent. Il peut dépenser autant pour les autres que pour lui-même, vient parfois en aide à ceux qui en ont besoin, mais uniquement s'il en juge que cela en vaut la peine. Andreas n'apprécie pas ceux qui se vautrent dans leur médiocrité et qui se considèrent comme des victimes. Il est en tout cas très ouvert d'esprit, parce qu'il essaie de se mettre à la place de chacun. En ce sens, il peut paraître très compatissant, et certaines personnes n'hésitent pas à se confier, certaines de trouver une oreille attentive. En tout cas, ce qui se dit ne tombe jamais dans l'oreille d'un sourd. Quant à savoir si Andreas est vraiment aussi compatissant que ce qu'il donne à voir, c'est une autre histoire.
Sa plus grande qualité réside sans doute dans son travail. Andreas est méticuleux et acharné, sait faire preuve de méthode pour parvenir à ses fins sans pour autant ternir son image par des moyens trop discutables. Il considère que les règles comptent moins que l'opinion des gens, et c'est chez eux qu'il recherche son approbation. Andreas est donc plutôt fiable : lorsqu'il s'engage à accomplir une tâche, il le fait en son âme et conscience, et le résultat est généralement à la hauteur des attentes. Rien d'étonnant à ce qu'il soit le modèle des derniers arrivants de son groupe.
Il n'est pas foncièrement rêveur et n'a pas l'impression de changer le monde ou de l'améliorer par ses actions. Sa principale motivation est toujours lui-même, après tout. Toutefois, il ressemble parfois à un utopiste, à défaut d'être vraiment philanthrope. S'il est toujours difficile de savoir ce qu'il pense, car ce n'est pas forcément cohérent, en tout cas, une chose est sûre : il s'adaptera toujours à la situation. Conquérir de nouveaux marchés est simplement une façon pour lui de relever un défi à son mesure. Mais s'installer dans une ville inconnue sur un coup de tête en est une autre. S'il s'agit bien d'un coup de tête. Avec Andreas, c'est difficile d'en être sûr.


L'histoire

Il avait toujours été ce genre d'hommes d'affaire à ne pas se soucier des autres et à tout faire pour arriver à ses fins. Le genre d'homme à imposer des délais intenables à ses collaborateurs et à leur mener la vie dure, presque à les considérer comme des robots. On disait même parfois qu'il traitait mieux les robots que ceux-là, puisqu'il avait à cœur de les faire entretenir. Il y a sans doute un soupçon de vérité dans ses rumeurs, puisque Andreas était soigneux de ses affaires. Il restait insensible à la douleur des autres parce qu'il était tout simplement incapable de concevoir que les autres eussent mal. Il pouvait bien sûr s'émouvoir devant la misère que lui montraient les chaînes d'information, et même, s'il se sentait d'humeur généreuse, offrir un robot ou deux à une association qui lui paraissait méritante. Mais c'était bien là le problème avec lui : il ne voyait pas la souffrance tant qu'elle ne lui apparaissait pas criante sous les yeux. Sans cela, il l'ignorait, purement et simplement, et niait même son existence.
Il est vrai également qu'il cherchait le profit avant tout – son profit pour être plus exact -, et que le milieu impitoyable dans lequel il travaillait n'était guère favorable aux relations humaines saines. Le travail d'Andreas était un métier qu'aucun robot ne pouvait faire aussi parfaitement qu'un humain : créer des besoins. Il devait sans cesse inventer de nouveaux concepts, avoir de nouvelles idées pour les technologies déjà existantes et, s'il le pouvait, trouver l'idée du siècle qui rendrait son nom plus célèbre que ceux des grands inventeurs. Nul besoin d'ailleurs d'avoir un domaine bien spécifique : il suffisait d'avoir une idée à vendre à prix d'or, et les investisseurs ne se posaient pas d'autres questions que le prix que vous fixeriez. Un système ridicule, pensait Andreas, mais dont il profitait trop largement pour s'en plaindre en public. Personne ne semblait avoir compris qu'une idée n'appartenait à personne et que n'importe qui pouvait s'attribuer la parenté d'une idée, ce ne serait jamais qu'une parole contre une autre, jusqu'au moment où un joli bout de papier – une métaphore, bien sûr, même si Andreas aurait bien aimé pouvoir matérialiser l'accord sur le papier, pour le plaisir de la possession – déterminait légalement à qui l'idée appartenait. D'autant plus ridicule qu'Andreas s'appropriait régulièrement les idées de ses collaborateurs et qu'aucun d'eux ne s'en était plaint, comme s'il n'y avait rien de plus normal que de se faire voler une idée par son patron.
Un métier difficile, donc. Les idées ne venaient pas d'elles-mêmes, et elles étaient rarement révolutionnaires. Les plus grandes innovations avaient plusieurs siècles, la société s'était contentée de les moderniser. Sans compter que lancer de nouvelles modes devenait de plus en plus difficile à mesure qu'elles se succédaient. Cela faisait déjà des siècles que ceux qui lançaient des modes reprenaient régulièrement des modes anciennes remises au goût du jour à défaut de trouver une idée vraiment nouvelle. Le plus grand problème d'Andreas était cependant de créer des besoins. Une mode était passagère ; un besoin devenait permanent. Aux premiers siècles de l'humanité, il y avait du travail en la matière. La famine, la guerre, l'éducation, tant de domaines où les progrès étaient à faire, autant de fronts pionniers pour des personnes de la trempe d'Andreas. Il ressentait d'ailleurs une certaine jalousie envers les inventeurs de ces temps, qui avaient eu un travail bien plus facile que le sien. Mais désormais, cela faisait des siècles que les problèmes les plus pressants de l'humanité avaient été résolus. Tout n'était que du superflu, de l'avis d'Andreas. Mais quel nouveau besoin créer ? Puisqu'ils étaient superflus, il fallait que le public les aime, il fallait les comprendre, entrer dans leur esprit et découvrir leurs rêves les plus secrets. Parfois, Andreas avait des idées extraordinaires, mais que personne n'était prêt à mettre en place. Il n'aurait jamais pu vendre l'idée de la téléportation, quoiqu'elle fût extraordinaire ; mais lui-même ne savait pas vraiment à quoi cette idée aurait pu servir. Cette idée n'était peut-être pas à lui, mais il n'aurait eu aucun scrupule à la vendre comme telle, s'il avait pu. Dès lors que l'on entrait dans un domaine où la recherche scientifique occupait une part trop importante, l'influence d'Andreas ne servait d'ailleurs plus à rien : les scientifiques s'attribuaient tout le mérite d'une recherche qu'un vendeur d'idées avait pu leur proposer. Mais que voulez-vous, telles étaient les règles du métier, et Andreas les acceptait parfaitement.
Que de chemin parcouru depuis sa première idée. Andreas n'était pas promis à cette carrière-là, mais il y avait bien réussi. Il se payait le luxe d'avoir une maison individuelle dans une résidence privée et surveillée où aucun délit ne se déroulait jamais. Le rêve, pour la plupart des personnes ; l'ennui, pour Andreas, puisqu'il n'y avait aucun ragot vraiment intéressant à partager. Il hésitait d'ailleurs beaucoup dans la décoration de sa maison entre des tendances anciennes (meubles anciens, fils électriques apparents, vieux luminaires) et des tendances innovantes (murs éclairés, chaises flottantes, lit transformable, par exemple). Le résultat était un capharnaüm certains, où se mêlaient les diverses influences qui plaisaient à Andreas. Les personnes qui lui rendait visite disaient qu'on ne savait pas vraiment en quel siècle on se trouvait lorsqu'on passait le seuil de sa maison, ce qui faisait plaisir à Andreas (puisque la mode était intemporelle, paraît-il). Mais ils se gardaient bien de dire que ce lieu ressemblait plutôt à un grenier où s'entassaient de vieux souvenirs qu'à une véritable raison – et ils faisaient bien de se taire, car cela aurait profondément déçu Andreas. En revanche, les bureaux dans lesquels il travaillait étaient de très bons goûts. Son groupe de travail se partageait un immeuble aux teintes métalliques et rosées où chaque employé avait un coin à lui. Le bureau d'Andreas dominait l'immeuble et était, aux dires de tous ceux qui avaient l'occasion d'y pénétrer, la plus belle salle de l'immeuble. Immense, ses murs étaient couverts de teintes pastelles qu'Andreas faisait régulièrement changé. Des tapis blancs et moelleux, régulièrement remplacés, délimitaient plusieurs espaces de vie. Au centre, le bureau d'Andreas, symbole de son pouvoir, d'un noir brillant, sculpture légère qui le mettait en valeur, derrière lequel se trouvait son grand fauteuil assorti, et devant lequel se positionnait quelques fauteuils de plus petite taille, confortables, mais installés de biais par rapport au bureau de façon à mettre mal à l'aise ses interlocuteurs. Les deux murs parallèles au bureau n'étaient que deux immenses baies vitrées sans raccord, mais extrêmement solides, qui offrait une vue imprenable sur la ville de Copenhague. Vers le mur de gauche, un espace détente, confortable, où trônait une immense télévision et où traînait une multitude de petits objets afin de donner une impression de vie. À l'opposé, une masse de cubes et de pavés assortis à la couleur des murs, de tailles et de proportions diverses, continuellement fermés. Personne ne savait exactement ce que contenaient ces rangements, ce qui amusait Andreas. Enfin, deux portes sur les murs pleins : l'une rejoignait le couloir et les ascenseurs, l'autre permettait d'accéder au toit, qu'Andreas avait aménagé comme une petite terrasse personnelle. Sans doute aucun, on pouvait dire qu'Andreas avait réussi sa vie. C'était sa façon de le dire.
Des atouts, Andreas en avait à revendre. Il avait énormément d'idées en tête. Certes, depuis quelques années, il n'était plus aussi productif qu'auparavant et avait de plus en plus souvent recours à ses collaborateurs pour faire rentrer de l'argent. Mais cela ne l'empêchait pas de faire son métier plus que correctement. Il était malin, capable de repérer en quelques coups d'œil les points faibles d'une personne pour s'en servir contre elle et gagner son contrat. Lorsqu'il vous parlait, Andreas donnait l'impression que vous étiez une personne particulière à ses yeux, et que ce n'était que par pure amitié qu'il acceptait de traiter avec vous. Bon nombre de personnes le détestaient pour cette hypocrisie, mais elles étaient démunies face à une vérité indéniable : Andreas était une figure incontournable du monde des idées. C'était là sa plus grande force : celle de se rendre indispensable et recherché par ceux qui possédaient le pouvoir en ce monde. En un sens, Andreas avait brillamment réussi à créer le besoin de personnes comme lui. C'était pour cette raison qu'il pouvait se permettre de vendre les idées des autres : pourquoi s'embêteraient-ils à vendre leurs idées par eux-mêmes à des prix minables lorsque le nom d'Andreas Korbemynn rapportait des millions ? Leur salaire restait supérieur à ce qu'ils auraient pu obtenir par leurs propres moyens, le calcul était vite fait. Quant à ceux qui le fréquentaient, quand bien même ils se plaignaient de l’exigence dont Andreas faisait preuve, ils finissaient toujours par le trouver plutôt sympathique. Il ne s'agissait pas d'un riche héritier qui avait reçu une affaire juteuse sur un plateau d'argent : Andreas avait ressuscité le mythe du self-made man et promettait beaucoup à ceux qui le servaient. Il était difficile de résister à ce jeune homme d'une trentaine d'années dont le style rappelait ses origines modestes et qui dépensait de façon plutôt raisonnable son argent durement gagné. Un certain raffinement se remarquait chez lui dès lors que l'on y regardait de plus près. C'est pourquoi ceux qui l'appréciaient le trouvaient brillants. Mais les autres auraient tout fait pour le voir disparaître six pieds sous terre...

Lorsqu'il était enfant, Andreas avait vécu dans une famille plutôt normale. Elle l'était par le revenu, en tout cas, mais les gens ne pouvaient s'empêcher de dire qu'ils avaient une manière singulière de vivre, et qu'ils ne pouvaient rien faire comme les autres. Ses jeunes années, il les avaient passées dans un appartement exigu qui sentait toujours le renfermé, partageant sa chambre avec un frère un peu plus jeune que lui. Il tolérait à peine les demi-frères et sœurs qu'il avait pu avoir sur le tard de son père, et qui l'avaient obligé à déménager dans la chambre de son frère. Jusqu'à l'âge de huit ans, il n'y avait eu qu'eux deux, et Andreas aurait souhaité n'avoir personne d'autre de plus. À l'époque déjà, il avait tendance à exploiter son petit frère, puisqu'ils ne disposaient que de robots ménagers. Ils n'étaient pas pauvres, à cette époque. Leur vie était même plutôt confortable et agréable, d'après Andreas. C'était par la suite que les choses avaient commencé à se gâter. À huit ans, ses parents avaient divorcé. Le petit garçon ne s'était pas rendu compte que le couple très libre que formait ses parents n'était pas fait pour durer : il trouvait cette situation normale. Parfois, ses parents invitaient leurs amants à la maison sans se cacher devant leurs enfants. Sans une obscure question d'argent, ils auraient pu rester ainsi pendant des années – mais comme Andreas avait fini par le comprendre, l'argent poussait certains à vendre leur âme. Cette période avait été difficile pour lui et il n'était pas certain de l'avoir comprise. À l'époque, il avait tout fait pour en savoir moins sur l'affaire – c'était sa façon à lui de se protéger. Au final, il ne connaissait pas le véritable motif du divorce de ses parents, mais le résultat, en revanche, ne lui était que trop familier. Sa mère l'avait abandonné pour vivre avec l'un de ses amants – il n'avait pas cherché à savoir où, d'ailleurs. Son père avait obtenu la garde des enfants ainsi que l'appartement. Par la suite, il avait agrandi la famille avec sa nouvelle compagne, mais ces souvenirs aussi étaient peu agréables. Au fond de lui, Andreas appréciait malgré tous ses nouveaux frères et sœurs, mais il avait du mal à accepter leur présence. C'était la stratégie qu'il adoptait généralement lorsque quelque chose le contrariait : il niait fermement son existence. Si tous les problèmes ne disparaissaient pas forcément par cette méthode, le temps arrangeait généralement les choses.
À l'école, tous les professeurs s'accordaient à dire qu'Andreas était intelligent, ce que corroboraient ses excellents bulletins de note. Il fournissait un travail digne des meilleurs élèves. Mais ils furent les premiers à remarquer qu'Andreas n'était pas exactement honnête. Non qu'il trichât lors des interrogations écrites ou orales : ce n'était pas son genre. En règle générale, il était vraiment sage à l'école, évitait de se retrouver impliqué dans les conflits et ne tentait pas de s'imposer comme le caïd de la cour de récré. Néanmoins, il était évident qu'Andreas avait une influence néfaste sur certains élèves sensibles. Andreas ne faisait que parler, mais les effets de sa parole étaient puissants. Il arrivait à faire faire aux autres élèves ce qu'il voulait qu'ils fassent (par exemple, voler un dessert à la cantine) sans pour autant se faire dénoncer par ceux-ci. Personne ne rejetait ouvertement la faute sur Andreas, parce qu'il ne faisait que des suggestions. Pourtant, l'Andreas enfant ne ressemblait pas vraiment à l'Andreas adulte. Enfant, Andreas avait du mal à concevoir ce qui était mal et trouvait plus amusant de voir les autres agir plutôt que de faire les choses lui-même. Adulte, il suivait les règles d'un marché qu'il méprisait secrètement et se considérait comme une personne tout à fait morale – et il n'avait effectivement rien fait de mal, rien en tout cas que l'on pourrait lui reprocher réellement. Lorsqu'il repensait à son enfance et à son adolescence, il trouvait que ces périodes avaient été des pertes de temps. En particulier l'adolescence, puisqu'il s'était contenté de la vivre normalement. La plupart du temps, l'idée d'avoir été normal le réjouissait, mais parfois, il aurait bien aimé être un génie que tout le monde vénérerait. C'était après tout l'objectif principal qu'il s'était fixé.
Il ne savait pas vraiment ce qu'il allait faire de sa vie avant d'avoir sa première idée. Aux dires d'Andreas, ce moment marque le début de la partie intéressante de sa vie, et il en parle avec nostalgie dès qu'il se souvient de toutes les difficultés qu'il avait dû surmonter en ce temps. En quittant le domicile familial, Andreas n'avait pas de source d'argent régulière en dehors de l'aide que lui octroyait son père lorsqu'il était trop proche de la faillite. Ce fut le seul moment où il connut une existence précaire. Il s'en fallut de peu pour qu'il n'allât vivre dans un logement insalubre et abandonné, insalubre parce qu'abandonné et abandonné parce qu'insalubre. N'importe quel taudis aurait fait l'affaire. Andreas affirme qu'il avait cependant beaucoup de temps libre qu'il consacrait à réfléchir. En l'occurrence, il avait réfléchi à tout ce qui lui manquait pour vivre une vie confortable. Peu à peu, sa première idée avait germé dans son esprit. Il n'avait pensé à ce qu'il avait besoin pour vivre, mais à ce qu'il aimerait s'il avait tout à sa disposition. C'est ainsi qu'il avait pensé que sa vie manquait de couleurs qu'il aimait, et il raconte que sa plus célèbre et première création venait de cette inspiration. Il avait proposé cette idée à un de ses amis scientifiques qui l'a trouva brillante et qui la développa. À vingt-et-un ans, Andreas Korbemynn devint riche lorsque le produit final sortit sur le marché. Personne ne se souvient du nom du scientifique qui a développé la puce cérébrale permettant de voir à peu près autant de nuances de couleurs qu'un chien, mais tout le monde sait qu'il s'agit d'une idée d'Andreas. Ce fut ainsi qu'il fut propulsé dans le monde des vendeurs d'idées.
En fait, cette histoire n'est peut-être pas exactement vraie et a sans doute été enjolivée par Andreas pour le plaisir du récit. En particulier, il n'est pas certain qu'il ait vraiment vécu une vie aussi précaire, mais cela fait bon genre de dire que l'on est parti de rien. Dans les faits, il n'a sans doute jamais manqué d'argent, même s'il était loin de l'aisance financière. Mais la vérité importe peu : personne en dehors d'Andreas ne la connaît vraiment.
Quoiqu'il en soit, c'est bien cet objet qui avait fait la célébrité d'Andreas. Qu'il fût aidé financièrement ou non, la suite était moins discutable. La célébrité de la puce avait attiré l'intérêt des investisseurs, qui voyaient en Andreas une personne très rentable. Cette célébrité rendait le concepteur très demandé. Et comme il fallait s'y attendre, ses idées valaient de plus en plus chers, à mesure qu'il devint évident que le jeune homme allait devenir une valeur sûre des prochaines décennies. Il avait d'abord fait son marché seul, aidé seulement de l'équipe de son ami qui lui fournissait le support technique dont il avait besoin pour pousser quelques recherches. Il abandonna par la suite cette équipe pour s'entourer uniquement de vendeurs d'idées comme lui – des hommes et des femmes moins chanceux, moins doués et moins connus, mais qui pouvaient avoir des idées en or. Il lui fallut assez peu de temps pour se bâtir un empire commercial de poids, qui souffrait peu de la concurrence. À la différence des vieilles agences traditionnelles, Andreas s'efforçait de donner à son groupe l'image d'une entreprise dynamique et moderne, la seule capable de comprendre véritablement les besoins de la population. Son secret résidait dans la variété de son personnel : différentes classes sociales, âges, groupes ethniques et culturels étaient réunis sous  son toit, ce qui correspondait plutôt bien aux marchés auxquels il s'attaquait. Avant même ses trente ans, Andreas était devenu l'un des hommes les plus puissants du Danemark – et peut-être même du monde entier.

Je n'ai toujours pas parlé de sa femme. Vous pouvez trouver étrange de ne pas parler plus tôt de la personne qui partage sa vie, mais Andreas lui-même ne lui accordait pas beaucoup d'attention. Ils ne formaient pas pour autant le couple libre sur le modèle des parents d'Andreas. Ils étaient seulement peu dépendants l'un de l'autre. Andreas aimait sa femme : c'était une évidence pour lui. Lorsqu'il le voulait bien, il pouvait parler d'elle de façon élogieuse pendant des heures entières sans que cela parût artificiel. Néanmoins, l'idée d'être attentionné ne lui traversait pas l'esprit. D'ailleurs, elle ne vivait pas chez eux, mais chez lui. Cela voulait tout dire : il avait acquis cette maison par la force de son travail et n'avait pas envie d'en partager la possession. Elle faisait partie de son existence, mais elle restait invisible la plupart du temps, jusqu'au moment où il semblait se rappeler d'elle – même s'il ne l'oubliait jamais complètement – et où il s'adressait à elle. Ses proches disaient qu'il oubliait qu'il avait une femme jusqu'au moment où elle se présentait devant lui, non parce qu'il était infidèle – ce n'était pas son genre, étant donné qu'il avait eu du mal à trouver une femme, parce qu'il avait peur de n'être aimé que pour son argent -, mais parce qu'il ne parlait absolument pas d'elle, prenait des décisions sans se référer à elle, et partait du principe qu'elle serait toujours d'accord avec lui. Évidemment, ce n'était pas toujours le cas. Andreas s'en étonnait même, ce qui n'arrangeait pas les choses.
Lorsqu'il pensait à sa femme, cependant, Andreas se révélait doux et affectueux, à défaut d'être particulièrement attentif. Il se comportait de façon tout à fait normal, allant même jusqu'à lui offrir un petit cadeau de temps à autres. Somme toute, elle était plutôt satisfaite de cette existence. Du moins jusqu'à ce qu'elle eût trente ans. À partir de ce moment se produisit en elle un phénomène fort étrange qui s'appelait le désir d'enfants (en fait, elle l'avait depuis quelques années déjà, mais elle n'avait pas osé en faire part à Andreas auparavant, ce qui expliquait que ce dernier avait l'impression d'un désir apparu subitement). À partir de cet instant où elle devint insistante, Andreas eut beaucoup plus de mal à ne pas tenir compte de ses avis. Difficile d'ignorer une femme qui se rappelle continuellement à vous et qui vous harcèle avec son désir d'enfants. Malheureusement, Andreas ne partageait pas ce désir et trouvait que sa femme devenait embêtante. Il allait parfois travailler d'un air contrarié. Ses collaborateurs finirent par dire que finalement, il valait peut-être mieux qu'il ne pensât pas à sa femme plutôt que de trop y penser. Personne en revanche n'avait fait le lien entre cette situation et l'imagination d'Andreas qui s'était quelque peu tarie : personne ne comptait les idées d'Andreas, puisque toutes les idées, même celles des autres, étaient celles d'Andreas. Ne pas penser à ce problème fut la solution qu'il choisit : il espérait que sa femme se lasserait rapidement de ce désir absurde. Elle n'apprécia pas de se faire ignorer, mais elle persista dans son effort.
C'est le seul moment où il convient de parler de sa femme. Elle n'a jamais joué de rôle plus grand dans sa vie. La preuve étant que cela fait désormais des mois qu'il ne l'a pas revue, et que c'est à peine s'il pense à lui téléphoner. Mais il est hors de question pour lui de trouver une autre femme. Parce qu'il affirme toujours l'aimer.
Le problème d'Andreas était qu'il n'acceptait pas qu'on lui dicte ses décisions. Il savait se contenter des contraintes, pertinemment conscient que la liberté n'était qu'une illusion. Lorsqu'il avait l'occasion de prendre des décisions par lui-même, il le faisait sans penser aux autres. Sa femme voulait le forcer à avoir un enfant, lui était contre. C'était le plus grand reproche qu'il avait à lui faire. En y réfléchissant bien, c'était un reproche de taille, qui comptait beaucoup pour lui.

Cela faisait quelques mois qu'Andreas avait quitté le Danemark pour s'installer à Pacydna. Mais ne brûlons pas les étapes. Il faut éclairer ses intentions avant d'expliquer (dans la mesure du possible) les raisons pour lesquelles il était resté sur place, puisqu'elles sont différentes. Comme je l'ai dit, il ne faut pas croire à l'indifférence d'Andreas, en particulier pour les sujets d'ordre personnel. Il se sentait touché, mais avait à cœur de ne pas le montrer. Et l'affaire qui lui tenait le plus à cœur était de retrouver sa mère. Lorsqu'il était enfant, il n'avait pas voulu savoir où elle partait pour ne pas être tenté de la rejoindre, mais sans doute aussi parce qu'il avait conscience qu'on ne lui répondrait pas. Son père avait tenu à couper définitivement les ponts avec elle pour l'empêcher de revoir ses enfants. Toutefois, Andreas ne s'était pas attendu, lorsque dix ans plus tard il avait cherché à retrouver sa trace, à ce qu'elle eût fait l'effort de toutes les effacer. Aucune adresse connue ; un changement de nom, peut-être. Dans l'état, il n'avait aucun moyen de la revoir et préféra abandonner. L'idée cependant ne le quitta jamais parfaitement. La richesse nouvellement acquise lui donna alors les moyens d'effectuer quelques recherches. Il ne se lança pas tout de suite : il attendit tout de même quelques mois avant d'être sûr de prendre la bonne décision. Il ne s'expliquait d'ailleurs par ses hésitations : comme tout enfant, il avait envie de retrouver sa mère, mais il ne pouvait s'empêcher de craindre cette rencontre. De toute sa vie, personne n'avait jamais vraiment réussi à lui imposer quelque chose, personne à part elle. Il l'avait respectée pendant huit ans sans jamais remettre en cause son autorité. Et comme il ne doutait pas être capable de recoller les morceaux avec elle, il avait peur de retomber sous sa coupe. Devoir subir une nouvelle fois les ordres d'une mère ne lui faisait aucunement envie. Ce fut la confiance en lui que lui apporta son nouveau travail qui lui fit surmonter et demander une enquête discrète sur sa mère. L'un des membres de son groupe le mit en contact avec un détective privé spécialisé dans ce genre d'affaires. Contre un tarif plutôt exorbitant, il promettait des résultats, et surtout, de la discrétion. Personne ne devait savoir qu'Andreas cherchait sa mère : il n'avait pas envie d'obtenir le soutien mièvre de ses collaborateurs dans cette terrible quête.
L'enquête dura douze ans. Vous vous dites que ce temps est très certainement trop long pour retrouver quelqu'un, même si cette personne a tout fait pour effacer ses traces. Il en reste toujours quelques unes. Et vous avez parfaitement raison de sentir une arnaque. Car c'en était bien une. Parce qu'il avait trouvé un client qui payait bien et qui surveillait assez peu ses faits et gestes, le détective privé ne se gêna pas pour faire durer l'enquête le plus longtemps possible. Il est vrai qu'il est difficile de se faire remarquer lorsque l'on n'enquête qu'une seule fois par an au lieu d'y passer tout son temps : en ce sens, le détective tenait ses promesses. Il aurait fait durer l'enquête plus longtemps encore si, de temps à autres, Andreas n'exigeait des résultats. Lorsqu'il le faisait, le détective ne songeait même pas à lui cacher des informations : Andreas pouvait être plutôt intimidant lorsqu'il s'y mettait. C'est ainsi qu'un beau mois de mai 2769, le détective n'eut d'autre choix que de révéler la destination de la mère d'Andreas. Une belle surprise en définitive.
Bien sûr, Andreas avait déjà entendu parler de Pacydna, la ville des handicapés. Il s'y était intéressé pour trouver une idée, mais ils étaient déjà suffisamment bien pourvus sur place pour se passer de lui. Ce n'était pas un marché qu'il convoitait, d'où son manque d'intérêt pour la cité. Personnellement, il trouvait discutable l'idée qu'avaient les handicapés à se concentrer dans un endroit, fût-il le mieux adapté. Andreas était un adepte de la diversité, faisait-il comprendre. Toute personne ayant des besoins était susceptible de l'intéresser. Et puis, il y avait ce fameux système dont tout le monde rêvait mais que personne n'avait pu approcher. En tout cas, les rapports qu'il avait avec cette ville s'arrêtait là. Il ne lui était jamais venu à l'esprit que sa mère aurait pu s'y rendre avec son nouveau mari pour y commencer une nouvelle vie, ni qu'elle ait pu changer de nom pour le sien. Rétrospectivement, il trouverait cette idée logique, mais pas au moment où il l'apprit. Il paya fort généreusement le détective de cette information utile et prépara son voyage. Aussi étrange que cela puisse paraître, Andreas n'avait pas l'intention de prévenir sa mère de son arrivée. Il comptait débarquer à l'improviste, frapper à la porte et imposer sa présence à une femme qui l'avait malgré tout abandonné pour partir avec un homme plus riche. Il ne voyait aucun problème dans ce raisonnement. Cependant, partir sans se préparer ne lui plaisait pas et, selon son habitude, il délégua la tâche d'organiser ce voyage pour la fin de l'année. Symboliquement, il désirait arriver quelques jours avant Noël. Il ne songeait pas aux attaches qu'il avait au Danemark : son père encore vivant qui réunissait la famille à cette occasion, ou encore sa femme qui comptait sur lui pour les fêtes de fin d'année. Bien évidemment, il ne la fit pas participer au voyage et ne prêta pas attention à sa réaction outrée lorsqu'il lui apprit la nouvelle. Ils étaient en froid lorsqu'il partit, mais tous deux s'attendaient à se revoir très prochainement.
Andreas avait donné des directives pour ses jours d'absence et avait l'intention de rester en contact permanent avec ses plus proches collaborateurs. La sérénité de son groupe assurée, rien ne l'empêchait de partir. Le voyage fut rapide et confortable. Andreas ne s'en plaignit guère. Il avait suffisamment de temps devant lui pour les retrouvailles avec sa mère lorsqu'il arriva à Pacydna. Il avait l'adresse, ce qui facilitait les choses. Il ne remarqua rien de particulier dans cette ville lorsqu'il la traversa, mais il put apprécier la qualité du cadre de vie qui la rendit immédiatement sympathique à ses yeux. Le paysage urbain était charmant. Andreas comprenait alors pourquoi sa mère avait choisi de vivre ici. C'était un lieu idéal.
Il eut du mal à reconnaître sa mère : elle avait vieilli en vingt-six ans, et avais également changé de couleur de cheveux. Mais il parvint à retrouver, après quelques efforts, les traits du visage maternel qu'il avait connu. Elle aussi finit par le reconnaître. Si elle éprouva de la peine à l'idée d'avoir manqué les étapes de la vie de son fils entre le moment où il était enfant et celui où il était un adulte épanoui, elle se garda bien de le montrer. En tout cas, Andreas avait bien anticipé sa réaction. Elle se montrait chaleureuse avec lui, et les liens se recréèrent très rapidement, comme s'ils ne s'étaient jamais quittés. Et elle lui proposait de résider chez elle pour les quelques jours qu'il aurait à passer sur place, ce qu'il avait bien sûr accepté. En rentrant dans la nouvelle maison de sa mère, il ne savait qu'il y serait encore des mois après.
Le grand mystère pour Andreas était de savoir pourquoi il n'était pas parti. Il ne trouvait aucune raison expliquant ce geste ; cela étant, il n'avait aucune raison de vouloir repartir. Son groupe travaillait bien et tirait profit de ses nouvelles idées, qui redevenaient foisonnantes à présent qu'il n'était plus chez lui. Son argent faisait des petits. Il contactait de temps à autres sa famille, mais guère plus que nécessaire. Vivre avec sa mère n'était pas tout à fait commode, cependant. Il avait beau l'aimer, il avait fini par la considérer comme folle et par éprouver une sorte de mépris pour ce qu'elle était devenue. À force de discuter avec elle, il avait plus ou moins réussi à retracer le parcours de sa mère. L'ex-madame Korbemynn était tombée amoureuse d'un technicien qui disposait d'une aisance financière certaine, en tout cas, largement supérieure à celle du père d'Andreas. Elle avait rapidement fait le calcul et était partie. Elle ne lui avait pas dit si elle avait désiré les emmener, son petit frère et lui, avec elle. Elle n'éludait pas vraiment la question, mais ce qu'elle disait semblait ne pas avoir de sens. Elle était présente depuis une vingtaine d'années en ville, mais semblait incapable de lui en apprendre plus sur son passé. Tout ce qu'Andreas savait, c'est qu'elle avait masqué sa véritable identité, mais il en ignorait la raison, et que son mari était mort voilà des années. Il y avait peut-être un lien à faire entre les deux informations. Peut-être.
Ce n'était pas par obligation familiale qu'il restait, en tout cas. Mais il semblait bien à Andreas que sa mère l'avait pris en otage. Il avait bien remarqué que sa mère avait conservé un caractère très proche de celui qu'elle avait autrefois. Jusqu'au moment où elle devenait paranoïaque – ainsi décrivait-il un état qu'il ne comprenait pas. Elle avait fait renforcé la sécurité au maximum et ne pouvait sortir ou rentrer sans sa permission lorsqu'elle déclenchait le dispositif maximum. Même si elle ne le lui disait pas, elle lui avait implicitement interdit de partir, ce qu'il avait très bien compris. Quand bien même elle le forcerait à rester, Andreas n'avait aucune intention de partir. Il ne trouvait pas que la ville était étrange. En revanche, à présent qu'il y était, l'envie d'y percer était plus forte que jamais. Le travail qu'il faisait au Danemark, il désirait le faire ici, à Pacydna. Sa créativité était plus active depuis qu'il s'était rendu ici. Il envisageait déjà un partenariat entre son groupe et des entreprises locales. Les tractations étaient difficiles, mais Andreas escomptait bien les mener jusqu'à leur terme.
Non, vraiment, pour Andreas, Pacydna n'était qu'une ville comme les autres, où il vivait avec une mère qui avait sombré dans la folie. De nombreux secrets attendaient d'être percés, et ceux-là n'étaient pas de ceux qu'Andreas comprenait facilement. Qui plus est, c'était une ville qui lui plaisait, et qu'il était en train d'adopter. Tout ce qui lui manquait, désormais, était le moyen de devenir indispensable ici aussi. Et s'il s'y prenait bien, il pourrait saisir les occasions que la cité n'allait pas manquer de lui fournir.


Et IRL ?

Je n'aime pas vraiment parler de moi parce que je ne suis pas une personne intéressante et que j'ai une vie presque banale. Mon pseudonyme est Rieser pour les RPG, mais vous pouvez très bien m'appeler par le prénom de mon personnage. Ça faisait très longtemps que je ne m'étais pas inscrite sur un rpg se passant dans le futur avec des pouvoirs, et comme c'est mon genre, je fais un personnage sans pouvoir. Je remercie toutes les personnes qui m'ont aidée à chercher un avatar, en particulier Cielo pour le choix final, et j'aurais posté ma présentation plus tôt si je n'étais pas une grosse feignasse. J'espère que tout est bon à présent.  


Code:
<div class="reg"><div class="regava"><img src="http://nsa33.casimages.com/img/2014/07/26/mini_140726080136147240.png" /></div>
<div class="reginfo">
<div class="regname">Andreas Korbemynn</div>
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De Aleks Narcys, détective Lun 28 Juil - 21:59
Bienvenue sur Pacydna ♥ (non je suis pas du tout à la bourre)
Oooh un valide, adulte de 34 ans en plus ! (Aleks en a 43, c'est le destin) J'ai eu très peur en voyant la fiche mais finalement j'ai commencé la lecture et c'est vraiment passé tout seul. Je ne saurais pas l'expliquer mais le style, la narration, j'ai adoré et ai eu de la curiosité tout au long du texte pour ce personnage quelque peu atypique. C'est original et développé, à côté ma fiche fait un peu pitié haha... En tout cas, j'ai bien l'intention de te harceler pour que l'on puisse jouer ensemble, il nous faut un lien ou quelque chose et puisque Andreas est connu pour son influence cela pourrait être utile à Aleks dans son enquête sur la ville. En tout cas cela promet d'être un personnage très bénéfique à l'histoire, j'ai hâte de voir comment il va évoluer et j'espère que tu te plairas parmi nous (le forum n'est pas super actif mais avec Roanne et Cielo on est accroché à vie) !



Avatar classe par Alyssa ♥️ • Aleks s'exprime en black, sa base de données est par ici et sa fiche de trois kilomètres est . Vous pouvez visiter et remplir sa penderie.
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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Mar 29 Juil - 13:40
Merci beaucoup. (= Moi aussi, ma fiche me faisait peur au départ, donc ça me rassure si elle passe bien (c'est le genre de personnage qui devient vite cliché quand on n'y prête pas trop attention). Donc merci. ♥
Effectivement, 34, 43, c'est vraiment un bel hasard. En plus, tu as un personnage polonais. *.* Obligé qu'on joue ensemble. Et tant pis si le forum est peu actif, je fréquente sur des petits forums en ce moment, et j'espère que je pourrais vous aider à le faire vivre, car c'est un vrai bijou, ce forum. ♥
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comère
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De Roanne Ferlin, comère Mar 29 Juil - 18:05
Wow

Bienvenue parmi nous, très cher ♥️
J’espère que tu te plairas ici en tout cas !
Comme l’a dit Aleks, ta fiche m’a fait peur aussi, alors je voulais prendre mon temps pour la lire. Aujourd’hui, j’ai eu un trou donc j’en ai profité pour me précipiter vers ta fichounette pour la lire !

Et finalement, c’est passé comme une lettre à la poste, effectivement. Très facile à lire, j’ai beaucoup aimé. On arrive bien à cerner Andreas, même si en même temps non, parce qu’il est tellement étrange. Je l’aime bien !

Merci beaucoup en tout cas d’apprécier autant ce petit forum ;^ ; Mais bref, très de bavardages.

La ville est crade par contre de base, ce n’est pas une ville proprette, bien qu’à l’intérieur se soit nickel, je préfère te prévenir :3

Te voilà en bleu valide !


Le deuxième valide du forum, faisons la fêtes, sortez le champagne, les biscuits, et autres trucs festifs ! Ton personnage n’a donc pas fait de pacte avec le marionnettiste et n’en connaît donc pas l’existence ! Et c’est parfaitement dit dans ta fiche !

☼ Tu peux dorénavant faire ta base de donnée regroupant tes RP et tes relations, si l’envie t’en dis. Ce n’est pas obligatoire pour le moment, puisque tout le monde, dont moi en premier, ne l’a pas fait /va se faire punir par le Marionnettiste, elle revient/

☼ Concernant le RP, il n’y en a pas encore de libres, donc tu peux faire ce qu’il te plait ♥️ Faire un RP en tête à tête avec Aleks ou laisser un(e) inconnu(e) squatter à tout moment !

☼ En ce moment, Andreas doit voir arriver une foule de curieux afflué dans la ville. C’est l’évènement en cours. Si tu as la moindre question, un petit MP ou viens sur le chat ♥️

☼ Il n’y a qu’un seul sujet de flood pour le moment mais vient avec nous, on a des pancakes ! L’ouverture d’autres sujets soit se faire, un jour… Quand je serais moins occupée ;A ;

☼ N’oublie pas de voter aussi, pour le bien du forum o/ donc on fait tourner les petites horloges/engrenages de la page d’accueil ♥️

☼ Des questions ? MP Roanne, le Marionnettiste étant du genre impoli et totalement j’en foutiste, il ne te répondra pas…


Voilà ♥️
Au plaisir de te relire, j’espère que tu te plairas ici et que tu resteras le plus longtemps possible avec nous ! Very Happy


Roanne vous agresse en #D9D9D9
Merci à Aleks pour ce magnifique avatar nostalgique ♥️
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Citation : Habillé par Cielo, grand couturier de Pacydna. Je suis beau, non ?
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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Mar 29 Juil - 20:08
Merci d'avoir pris le temps de lire ma fiche et de la précision sur la ville, c'est bon à savoir. ^^
De Contenu sponsorisé,

Andreas. ♣ Vous avez rendez-vous ?

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