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[Event 1] Conférence de presse - Sujet commun

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De Marionnettiste, Maître du jeu Sam 4 Oct - 23:28
La grande salle des fêtes était située l'étage au dessous de la marie. Une salle très propre, avec mes murs blancs cassés et le sol gris métal. Au fond, près des fenêtres et non loin d'une porte gardée par un robot, une longue table napée de blanc sur laquelle les différents symboles des handicaps étaient dessinés. Au milieu, trône le symbole de Pacydna.

En face, plusieurs rangées de sièges étaient arrangées de façon à ce que n'importe quel fauteuil puisse se faufiler correctement. Bien entendu, tous les aménagements pour les différents handicaps sont mis en place pour qu'un toutes personnes puisse savourer l'échange qui va se faire.

Plusieurs personnes étaient déjà présentes, certains à dire à leurs caméras que la conférence ne va pas tarder à commencer pour la 5ème fois minimum. D'autres préparent leurs questions plus ou moins intelligentes mais qui ont pour eux une importance capitale.


Rappels :
• Vous l'avez bien compris, les dirigeants n'arriveront que plus tard.

• Les posts courts sont préférés pour l'action et l'interaction entre les personnages et les dirigeants. Pour le premier post, les pavés sont acceptés mais après, je viendrais vous chatouiller les tripes.

• Quelques curieux sont déjà là, libre à vous d'interagir avec eux ou pas, ce ne sont que des pnj malléables. Sachez que de toute façon ils vont intervenir au bout d'un moment par mon intermédiaire.
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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Lun 6 Oct - 10:27
Le plus étrange dans toute cette histoire était qu'Andreas, qui habitait pourtant à Pacdyna, avait appris l'existence de la conférence de presse depuis l'extérieur. Son secrétaire particulier, qui s'intéressait tout particulièrement à la ville depuis que son patron y avait emménagé, lui avait fait part de la conférence qui aurait lieu dans quelques jours. D'abord surpris de ne pas connaître un événement qui se déroulait pourtant à deux pas de chez lui, Andreas avait alors prêté attention à l'effervescence de la ville pour se rendre compte que tout le monde était sur le coup. Percer le secret de Pacydna intéressait bien des gens, tous plus variés les uns que les autres. L'entrepreneur espérait qu'aucun de ses concurrents directs ne fût déjà sur place : il aurait été très contrarié si le marché juteux de la ville revenait à un autre que lui. Mais c'était bien connu : Andreas n'était pas très doué pour réunir des informations par lui-même. Il excellait lorsqu'il s'agissait de comprendre le cœur ou l'esprit des gens qui l'entouraient, mais pas pour trouver ce qu'il recherchait. Malheureusement, le détective qu'il avait engagé ne lui avait pas encore fourni de réponse satisfaisante concernant cette ville. C'était bien dommage.
Andreas reconnaissait quelques journalistes parmi ceux qui avaient installé leur matériel dans la salle de conférence. Il avait déjà eu affaire à certains d'entre eux lorsqu'il avait sorti quelques produits révolutionnaires sur le marché. Il avait d'ailleurs une piètre opinion des journalistes, considérant qu'il s'agissait de personnes désœuvrées qui, pour améliorer leur propre confort de vie, n'hésitaient pas à vendre les secrets les mieux cachés au grand public. Mais depuis des siècles, on considérait que ce genre de publicité était non seulement souhaitable, mais aussi indispensable au bon fonctionnement de la démocratie. Ce que certains ne disaient pas, c'est qu'on ne pouvait jamais être sûr de la fiabilité des informations lorsque le monde politique s'en mêlait. Ou, dans le cas d'Andreas, il suffisait d'un peu d'argent pour éviter que le journaliste ne pose quelques questions désagréables.
Pourtant, ce ne devait pas être le cas ici, Andreas en avait la certitude. Le gouvernement contrôlait tant les informations que les journalistes avaient une marge de manœuvre limitée et iraient forcément là où on leur dirait d'aller. C'était amusant. Néanmoins, Andreas n'était pas présent à la conférence pour cette raison. Il y était avant tout pour faire bonne figure et se présenter comme une personne importante en ville - ce n'était pas encore le cas, mais s'il gagnait ce marché, cela deviendrait une réalité. S'il pouvait être dans le champ de vision d'une ou deux caméras, l'effet serait des plus réussis. Quant à savoir si le véritable secret de Pacydna allait être publiquement découvert, il ne pouvait pas affirmer que cela allait se produire. D'une manière ou d'une autre, Andreas aurait toujours besoin de son détective pour lui garantir l'information. Elle serait plus fiable que celle donnée aux journalistes. Il espérait d'ailleurs avoir l'occasion de le croiser et de lui glisser un petit mot ou deux. Avoir son avis l'intéresserait beaucoup.
En attendant, Andreas commença à discuter avec un journaliste danois qui avait ses bonnes grâces. Il s'enquit ainsi de son parcours et apprit que celui-ci avait été spécialement envoyé à Pacydna pour couvrir l'affaire. Il espérait en retirer des bénéfices substantiels lorsqu'il rentrerait chez lui. Mais l'investigation que le journaliste avait menée lui paraissait infructueuse. Le jeune homme n'avait pas réussi à clairement établir la véracité des propos d'Anne Cafoudri.


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De Cielo Di Scipio, peintre à la dérive Mer 8 Oct - 4:31
▬ Ceci est un crayon. Et cette chose se nomme pinceau, cela servait, dans les temps anciens, à réaliser des illustrations plus ou moins proches de la réalité, à l’aide de « peinture » et parfois, il y a encore des fous qui en font l’usage de nos jours… en tout cas, ça ne va éborgner personne, je vous l’assure. Voyez ces poils, tout doux, innocents, incapables du moindre mal. Bon je dis pas pour l’autre bout, si on y met assez force, devrait y avoir moyen de le planter dans un œil ou deux. Ou des narines, moins mortel, mais douloureux aussi. Et quelque chose me dit que vous ne percevez absolument pas le second degré.

Bon, évidemment, son petit discours n’avait pas aidé. Mais c’est fou ce que la sécurité pouvait être tatillonne, de nos jours. Personne ne voyait pourquoi il avait besoin de pinceaux, ce qui, il pouvait en convenir, dans une conférence était légèrement discutable. Mais un crayon et un calepin, bon sang ! Ils n’avaient jamais vu de vieux films ou quoi ? Ou croiser un quelconque excentrique ? Oui, il était excentrique. C’était pas nouveau, mais c’était surtout un besoin viscéral. Et il ne supporterait pas qu’on l'en prive prématurément. Enfin, il avait quand même dû tout laisser à l’accueil. L’unique humain en charge qu’il avait croisé n’avait visiblement pas plus de cervelet que ses compagnons robots. Pas autorisé, qu’il avait dit.

Cielo avait protesté, bien sûr, tenté de faire passer, et absolument pas parlé des pinceaux survivants qu’il planquait, un, dans sa manche droite, et deux, dans ses bottes. Pas de métal, pas de détection. N’empêche qu’il n’était pas censé les avoir et que ça ne devrait donc servir qu’en cas d’extrême urgence… la barbe. Poirotant tout seul sur sa chaise (qu’il s’était fait une joie de trainer dans un coin, en la faisant grincer sur le parquet et en traumatisant une paire de journalistes sur les nerfs, un peu plus tôt), Cielo observait le temps passé avec morosité. Toujours pas de traces d’Aleks et à tous les coups celui-ci lui enverrait un message codé de son cru qu’il ne percevrait absolument pas ou ne communiquerait pas par risque de tout faire capoter. Si on pouvait faire capoter le fait de juste venir bêtement à une conférence.

Enfin, Cielo n’était pas stupide, et il savait déjà à quel point ça pourrait mal tourner, mais ça ne l’empêchait pas de s’ennuyer ferme. Il se résolut donc à sortir l’application pour dessiner intégré à sa montre et déploya pour se faire un écran holographique assez grand devant lui. Son regard de peintre avait déjà accroché une silhouette intéressante, aussi ses doigts ne perdirent pas un instant et commencèrent leur œuvre. Un simple jeune homme en sweat bleu pétant et en jean, qui s’occupait en attendant le début de la conférence, voilà à quoi il ressemblait. Un peu à l’ouest, sifflotant un air rétro, les yeux ailleurs. Pas spécialement discret, et pourtant  si négligeable. Pas dangereux pour un sou.

Et pourtant… tout en continuant son portrait, son regard ne ratait pas le moindre détail perçu à travers l’hologramme.

Il était prêt.


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détective
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De Aleks Narcys, détective Jeu 9 Oct - 22:05
Note HRP et résumé:
 

La montre d'Aleks, aussi riche en applications inutiles soit-elle, était désormais devenue un chronomètre plus sensible encore que le détonateur d'une bombe. Le détective savait pourtant, c'était sur les lèvres d'un bon nombre de personnes un peu au courant de l'affaire. Il n'y aurait pas de bombe. Ou du moins, on allait tout faire pour que rien ne l'amorce.  Après le fameux message qui avait déchaîné les passions, l'on aurait pu croire que tout allait tomber aux lambeaux et que Pacydna finirait aux mains des curieux venus en masse.. que nenni. Les gens arrivaient, papiers de Cafoudri en main, asticotant leurs détecteurs à scoops sans que rien ne tombe dans leurs filets trop peu étanches. On parlait d'une cité qui savait se gérer toute seule depuis les années 2000, ce n'était pas une petite histoire telle que celle-ci qui renverserait un bâtiment aussi bien consolidé.

Et pourtant. Ce détail qui ne figurerait jamais dans l'histoire de la ville et duquel on se gausserait sur les réseaux sociaux pendant plusieurs années, Aleks avait envie de croire qu'il pouvait créer la première fissure. Donnez une pichenette à une boule de neige, elle s'enrobera d'elle-même jusqu'à prendre des proportions extraordinaires, voilà comment il était possible de définir l'effet en portant le nom. Voilà comment attiser d'autant plus la flamme de la vengeance, prête à passer à l'attaque et pourtant dans l'attente éternelle d'une opportunité. Ah, ça, non, le détective ne pouvait guère prendre un bout de bâton et taper sur le crâne métallique des robots comme il était possible de le voir dans certains films particulièrement extravagants. Il ne pouvait que profiter des occasions pour donner une pichenette ici et là, en espérant qu'il y ait assez de neige sur le chemin.

Pour le coup, donc, pas question de faire sauter le bâtiment où devait se tenir la conférence. On ne joue pas aux échecs en donnant un coup de poing sur le plateau, c'était la même méthode ici. D'abord, il passait tranquillement le contrôle robotique, déposant tout ce qui eût pu déranger les moeurs. Ensuite, il avançait nonchalamment entre les nombreuses personnes venues assister à l'évènement avant tout médiatique - il y en avait toujours pour espérer que quelqu'un mettrait l'ambiance. Parcourant tout cela avec un regard parfaitement blasé comme il avait l'habitude d'en faire. Pour finir, il prenait un siège et…

Saluait Cielo di Scipio de façon tout à fait cordiale et atypique, sans pour autant marquer la surprise ou le plaisir de le voir en ce jour.
« On peint mon client ? Bonjour. »

Il prêta à son tour un oeil vers le dit client, qu'il n'était que peu surpris de voir par là. Andreas Korbemynn baignait dans ce genre d'univers, bien plus que ses deux voyeurs. Était-il venu par ici dans le but de voir de ses propres yeux la vérité éclater - s'il y avait encore quelqu'un pour croire qu'elle allait éclater ? Probablement pas en objectif principal. De fait, s'ils venaient à converser, un autre sujet tomberait, un sujet sur lequel il n'avait guère fait que déblayer le terrain ces précédents jours. Il aurait tout le temps après, quand les curieux seraient partis et que les choses reprendraient leur cours.

Pour autant, Aleks savait que s'il apparaissait dans le champ de vision de son client, celui-ci tiendrait probablement à lui adresser la parole, se montrant éventuellement vexé de ne pas avoir été abordé. Ce qu'il ne montrerait pas devant les caméras ni les journalistes, bien entendu, mais enfin un client vexé n'était jamais une bonne chose. Autant pour le salaire que pour les affaires.

Et puis il y avait l'inconnue Roanne, à ne pas négliger non plus, surtout si sa présence était couplée avec celle de Cielo. Il avait légèrement l'impression de devoir jongler entre deux rendez-vous simultanés, trois si l'on comptait les dirigeants qui n'allaient pas tarder à répondre aux questions. Voilà qui était épineux. Il décida donc de quitter la compagnie du peintre aussi sobrement qu'il était arrivé - l'un comme l'autre savait qu'il finirait par revenir lorsque le moment serait plus prompt. En attendant, ils n'étaient pas encore fiancés et avaient même plutôt intérêt à se séparer.

« Bonjour, monsieur Korbemynn. Je vois que vous avez bien choisi le lieu de votre sortie. »

Ou plutôt de votre entrée, mais Aleks n'avait pas réellement l'intention se s'épancher sur le sujet. Il n'avait aucune raison de critiquer les ambitions de son client, bien au contraire puisqu'il pourrait en bénéficier sur un plus long terme, sous réserve qu'il parvienne à retracer le chemin de sa mère. Ce à quoi il s'emploierait très vite passée la conférence - Andreas avait la possibilité de devenir une pièce importante de l'échiquier, une pièce qui pouvait aussi bien tomber chez les blancs ou chez les noirs.

Alors, il fallait en prendre très soin, comme des lentilles digitales interactives. Lors d'une telle conversation, il tenait de faire le premier pas afin de ne pas être entraîné dans le mauvais sens par son interlocuteur.

« Bien que mes recherches n'en soient qu'à leurs prémisces, je serai dès les prochains jours en mesure de vous fournir des éléments importants pour ce qui vous concerne. Les informations n'attendent que mon retour pour dévoiler leur vérité. »

Ou du moins, Aleks allait essayer, quitte à écraser du pied l'immense majorité de ses heures de sommeil afin de trouver quelque chose qui puisse attirer son client. Le feu qui brûlait en lui était suffisant pour le tenir les yeux ouverts jusqu'à ce que son corps s'écroule et de vienne incapable de fournir la moindre énergie. Là encore, il lui suffirait de se reposer une heure avant de reprendre le travail, inlassablement.

Ce n'était pas comme s'il existait quoi que ce soit pour reposer l'esprit, surtout maintenant que le détonateur se rapprochait du zéro.

Mais la bombe n'avait rien à voir avec Anne Cafoudri ou avec la conférence de presse.


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De Roanne Ferlin, comère Ven 10 Oct - 9:49
La conférence est aujourd’hui. Ça promet du swing avec les deux beaux gosses qui devraient venir. Bien que l’un d’eux soit vieux. Trop vieux. Bref, toujours est-il que j’ai une chance de malade, l’ascenseur était totalement vide. Du calme. J’en profitai un peu, quand j’arriverais à bon port, ce silence disparaîtra dans la seconde.

Je suis encore venue avec mes béquilles. Derrière-moi, mon robot qui a tenu à me suivre absolument. Je veux dire, je n’ai même pas pu lui donner des tâches à faire, il les avait déjà fait avant. Je hais ce robot trop intelligent. Pas de clopes, pas de bière, que se soit mon inutile de serviteur ou les agents de sécurité, personne ne voulait que j’en prenne. Quelle horreur.

J’arrivai enfin à l’entrée de la salle. Un type – qui devait surement fixer la porte pour guetter quelqu’un comme moi c’est pas possible – hurla.

« Regardez !! La fille de la photo ! »

Oh-oh. Les squatteurs déjà présents et ceux qui venaient à peine d’arriver après moi se précipitèrent comme des hyènes sur moi, armés de leurs trucs pour enregistrer. Même Aleks avait plus de tact. Les questions fusaient, je n’avais pas le temps de répondre, ou même de crier de me laisser tranquille. Chacun coupait la parole à l’autre, c’était le bordel. Je savais que j’allais faire un boucan pareil. Et c’est bien plus usant que prévu. Pas amusant du tout.

« Est-ce vrai que vous avez des pouvoirs ?
- Vous ne trouvez pas que c’est exagéré cette photo ? Le couteau vous touche à peine !
- ça fait combien de temps que vous habitez à Pacydna ?
- Votre jambe, c’est de naissance ?
- C’est quoi votre nom ? Votre âge ?
- Je peux tenter de vous poignarder pour tester ?
- Vous faites quoi dans la vie ?
- Vous en pensez quoi de tout ç…
»

Ok. J’en ai marre.

« VOS GUEULES LES MOUETTES ! Laissez-moi rentrer dans cette p*tain de salle ! Vous êtes débile ou bien ? Vous voulez mon CV aussi ?! Non mais ! Et puis, poignarder pour tester, vous voulez un meurtre sur la conscience ?! Je suis là pour la CONFERENCE pas pour me taper vos questions complètement DEBILES et INUTILES ! »

Bon. Ce n’était pas totalement vrai. La conférence, je m’en contre-fiche.

« Le PROCHAIN qui me pose une question que même un gamin de 4 ans comprendrait que c’est débile, JE LUI FOU MA BEQUILLE LA OU CA FAIT MAL !

Pour les femmes, j’improviserai.

« Maintenant laissez-moi poser mon cul sur une chaise et DEGAGEZ de mon champ de vision ! »

Et mon robot s’avança pour balayer presque au sens propre les abrutis de devant moi. Finalement, il est utile ce truc. Je pus enfin m’avancer. Sans trop regarder autour de moi, je m’assis à la première chaise venue, pourvu qu’elle ne soit pas trop proche des abrutis.
Je pris le temps de regarder autour de moi. Ou plutôt, je pouvais enfin le faire. Le vieux Aleks était déjà là, en train de discuter avec un homme qui avait l’air pas trop mal foutu non plus, et Cielo dessinait tranquillement dans son coin. Je demandai à mon serviteur en métal d’amener une chaise à côté de celui-ci avant de lui ordonner de maintenir ses distances. Une fois fait, je me dirigeai vers lui.

« Salut ! Dis-je en me laissant presque tomber sur la chaise, y’a pas, ce bleu pétant te va à ravir ! »

J’entendais des chuchotements sur ma personne derrière moi. Sans doute que Cielo se fera agresser de la même façon lorsque je partirai de là. Mais dans l’absolu, j’ai pas envie de bouger mes fesses de là. Je me contentais de regarder ce que faisait l’artiste avec une pointe d’admiration. Non parce que pour faire des trucs esthétiques, je suis franchement aussi nulle que mon robot pour rester discret. Mais je tiltai quelque chose. Alors en chuchotant - non parce que je sais être discrète quand même - je lui dis.

« C’est pas dangereux de dessiner là ? »

Non parce que si un sosie du type avec qui parlait Aleks se pointait, ça risquerait de faire un sacré foutoire. Se serait intéressant mais d’un sens, j’ai franchement pas envie dans l’absolu.

Spoiler:
 


Roanne vous agresse en #D9D9D9
Merci à Aleks pour ce magnifique avatar nostalgique ♥️
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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Lun 27 Oct - 12:51
Bientôt, Andreas perdit tout intérêt pour son compatriote et le laissa partir. S'il n'avait aucune information à lui apporter, il ne valait pas la peine de lui faire perdre son temps. Ce fut ce moment que choisit le détective Narcys pour venir le saluer d'un ton très professionnel. Andreas apprécia l'intention. Après tout, ne fallait-il pas saluer les personnes importantes lorsqu'on en croisait ? Ce genre de choses ne faisaient qu'accroître l'autosatisfaction de l'homme d'affaires. Cependant, il ne se vanta pas plus que nécessaire. Il répondit à son détective, qui n'avait pas tardé à lui dire que les résultats de l'enquête devraient encore un peu tarder :
« Oh, bonjour, monsieur Narcys. Vous êtes comme moi, vous aimez vous trouver au bon endroit au bon moment. Je savais que vous aviez du flair. » Puis, baissant un peu la voix, il ajouta, plus distrait : « Bien sûr, bien sûr, prenez votre temps, l'important, c'est que l'explication soit là, n'est-ce pas ? »
Il n'appréciait pas vraiment les excuses pompeuses qui lui étaient faites, non à cause du fond, mais de la forme. Il la trouvait creuse et superficielle, préparée pour calmer un client difficile mais bon payeur. Andreas n'était pas exigeant au point de vouloir que tout lui fût servi sur un plateau d'argent le jour-même. S'il avait bien une qualité qu'il fallait lui reconnaître, c'était la patience dont il était capable de faire preuve dans ce genre de situation.
Certes. Mais en un sens, il n'était patient que dans la mesure où les délais étaient respectés.
De l'agitation se fit entendre à l'entrée, distrayant Andreas. L'homme d'affaires tourna la tête vers la foule qui s'agglutinait autour d'une personne qu'il ne parvenait pas à voir. D'après ce qu'il comprenait, l'une des personnes ayant servi de modèle aux photos de Cafoudri se tenait dans la salle. Cela attisa immédiatement la curiosité d'Andreas. Il se souvenait très bien des clichés que le détective lui avait montrés : ils étaient troublants. Pas un instant il n'avait envisagé qu'une de ses personnes pouvait exister aussi proches de lui. Malgré tous ses efforts, il ne parvenait pas à voir qui était la personne harcelée, mais il entendit bientôt une voix féminine et grossière exigeant place et tranquillité. Une fille qui, bien sûr, était handicapée et précédée d'un robot. À présent qu'elle s'était dégagée de la masse, l'occasion de lui parler était offerte... mais compte tenu de son caractère, Andreas ne s'y serait pas risqué. Pourtant, elle faisait partie de la nouvelle cible que son entreprise voulait toucher. Il la regarda s'asseoir à côté d'un jeune homme qu'il n'avait jusque là par remarqué.
Se retournant vers le détective, Andreas commenta l'entrée :
« Eh bien, on peut dire que c'était une entrée intéressante. Si la conférence est de ce niveau, nous n'allons pas nous ennuyer. »
Puis il se tut, hésitant sur la marche à suivre. Devait-il chercher à en savoir plus sur la jeune fille, notamment déterminer le besoins que ce type de population avaient, ou s'il devait demander à M. Narcys s'il pensait que la vérité allait être révélée ce jour-même.


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De Aleks Narcys, détective Lun 27 Oct - 21:55
« Oh, bonjour, monsieur Narcys, répondit Andreas. Vous êtes comme moi, vous aimez vous trouver au bon endroit au bon moment. Je savais que vous aviez du flair. Bien sûr, bien sûr, prenez votre temps, l'important, c'est que l'explication soit là, n'est-ce pas ? »

Le détective souffla intérieurement. Peut-être avait-il trop cru marcher sur des oeufs à la fin de l'entrevue avec son client ? Non, pas vraiment, puisqu'ils étaient tous deux sur scène à ce moment-même. C'était bien le pire endroit pour dévoiler son vrai visage.

Tout comme Andreas, Aleks fut distrait par un bruit qui aurait sorti de veille le plus paresseux des robots. Un brouhaha, des journalistes qui convergeaient et allaient jusqu'à se piétiner pour pouvoir poser une question. Il n'avait pas vraiment de doute sur ce qui pouvait être à l'origine d'une telle cacophonie. Roanne, grande amie de la discrétion, venait de passer l'entrée de la salle de conférence. Un être humain soucieux de maintenir l'ordre ne l'aurait sans doute pas laissée passer si facilement, mais bien entendu le robot ne devait pas avoir eu autant de jugeotte. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle ne ferait pas de vagues, sa "compétence" n'étant heureusement pas offensive. Pacydna aurait du soucis à se faire, le cas échéant… Rien que d'imaginer la jeune femme tirant des boules de feu pour passer dans la rue paraissait à l'homme aussi amusant que réaliste.

« Eh bien, on peut dire que c'était une entrée intéressante. Si la conférence est de ce niveau, nous n'allons pas nous ennuyer. »

Il tourna rapidement la tête vers l'homme qui venait de parler. Aleks était plutôt soulagé d'avoir seulement précisé, lors de leur dernière entrevue, qu'il connaissait la personne responsable des dessins vivants, et non pas la jeune fille capable de se planter un couteau dans le bras… Sinon, il aurait sans doute été contraint de faire les présentations et n'aurait guère pu feindre la surprise.

« En effet, mais il est fort peu probable que les dirigeants laissent les choses continuer ainsi. Vous n'allez sans doute pas beaucoup les complimenter. »

Aleks espérait que quelque chose viendrait le contredire au plus vite, ou du moins était-ce une goutte d'impatience dans un océan de réalisme qui lui prédisait une suite bien plus ordinaire. Il n'avait jamais rencontré personnellement les chefs, mais ceux-ci avaient mis si longtemps à réagir lorsque la rumeur avait été publiée que la remarque allait de soi. Il fallait dire que dans cette ville, les dirigeants ne dirigeaient pas grand chose...




J'ai essayé de faire plus court cette fois \o/ (cielo est absent donc c'était plus ou moins à moi même si du coup j'apporte pas grand chose)

Si vous avez eu la flemme de lire, sachez juste qu'Aleks a répondu à Andreas après avoir constaté que Roanne était arrivée sur les lieux.


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De Cielo Di Scipio, peintre à la dérive Sam 8 Nov - 12:03
Un instant plus absorbé par son œuvre du jour que par le reste de la salle, Cielo ne tiqua que lorsqu’une voix bien familière parvint enfin à ses oreilles. Le doigt en l’air, il s’interrompit, sans pour autant détourner les yeux de son portrait.

▬ Ton client… ?

Il marqua une courte pause, accentua un trait du bout du doigt.

▬ Son physique m’a attiré.

Et comme si ce petit silence et les mots qui avaient suivi expliquaient tout, le blond reprit son œuvre. Drôle de salutation, et paroles qui pourraient être très mal interprétées par un échantillon raisonnable de la population lambda terrienne, mais, baf, Cielo ne semblait absolument pas concerné. Et à priori, son « partenaire » non plus, puisqu’il le quitta un peu plus tard, aussi simplement qu’il était arrivé, pour rejoindre le sujet même de son travail. Le peintre haussa un vague sourcil et poursuivit son petit bout de peinture holographique, qui ma foi, prenait tournure.

Même si, brrr, cette absence de texture sous ses doigts le dérangeait au plus haut point. Il n’avait qu’une envie, plonger ses mains dans l’un des gros de peinture de son atelier, et respirer à pleins poumons ces douces effluves (chose peu recommandée, par ailleurs). Son attention se divisa de nouveau, partout et nulle part à la fois. Accrochée aux silhouettes d’Aleks et de son client qui conversaient, passant et repassant sur les journalistes et autres personnes présentes. Avant de résolument se brancher sur l’entée, lorsqu’un nouveau venu… enfin, une nouvelle venue, pas si inconnue, fit une arrivée plutôt remarquée. Et bruyante.

Cielo pencha la tête sur le côté. Un morceau de viande aux hyènes, songea-t-il, en reconnaissant parfaitement Roanne. Elle aurait dû se camoufler un peu plus. En l’état, ce triste résultat était inévitable. Mais la façon dont elle envoya bouler tout ce beau monde lui tira un doux éclat de rire, et c’est avec un sourire fermement planté sur ses lèvres qu’il l’accueillit

▬ Bonjour, roucoula-t-il, et merci. Très jolie entrée, par ailleurs.

Roanne était vraiment quelqu’un d’agréable à côtoyer. Il y avait toujours de l’animation, avec elle.

▬ Voyons, tout ceci n’est pas réel, poursuivit-il, tout à fait naturellement, mais un peu plus bas, pour répondre à sa question.

Il dessina quelques détails du bout d’un ongle.

▬ Ces magnifiques cornes n’embrocheront personne.

Oui, son portrait dérivait doucement vers un style un peu moins conventionnel. Mais Cielo dérivait souvent, en ce moment. Et la peinture n’était pas un monde si étriqué. Il dessinait ce que son sujet lui inspirait, pas forcément ce que la « réalité » reflétait. Reprenant son petit sifflotement, Cielo continua son œuvre pendant que le troisième larron de leur petit groupe poursuivait sa discussion, et que les autres protagonistes se mettaient en place. De façon assez lente.

▬ Tu crois qu’ils auront des croissants ?

Il fallait bien passer le temps.


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De Roanne Ferlin, comère Sam 6 Déc - 17:43
« Bonjour et merci. Très jolie entrée, par ailleurs.
- Merci ! Je n’aime pas la discrétion. »

Et un grand sourire se dessina sur mon visage. Ce type est vraiment génial ! Discuter avec lui est toujours amusant, on ne se prend pas la tête, on balance juste ce qu’on a à se dire, en rebondissant, sans qu’aucune gène n’entrave la conversation. Ce genre de personne est très rare. Il arrive toujours un moment où ils n’arrivent plus à me suivre, prennent la mouche, m’agressent puis disparaissent de ma vie. Que des gens ennuyeux…

Qu’avec Cielo, je pense qu’une bonne dose de rigolade est encore à prévoir pour un moment ! Quant à ma question sur son dessin, sa réponse fut ambiguë mais je crois avoir compris que comme c’est un écran en hologramme, il n’y a pas de risque que ça prenne vie.

« Ces magnifiques cornes n’embrocheront personne.
- Dommage… Dis-je en rigolant. »

Ça aurait été amusant de les voir s’affoler et fuir de manière totalement désordonnée. Mais je pense qu’on aurait eu pas mal de problèmes après cette bonne partie de plaisir et je suis moyennement chaude pour subir des interrogatoires ou une bombe nucléaire dans le nez. Trop radical ? Mais non.

« Tu crois qu’ils auront des croissants ?
- Pffft… »

Et j’éclate de rire. Lui et ses croissants ! Une longue histoire d’amour visiblement ! J’en ai eu du mal à retrouver mon souffle pour lui répondre.

« Je… Je ne sais pas mais… Ils devraient en prévoir ! »

Essuyant les larmes qui menaçaient de couler de mes yeux, je me calme un peu en le regardant dessiner. Je remarque qu’il regarde vers le petit groupe d’hommes dont ce bon vieux Aleks fait partis. Il a toujours l’air aussi maussade ce type. Et il a l’air de vouloir m’ignorer. Charmant. Je l’emmerde ou bien je reste sage pour observer ce qu’il se passe ? C’est pas trop mon truc de rester inactive… Je regarde à nouveau le dessin de mon voisin et remarque des ressemblance malgré le fantasque qui s’y est collé.

« Ce sont les potes d’Aleks que tu dessines, non ? Façon originale de les représenter, j’aime beaucoup. »

J’aime beaucoup ce qu’il fait justement parce que ce n’est pas conventionnel. Je continue à regarder ce que fait Cielo tout en surveillant les faits et gestes d’Aleks. S’il se retourne vers moi une nouvelle fois, je lui fais un signe de main avec mon plus grand et beau sourire. Histoire de l’embêter un peu.

A Aleks:
 


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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Dim 7 Déc - 16:23
À la remarque le détective venait de faire sur ce que les dirigeants comptaient faire, Andreas haussa les épaules, comme si cette question avait bien peu d'importance. Il devait reconnaître que le détective avait raison : les politiciens n'aimaient pas beaucoup les personnes qui sortaient du rang, et il est vrai qu'ils n'hésiteraient pas à faire sortir une fille qui faisait un peu trop de raffut alors qu'eux-mêmes avaient de lourds crimes sur la conscience que personne ne mentionnait, parce qu'ils étaient puissants. Oui, Andreas détestait les hommes politiques, parce qu'ils se comportaient comme des hommes d'affaire mais refusaient de le reconnaître. Pour lui, c'était un flagrant manque d'honnêteté.
Il jeta un coup d'œil en arrière, où s'était installée la fille handicapée. Il avait l'impression que quelqu'un l'observait dans cette direction, mais il ne vit rien qui lui sembla suspect. Il y avait bien un homme qui griffonnait à côté d'elle, mais Andreas le prenait pour un journaliste qui préparait le compte-rendu de cette conférence qui s'annonçait mémorable. Andreas soupira. L'attente commençait à se faire longue, car les gens tardaient à prendre place, puisqu'ils étaient en train de se saluer les uns les autres, comme il convenait de le faire à tous les rendez-vous mondains. Mais venait un moment où les mondanités n'étaient plus de mise.
« Si les gens mettent autant de temps à s'installer, je vais aller parler aux organisateurs de la conférence pour qu'ils les incitent à se dépêcher. Ils me dérangent. » grogna-t-il.
Bien sûr, Andreas n'avait pas l'intention de le faire, car il considérait cela comme extrêmement impoli et que ce n'était pas son genre. Mais tout de même, ils l'embêtaient à discuter entre eux comme si la conférence n'avait aucune importance alors qu'il mourrait d'envie de savoir ce qui allait bien pouvoir être annoncé. L'impatience avait ce genre d'effet sur lui : ses réactions devenaient impulsives, pas toujours très tolérantes, et surtout très égoïstes. Cependant, il gardait tout son calme et son sérieux, ce qui devait donner l'impression qu'il allait vraiment le faire. Or, il n'avait pas envie que M. Narcys le crût.
« Je plaisante, bien sûr. Je vais m'asseoir plutôt. Peut-être des personnes m'imiteront-elles... c'est ce qu'il y a de plus intelligent à faire. Vous devriez faire de même. »
Andreas se dirigea vers une chaise des premiers rangs particulièrement bien placée. Il était comme un dignitaire étranger : il voulait être accueilli avec tous les honneurs et être bien placé. Il fit signe au détective qu'il pouvait venir s'il avait envie. Ou s'il n'avait pas de meilleure place. Après tout, c'était à ça que servaient les relations.
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De Marionnettiste, Maître du jeu Dim 7 Déc - 17:05
Au milieu de cette tumultueuse arrivée, un robot se présenta juste derrière la table. Et d’une voix presque humaine il s’exprima.

« Votre attention s’il vous plaît, messieurs les dirigeants vont entrer en salle. Je répète les règles : Écoutez attentivement, ne posez qu’une question à la fois, ne coupez pas la parole, restez calme et bien assis. Je vous remercie. »

Puis la porte du fond s’ouvrit, laissant apparaître deux robots plus imposants que les autres, semblant avoir une habileté plus prononcée sur l’offense que sur l’aide à la personne. Juste derrière, deux personnes :

Le premier, Hugo Denman, le maire, avait une taille dans la moyenne, la quarantaine, le dos droit, la tête haute, il marchait avec assurance comme s’il avait fait des conférences de presse toute sa vie. Ses cheveux châtains encadraient son visage avec précision, une image soignée à la mèche près. Ses yeux marrons observaient l’assemblée avec dédain au travers de ses fines lunettes.

Le deuxième, Ulrich Holt, l’adjoint du maire, était plus grand, suivait mollement son comparse. Son dos n’était pas recourbé mais il ne se tenait pas droit pour autant. Il avait coiffé ses courts cheveux bruns à la va-vite juste avant de passer la porte et ses yeux verts fixaient un point au loin, n’osant jamais défier la salle du regard.

Tous deux prirent position sur la grande table, encadrés par les imposants robots, et déposèrent une tablette juste devant eux. Un prompteur sans doute. Ou un instrument qui permettait de traduire les langues. Et rien d’autre. Pas de confiseries, juste de l’eau dans un verre en plastique.

Prenant une inspiration lente, c’est le maire qui prit la parole le premier, avec un grand calme et une mesure calculée dans la voix :

«Mesdames et messieurs… chers résidents de Pacydna, bonjour et bienvenue à cette conférence de presse. Depuis une semaine et demi, il se trouve que des rumeurs hantent les couloirs de notre ville. Il y aurait des… personnes, qui auraient aperçu des phénomènes étranges voire inexpliqués. Certains osent même parler de pouvoirs… de capacités paranormales.

- Alors est-ce vrai ? Affirmez vous ? coupa alors l’un des journalistes du premier rang.

- Veuillez ne pas me couper la parole, je n’ai pas fini. Bien. Ces rumeurs sont simplement parties de personnes… malléables, influençables. Il n’est pas difficile de deviner que ces affabulations ne sont pas fondées et qu’elles ne devraient pas être prises en compte. Cette Anne Cafoudri est visiblement une manipulatrice qui utilise ce formidable outil qu’est internet pour répandre dans le sang de cette ville un venin constitué d’images factices et de montages vidéos destinés à faire croire… à vous faire croire, qu’il y aurait ce type d’évènements impossibles dans notre belle ville.

- Vous prétendez donc que ce n’est jamais arrivé ? le coupa à nouveau le même journaliste.

- Cela fait deux fois que vous me coupez, monsieur. Il s’agit d’une impolitesse. Je reprends. Évidemment, il va de soi que les personnes possédant des pouvoirs “magiques” viennent d’une époque où l’on ne comprenais rien sur tout. Qu’il y en ait aujourd’hui relève de la fiction pure, issue de l’imagination débordante d’une dame qui, visiblement, se satisfait du chaos et de la peur qu’elle provoque.

- De plus, cette rumeur ne fait que causer du tort à nos citoyens en situation de handicap, poursuit l’adjoint du maire.

- En effet, embraya le maire, car n’oubliez pas que cette sottise stigmatise encore plus ces personnes qui vivent une situation que nous pensions finie depuis au moins un siècle. Pensez-vous qu’il soit juste de les traiter de monstres possédant des pouvoirs paranormaux alors que leur seul désir est de trouver paix et sérénité dans un endroit où ils ne seraient plus considérés comme “anormaux” ? Je vous demanderais donc de reconsidérer la situation avant de poser vos questions. »

Le maire se tut alors, laissant l’occasion aux personnes, souhaitant s’exprimer, de prendre la parole.
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De Aleks Narcys, détective Dim 21 Déc - 18:24
« Je plaisante, bien sûr. Je vais m'asseoir plutôt. Peut-être des personnes m'imiteront-elles... c'est ce qu'il y a de plus intelligent à faire. Vous devriez faire de même. »

Acquiesçant, Aleks alla rejoindre son client sur l'un des sièges du premier rang. Être aux premières loges n'était pas toujours une excellente idée si l'on voulait au contraire garder profil bas, mais la technologie était telle qu'il n'existait pas d'angle mort à la salle de conférence. Ou du moins, pas d'angle mort évident. Au moins, il n'aurait guère à craindre de passer inaperçue si jamais il voulait poser une question.

Dans l'attente, il jeta un bref regard derrière lui pour confirmer que Roanne et Cielo s'en sortaient. Au vu de la façon dont ils riaient tous les deux, il n'y avait plus qu'à espérer qu'ils se tiendraient tranquilles. Son attention fut rapidement captée par le robot entrant et l'annonce du discours des dirigeants. Le début de la mascarade, orchestrée par le maire et son adjoints dont les visages n'étaient à vrai dire pas si connus du détective, qui avait pourtant passé des années dans le coin. Sitôt la première parole lancée, un journaliste peu éloigné de sa position avait déjà sauté sur l'occasion d'obtenir des renseignements. Il y avait seulement de quoi déstabiliser un enfant de primaire maladroit lors d'un oral de classe.

« Je reprends. Évidemment, il va de soi que les personnes possédant des pouvoirs “magiques” viennent d’une époque où l’on ne comprenais rien sur tout. Qu’il y en ait aujourd’hui relève de la fiction pure, issue de l’imagination débordante d’une dame qui, visiblement, se satisfait du chaos et de la peur qu’elle provoque. »

De la fiction pure, bien entendu, après tout on n'avait jamais vérifié si les photos et les vidéos étaient authentiques monsieur le maire. L'argument était purement superficiel. Il suffisait de lire un peu Internet - qui malgré son taux important de fausses informations restait malgré tout un lieu de parole libre - pour réaliser que les tests avaient été faits. Cependant, et effectivement, la magie venait d'une époque où l'on ne comprenait rien. Depuis, la science avait évolué, probablement au point de pouvoir réaliser ces petits exploits. Ce qui intéressait Aleks n'était pas de débattre de l'origine des dessins vivants de Cielo ou de la peau de Roanne, mais bel et bien d'y mettre fin. Quant au mythe de la sérénité troublée, y croyait qui voulait ; en ce qui le concernait, voir sa fille en décomposition n'avait fait que le convaincre que le meilleur moyen d'aider ces handicapés mystérieux était d'empêcher leur prolifération. Et de traîner sur la place publique celui qui les avait mis dans cet état, au passage.

N'en déplaise pour finir au maire, il ne suffisait pas de crier qu'une rumeur était fausse pour la faire taire. Tout au plus, cela la ravivait et faisait allègrement couler l'encre virtuelle chez les théoriciens du complot. Cela avait toujours fonctionné de la sorte. Clairement, il n'avait pas de soucis à se faire à ce sujet.

Restait à apporter sa petite contribution au débat. Son bras droit s'éleva docilement. Couper la parole ne faisait que diminuer les probabilités d'obtenir un échange. Il n'était pas venu défier l'autorité, n'est-ce pas Roanne ? Il décida de revenir sur l'une de ses précédentes réflexions.

« Vous avez dit qu'il s'agit de magie, mais n'est-ce pas là exagérer ? Il est possible, avec la science, de reproduire ce que l'on voit sur les photographies. Pacydna est une ville à la pointe de la technologie, après tout. »

Il y avait fort à parier que cela sonne comme un brin d'herbe déposé dans la marre, mais fallait-il réveiller les dirigeants ou tous ces gens qui les écoutaient parler ?


Avatar classe par Alyssa ♥️ • Aleks s'exprime en black, sa base de données est par ici et sa fiche de trois kilomètres est . Vous pouvez visiter et remplir sa penderie.
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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Dim 11 Jan - 14:58
M. Narcys se décida à le rejoindre juste au moment où un robot venait annoncer le début de la conférence. Malgré son envie d'en savoir plus, Andreas ne put s'empêcher de penser d'utiliser un de ces robots pour effectuer une partie du travail administratif qu'il jugeait particulièrement ennuyeuse. Mais si Andreas le faisait à l'ancienne, c'était justement pour éviter que des informations ne tombassent à la merci d'espions industriels mal intentionnés. Le maire fit alors son apparition, accompagné de son adjoint. Andreas croisa les bras pour cacher le mépris certain qu'il éprouvait pour eux. Ces deux gaillards semblaient parfaitement rôdés à l'exercice des conférences de presse. Ce qui ne signifiait pas nécessairement que ce qu'ils allaient annoncer était entièrement faux. Déformé, très certainement. Andreas avait tout de même l'espoir qu'ils allaient avouer la vérité, et si possible, une vérité qui lui permettrait de comprendre l'état de sa mère. Il ne comprenait pas comment, dans une ville dédiée aux handicapés, elle n'était pas prise en charge pour sa pathologie. S'ils mentaient, il allait vraiment leur en vouloir, penser qu'ils faisaient tout pour abandonner sa mère dans sa folie.
Capacités paranormales... Andreas se sentit se raidir à l'entente de se mot. Il n'y avait bien sûr jamais cru : l'époque de la sorcellerie était bien loin, les progrès de la science étaient tels que la plupart des phénomènes inexpliqués autrefois avaient été éclaircis... alors pourquoi en serait-il autrement de ceux-ci ? Peut-être, tout simplement, parce qu'Andreas sentait que ce qui était arrivé à sa mère n'était pas rationnel, et que la seule explication qui pouvait l'expliquer était une forme de magie.
Autant dire qu'il n'aima pas beaucoup l'expression de personnes « malléables, influençables ». Étant donné qu'Andreas voulait savoir si ces rumeurs étaient vraies, et était tout disposé à y croire si on lui apportait des preuves, savoir que les personnes « influençables » (mot honni !) donnaient foi aux rumeurs... Andreas trouva le choix de mots particulièrement maladroit. Cependant, si le maire affirmait que la rumeur était fausse et y apportait des preuves, Andreas aurait pu s'en remettre. Malheureusement, le maire et son adjoint firent tout pour éviter le sujet, et le journaliste qui prenait sans cesse la parole, qu'Andreas trouvait vraiment pénible, n'aidait pas : il ne faisait que les mettre à la défensive. En bons politiciens, le maire et son adjoint n'avaient pas catégoriquement réfuté l'existence de ces phénomènes inexpliqués, ils n'avaient pas non plus dit qu'ils existaient, mais ils voulaient convaincre les gens de ne pas y croire. Et ils avaient fait fort en disant que cette rumeur stigmatisait les personnes handicapés en les traitant de monstre.
Alors que le maire se taisait, Andreas ne put s'empêcher de laisser échapper un grognement de mépris. Comme il aurait dû s'y attendre, il n'avait strictement rien appris de cette journée et avait l'impression de perdre son temps. Il allait devoir demander des précisions supplémentaires au détective, et il les voulait dans les plus brefs délais. Toutefois, il ne prit pas la parole, laissant les autres exprimer leurs idées. Il se laissa emporter par ses pensées, car une des paroles du maire l'avait marqué. Si sa mère, parce qu'elle était handicapée, avait vraiment un pouvoir... ce pouvoir allait-il la stigmatiser ? Serait-elle un monstre pour cette raison ? Andreas essaya d'envisager sa réaction s'il apprenait que sa mère avait un pouvoir quelconque et que, pour cette raison, elle était devenue folle. Non, il ne la traiterait jamais de monstre, pas sa propre mère. Il l'aimait déjà comme elle était, et il était certain que même si sa mère devenait véritablement un monstre, tant de corps que d'esprit, il l'aimerait toujours. Mais est-ce que le fait de savoir que sa mère avait un pouvoir l'aiderait à se sentir mieux à son sujet ? Andreas n'aimait pas la voir souffrir ainsi. Si elle pouvait avoir un pouvoir... peut-être le méritait-elle, comme une compensation.
Andreas allait s'interroger sur ce qu'il pensait des autres handicapés, quand la voix de M. Narcys à côté de lui le tira de ses pensées. Il se dit qu'il avait bien eu raison d'aller voir ce détective : il avait l'air d'avoir une longueur d'avance sur les autres dans cette histoire. Sa question n'était pas mauvaise : après tout, il fallait bien que quelqu'un envisageât les progrès de la technologie comme l'une des causes possibles de ces phénomènes. Bien sûr, Andreas aurait répondu à la place du maire que le seul rôle joué par la technologie dans toute cette affaire avait été de trafiquer les preuves, documents et photographies, pour les faire passer pour vrai. Il espérait cependant ne pas entendre cette réponse. En tout cas, Andreas était satisfait de l'intervention du détective. Elle ne servirait peut-être pas à grand chose, mais c'était déjà mieux que de se taire.
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De Cielo Di Scipio, peintre à la dérive Mer 14 Jan - 4:36
Contrairement aux journalistes et l’ensemble de la salle, Cielo ne bougea pas d’un cil lorsque les dirigeants montrèrent enfin le bout de leur nez. Son doigt continua machinalement un trait de couleur. Mais ses oreilles étaient toutes à eux. Sa tête finit par se balancer au rythme des paroles qu’il entendait, comme si tout ça n’était rien de plus que la dernière chanson populaire en date. Pfff ! Un petit ricanement s’échappa de ses lèvres, étouffé et bas, mais Roanne pu probablement le percevoir. Mensonges. Hypocrisie. Politiciens. Tout se résumait en un unique mot et c’est comme s’il connaissait l’entièreté de leur discours avant même de poser un pied dans la pièce.

Tandis qu’une main continuait son œuvre, la deuxième tressauta. Cela le démangeait. Comme peindre, comme sourire, avant. L’envie montait de plus en plus. L’envie de tout envoyer se faire foutre – parce qu’il était déjà foutu, n’est-ce pas ? Et de laisser exploser un bon gros phénomène impossible juste là, au milieu de salle. Haha. Cela ferait une belle animation, non ? Et une bonne louche de viande aux requins. Qui resterait coincé dans la gorge des politiciens, qui avec peu de chance, s’en étoufferaient. Véritablement au courant ou pas. Cela leur clouerait le bec. Et ça, franchement ça le soulagerait. Toucher de la matière, réaliser quelque chose de vrai.

Ses doigts se crispèrent, ses ongles rentrèrent un peu dans sa chair. Son autre main envoya balader l’écran holographique, et l’œuvre, de toute façon terminée. Il l’envoya en direction d’Aleks et son « client ». Si l’un d’eux acceptait l’envoi, il le recevrait probablement. Le peintre le faisait sans raison particulière, il en avait juste envie. Et une peinture ne vivait que sous le regard des autres. Les garder pour lui ne lui était jamais venu à l’esprit. Même dans son état. Justement dans son état. Partager une dernière fois, avec le monde.

▬ Quelle belle brochette d’incapables, hein ? souffla-t-il en se penchant vers Roanne, comme un jeune lambda s’amusant à cracher sur la société.

Deux curieux, c’était absolument tout ce dont ils avaient l’air. Et si la demoiselle n’avait pas été livrée avec une jambe en moins, l’illusion aurait été parfaite. Le blond releva la tête et contempla la salle. Plissa les yeux, un instant. À l’intérieur, c’était presque comme si de rien était. L’illusion ne sautait aux yeux que dehors, avec l’horizon infini qui se floutait de plus en plus.

▬ Je crois que je vais bientôt avoir besoin de lunettes.

C’était lâché avec un naturel parfait, tandis qu’il remettait une mèche blonde un peu trop longue et rebelle derrière son oreille. Et c’était futile, oh tellement futile. Mais c’était l’une des dernières choses à faire avant de sombrer définitivement. Cielo tapa soudainement sur ses deux genoux.

▬ Bon. Il est temps de les secouer un peu.

Tel un énième journaliste, il leva la main et attendit son tour, avant de, parfaitement dans son rôle, laisser sa question s’échapper de ses lèvres.

▬ De la fiction, vraiment ? Et que faites-vous des réelles capacités présumées de notre cerveau ? Je ne pense pas avoir besoin de rappeler à personne ici le nombre d’études sur le sujet. Ni de citer les noms d'experts dans ce domaine. Mais les faits sont là : nous n’en utilisons qu’une infime partie, est-ce si invraisemblable de penser que nous puissions un jour bénéficier du reste ?

Cielo se recala au fond de son siège, coude sur le genou, visage lové dans sa paume, un sourire tordu retenu de justesse.

J’espère que vos petits larbins ont bien fait leurs devoirs.  


Spoiler:
 
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De Roanne Ferlin, comère Dim 1 Fév - 20:50
Les dirigeants arrivent enfin, et je les regarde d’un air profondément perplexe. Je connaissais ces gens - même s’ils ne se montrent que rarement - et définitivement, si le maire était détestable - je ne comprendrai jamais pourquoi tout le monde vote pour lui - l'adjoint est bien plus mignon bien que peu fiable. Ses réactions étaient amusantes et je me concentrais plus là dessus que sur ce que dit l’autre.

Cielo étouffe un rire, je le regarde alors d’un air amusé. Vrai que ces inepties étaient juste un discours politiquement correct digne de cet enfoiré. C’est pour ça que je n’y porte aucune attention.

Mais il se crispe de partout, quelque chose le démange. Je le regarde en penchant la tête, pour mieux voir son expression. Je ne sais pas trop ce qu’il a prévu de faire mais cela promet d’être intéressant. Il envoya sa magnifique peinture en direction d’Aleks et son copain. J'imaginai quelques secondes la réaction du deuxième et esquisse un sourire alors que Cielo se penche vers moi pour me parler.

« Quelle belle brochette d’incapables, hein ?
- Oh ça, c’est certain. »

Puis il balaya la salle, j'arquai un sourcil d’incompréhension.

« [color=AEDCFF]Je crois que je vais bientôt avoir besoin de lunettes.
- Hein ? Pour-- Oh. »

C’était ça, sa contre-partie ? Je restai silencieuse alors qu’il terminait son tour d’inspection les yeux plissés, je regardai à nouveau devant moi. Il a dit qu’il allait “bientôt”... C’est progressif ? C’est possible ça ? Il ne va bientôt plus voir… Plus voir ce qu’il fait ? Mais. Ses toiles ?!

« Bon. Il est temps de les secouer un peu. »

Je sursautai. Les secouer ? Qu--

« De la fiction, vraiment ? Et que faites-vous des réelles capacités présumées de notre cerveau ? Je ne pense pas avoir besoin de rappeler à personne ici le nombre d’études sur le sujet. Ni de citer les noms d'experts dans ce domaine. Mais les faits sont là : nous n’en utilisons qu’une infime partie, est-ce si invraisemblable de penser que nous puissions un jour bénéficier du reste ? »

Wowow attends, attends, attends là. Mais. Ce truc n’est qu’une légende ! Une légende du XIXe siècle ! C’est surtout vis-à-vis des connexions entre les neurones que ce n’est qu’une infime ! Je regardai vers Cielo, ne comprenant pas grand chose et vois ce micro instant durant lequel un sourire tordu s’est dessiné sur son visage.

« Ahah. Bravo. »

Dis-je en étouffant un rire. Qu’allez-vous répondre maintenant, très cher exécrable maire ? En nous regardant dans les yeux, nous, que tu essais par tout les moyens de planquer ?


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De Marionnettiste, Maître du jeu Dim 1 Fév - 20:51
Le maire et son adjoint balayait la salle du regard pour voir exactement qui allait poser sa question en premier. Ce fut un homme :

« Vous avez dit qu'il s'agit de magie, mais n'est-ce pas là exagérer ? Il est possible, avec la science, de reproduire ce que l'on voit sur les photographies. Pacydna est une ville à la pointe de la technologie, après tout. »

Le maire prit une inspiration lente et inaudible, il prendrait le temps avant de répondre à cette question qui, il fallait avouer, posait bien les inquiétudes de ses citoyens.

« En effet, notre ville possède une technologie très avancée. Nous pouvons même nous gratifier d’avoir l’une des technologies les plus avancées au monde.
- Nous ne parlions de “magie”, certifia l’adjoint du maire, uniquement parce que ce sont les propos qui nous ont été remontés par nos concitoyens, nous ne faisions que paraphraser… ceci était une petite parenthèse. »

Puis, arriva la deuxième question, laissant l’adjoint dubitatif. Le maire décida qu’il allait répondre d’abord au premier homme et le montra en le regardant un instant dans les yeux, imperturbable :

« Eh bien, pour réellement répondre à votre question, continua le maire en fronçant très légèrement les sourcils, je vais d’abord vous demander si vous pensez que les scientifiques de la ville de Pacydna pourrait être à l’origine de l’apparition de ceci ? »

Le mur derrière eux afficha une vidéo d’environ cinq secondes dépeignant une fille derrière un rempart d’objets soulevés par une force invisible, prise à la volée par Anne Cafoudri, une fois de plus. La vidéo possède un son et une image de qualité médiocre, mais on entend surtout des objets métalliques s’entrechoquer et s’arracher du sol. Le maire jeta un regard sans insistance sur le mur digital, il ne connaissait que trop bien cette vidéo, pour l’avoir visionnée des tas de fois. Enfin, il décida à répondre à la deuxième personne :

« Monsieur, comme vous pouvez le voir, je viens de passer une, entre guillemets, “preuve” avancée par mademoiselle Cafoudri qu’il se passe quelque chose entre les murs de Pacydna. Si cela était vrai, vous rendez-vous rendez compte qu’un individu tel que celui-ci pourrait troubler la tranquillité de notre paisible ville ? Messieurs-dames, je vous laisse réfléchir sur ceci : Si de tels choses pouvaient réellement être réalisées à partir des capacités de notre cerveau, débloquées par une technologie suffisante, ne penseriez-vous pas qu’il y aurait déjà eu des lois pour réguler tout abus ? Ne penseriez-vous pas que, depuis le temps que l’humanité connaît les capacités latentes du cerveau, nous n’aurions pas su plus tôt les possibilités effrayantes que cela aurait pu engendrer ? »

Le maire ne montrait rien, mais l’adjoint ne semblait pas tranquille. Il balayait sans cesse l’assemblée du regard, comme s’il espérait, ou non, trouver quelque chose.
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De Aleks Narcys, détective Lun 9 Fév - 14:20
Quelques secondes séparèrent l'instant de sa question et celui de la réponse que donnerait le maire. De précieuses et longues secondes d'attente qui lui suffirent à regarder sa montre pour y apercevoir - et accepter discrètement - l'envoi d'un certain peintre. Un petit sourire en coin égaya le visage d'Aleks, il fallait avouer que l'oeuvre était bien faite pour dire que la situation était si tendue. Toutefois, immédiatement après, il espéra très profondément qu'Andreas n'avait pas lui aussi reçu la notification ; ce n'était pas le moment de perdre son client pour une telle plaisanterie.

« En effet, notre ville possède une technologie très avancée. Nous pouvons même nous gratifier d’avoir l’une des technologies les plus avancées au monde.
- Nous ne parlions de “magie”, uniquement parce que ce sont les propos qui nous ont été remontés par nos concitoyens, nous ne faisions que paraphraser… ceci était une petite parenthèse
. »

Comme il l'avait pensé, les politiciens avaient la réplique. Ce qu'ils n'avouaient pas, en revanche, c'est qu'une telle paraphrase les arrangeait bien puisqu'elle était si facile à démonter. Il était plus facile de dire que la magie n'existait pas, et qu'en conséquence ces évènements étaient une pure fantaisie de l'esprit, plutôt que d'essayer de prouver que la technologie de la ville n'avait pas été employée. Alors qu'il allait préparer une seconde réplique, le détective entendit une nouvelle voix s'élever - une voix qu'il connaissait bien.

« De la fiction, vraiment ? Et que faites-vous des réelles capacités présumées de notre cerveau ? Je ne pense pas avoir besoin de rappeler à personne ici le nombre d’études sur le sujet. Ni de citer les noms d'experts dans ce domaine. Mais les faits sont là : nous n’en utilisons qu’une infime partie, est-ce si invraisemblable de penser que nous puissions un jour bénéficier du reste ? »

Lui qui parlait de ne venir que pour les croissants, c'était bien étonnant de voir Cielo s'exprimer juste à sa suite. S'il s'en réjouissait d'un certain côté, il ne put s'empêcher de froncer les sourires l'espace d'une micro-seconde. Accabler le maire et son adjoint n'étaient peut-être pas la meilleure solution pour les faire parler, même si cela produirait certainement le remous attendu.

Plutôt que d'embrayer directement sur la question du jeune peintre, le maire choisit plutôt de poursuivre sur sa lancée, ou bien de traiter en même temps les deux répliques qui n'en constituaient au final qu'une.

« Eh bien, pour réellement répondre à votre question, je vais d’abord vous demander si vous pensez que les scientifiques de la ville de Pacydna pourrait être à l’origine de l’apparition de ceci ? »

C'était une question piège. Répondre non signifiait reculer, répondre oui voulait dire s'attirer des ennuis en avançant trop vite. Il ne se ferait pas avoir. Une vidéo apparut sur le mur du fond, un extrait du fastidieux dossier d'Anne Cafoudri, et probablement l'un des plus voyants. Des objets qui s'envolaient sans la moindre présence d'appareil technologique autour.

« Monsieur, comme vous pouvez le voir, je viens de passer une, entre guillemets, “preuve” avancée par mademoiselle Cafoudri qu’il se passe quelque chose entre les murs de Pacydna. Si cela était vrai, vous rendez-vous compte qu’un individu tel que celui-ci pourrait troubler la tranquillité de notre paisible ville ? Messieurs-dames, je vous laisse réfléchir sur ceci : Si de telles choses pouvaient réellement être réalisées à partir des capacités de notre cerveau, débloquées par une technologie suffisante, ne penseriez-vous pas qu’il y aurait déjà eu des lois pour réguler tout abus ? Ne penseriez-vous pas que, depuis le temps que l’humanité connaît les capacités latentes du cerveau, nous n’aurions pas su plus tôt les possibilités effrayantes que cela aurait pu engendrer ? »

Il était impossible de ne pas voir l'adjoint en légère panique. Ces questions rhétoriques n'étaient pas absolues, et servaient probablement à cacher quelque chose. Le temps d'assembler mentalement les mots qui pouvaient fonctionner, les clefs susceptibles d'ouvrir les serrures, Aleks leva de nouveau la main. C'était maintenant qu'il fallait foncer.

« Il n'y a pas de loi pour ce qui n'est pas reconnu officiellement. Puisque c'est vous qui faites la loi, si vous n'avez pas intérêt à reconnaître les abus de la science, alors ils n'existent pas, et alors il n'y a pas de loi ni de quelconque réaction des autorités. »

Sur ces paroles plutôt généralistes, il prit une inspiration avant de poursuivre.

« En ce moment, vous niez totalement que ce que nous venons de voir sur cet écran existe car il n'y a pas de loi à ce sujet. Ne faites-vous pas le raisonnement dans le sens inverse parce que vous n'avez pas d'intérêt à ce que tout cela soit reconnu officiellement, justement ? »

Nouvelle pause. Il bouillait, une main cramponnée à ce fameux porte-bonheur qui alimentait toutes les flammes de son action. Aleks se fichait de la politique et des bruits qui couraient, sa seule motivation n'avait jamais été autre que la vengeance. Une vengeance qui ne s'abattrait au final sur une seule personne lorsqu'il l'aurait trouvée, et qui brûlerait s'il le fallait tout ce qui se trouvait autour, lui y compris.

« Les rumeurs vont vite. Plus elles sont réfutées, plus elles se propagent et créent des théories. Dès lors, il faut que vous puissiez prouver que les vidéos sont fausses - discréditer leur auteur ne suffit pas, certains font davantage confiance à Mme Cafoudri qu'à la politique - ou qu'elles présentent quelque chose de parfaitement impossible pour la science. Et si vous n'y parvenez pas, pourquoi ne pas reconnaître la menace pour commencer à la comprendre, puis créer la loi qui limiterait ces excès ? Ce n'est qu'ainsi qu'il sera possible de faire cesser la souffrance des citoyens que vous plaigniez tout à l'heure.  »

À moins que le lion ne se morde la queue. Mais avancer tout cela était encore trop tôt, il faudrait des preuves pour aller plus loin que la simple suggestion, d'autant plus qu'il n'était pas certain lui-même. On pouvait avoir de nombreuses raisons pour cacher quelque chose, il fallait toutes les considérer pour résoudre l'énigme.


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De Bilge Yıldız, la reine des potins Dim 22 Fév - 0:04
Hihihi. Elle était trop forte.

Odette secouait la tête d'un air consterné depuis plusieurs bonnes minutes déjà, regardant droit devant elle, mais toujours était-il que Bilge était trop forte. Elle avait ouïe sa colocataire parler d'une conférence de presse, appris qu'elle pouvait y assister et, poussée par son éternelle curiosité de gossiper, elle avait obtenu d'y accompagner sa chère Odette. « Je s'rai ton garde du corps! » avait-elle avancé, comme si c'était un argument valable, et Odette avait répondu: « t'es surtout une môme, Bee », mais elle avait ajouté: « dépêche-toi de te préparer, alors » et elles étaient en route.
Odette avait par la suite pesté contre le retard qu'elles avaient pris en secouant la tête, de la sortie de l'appartement jusqu'à la Tour Jean Richter.

Bilge fut larguée par Odette dans la salle des fêtes alors qu'elle rejoignait ses collègues au premier rang avec quelques excuses discrètes. Ravie, et un peu en marge, comme à son habitude, Bee se décala jusqu'à deviner les trognes du maire et de son adjoint, au-delà des crânes qui lui montraient leurs dos.

« ... n’en utilisons qu’une infime partie, est-ce si invraisemblable de penser que nous puissions un jour bénéficier du reste ? »

C'était un monsieur aux cheveux blonds, juste à côté, qui parlait. Elle perçut le « ahah. Bravo » de la fille aux cheveux blancs près de lui. Elle s'inclina vers elle et chuchota:

« Hey, pardon mais... De quoi on parle? »

Le maire prit la parole presque aussitôt:

« Eh bien, pour réellement répondre à votre question, continua le maire en fronçant très légèrement les sourcils, je vais d’abord vous demander si vous pensez que les scientifiques de la ville de Pacydna pourrait être à l’origine de l’apparition de ceci ? »

Du mouvement derrière, elle se dressa sur la pointe des pieds pour voir. Une vidéo, de la très mauvaise qualité, d'ailleurs. Elle haussa les sourcils quand le maire reprit:

« Monsieur, comme vous pouvez le voir, je viens de passer une, entre guillemets, “preuve” avancée par mademoiselle Cafoudri qu’il se passe quelque chose entre les murs de Pacydna. Si cela était vrai, vous rendez-vous rendez compte qu’un individu tel que celui-ci pourrait troubler la tranquillité de notre paisible ville ? Messieurs-dames, je vous laisse réfléchir sur ceci : Si de tels choses pouvaient réellement être réalisées à partir des capacités de notre cerveau, débloquées par une technologie suffisante, ne penseriez-vous pas qu’il y aurait déjà eu des lois pour réguler tout abus ? Ne penseriez-vous pas que, depuis le temps que l’humanité connaît les capacités latentes du cerveau, nous n’aurions pas su plus tôt les possibilités effrayantes que cela aurait pu engendrer ? »

Le cerveau. Le genre de trucs qui se foutent bien de votre gueule, ouais! Peut-être que c'était une hallucination, la « preuve de mademoiselle Cafoudri ».

Ouais. Elle avait un peu de mal à suivre.

« En ce moment, vous niez totalement que ce que nous venons de voir sur cet écran existe car il n'y a pas de loi à ce sujet. Ne faites-vous pas le raisonnement dans le sens inverse parce que vous n'avez pas d'intérêt à ce que tout cela soit reconnu officiellement, justement ? Les rumeurs vont vite. Plus elles sont réfutées, plus elles se propagent et créent des théories. Dès lors, il faut que vous puissiez prouver que les vidéos sont fausses - discréditer leur auteur ne suffit pas, certains font davantage confiance à Mme Cafoudri qu'à la politique - ou qu'elles présentent quelque chose de parfaitement impossible pour la science. Et si vous n'y parvenez pas, pourquoi ne pas reconnaître la menace pour commencer à la comprendre, puis créer la loi qui limiterait ces excès ? Ce n'est qu'ainsi qu'il sera possible de faire cesser la souffrance des citoyens que vous plaigniez tout à l'heure.  »


Décidément, elle avait vraiment du mal à suivre. Mais elle n'en avait aucun à se faire remarquer. Même, elle aimait bien. Alors elle leva son poing au ciel en s'écriant à pleins poumons:

« Ouais! Il a raison, le monsieur! »


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De Marionnettiste, Maître du jeu Jeu 12 Mar - 18:35
Le maire était toujours droit sur son siège, fier alors que l'on pouvait presque voir l'adjoint trembler. Il regardait à droite, puis à gauche. Les déclarations du même homme, encore et toujours précis, comme s'il savait quelque chose. Une voix féminine s'élève pour abonder dans le sens de l'homme, suivit de quelques personnes. L'adjoint n'était définitivement pas tranquille.

La tirade terminée, le maire attendit quelques instants avant de répondre, fixant toujours l'intervenant. L'adjoint se figea.

« Nous--
- Arrêtez de les croire stupides ! »

Il l'avait presque crié, se levant de sa chaise. Sans regarder le maire, ni l'assemblée, droit devant lui, là où il n'y avait personne. Puis la panique se lit à nouveau sur son visage, plus intense, il regarde le robot à sa droite qui semblait l'observer, puis celui à sa gauche qui faisait de même, pour finir sur le Maire surprit. Il se tourne vers l'assemblée encore silencieuse et bredouilla en baissant les yeux.

« E-Excusez-moi… J-Je ne me sens pas très bien… V-Veuillez m'excuser. »

Avant de partir plus rapidement qu'il n'est venu. Sans courir, mais en pressant le pas. Le Maire, quelque peu troublé par cette intervention, balaya ses concitoyens du regard et se leva à son tour et s'adressa à l'homme qui questionnait.

« Nous allons réfléchir à ce que vous nous avez déclaré, monsieur. Et même si nous ne consentons pas au fait que cette… « magie » existe, il est vrai que tout ceci ne va faire qu'alimenter la rumeur et va ne faire que causer du tort aux personnes en situation de handicap. »

Il se tourna vers l'assemblée de journalistes qui avaient tous leurs smartphones en main, prêt à dégainer une vignette sur la conclusion qu'il s'apprête à formuler.

« Nous considérons cette conférence comme close. Nous vous ferons parvenir un communiqué sur ce qu'il vient de se passer à l'instant ainsi que sur notre décision finale. Bonne fin de journée à vous. »

Et sans plus attendre malgré les tentatives des personnes présentes sur les lieux, le Maire partis par le même endroit que l'adjoint, l'allure toujours aussi fier. Un robot se mit derrière la porte pour être certain que personne n'ose les importuner puis l'un de ceux présent à côté de la table des représentants demandent à l'assemblée de bien vouloir quitter les lieux.

Explications


• C'est la fin de la conférence, merci d'avoir bien voulu participer, même toi Bilge qui n'a pas pu faire grand-chose au final. Mais cela ne veut pas dire que ce sujet est clôt. En effet, même s'il vous ait demandé de partir, vous pouvez restez ici quelques minutes le temps de réagir ou faire partager vos réflexions à ceux qui vous entourent. Néanmoins, il arrivera un moment où les robots-videurs vous mettront dehors (parce qu'il faut pas abuser non plus)

• Si dans d'ici deux semaines il n'y a plus de réponse, le sujet sera verrouillé.

• Dans « quelques jours » un communiqué sera donné aux médias qui vous transmettront les décisions des dirigeants. D'ici là, patience ♥
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De Bilge Yıldız, la reine des potins Ven 13 Mar - 0:55
Déjà?

« ... Déjà? »

Eh bah alors, Ulrichou, on avait des problèmes d'angoisses?
Ha, elle pouvait bien parler, elle savait bien que ce n'était pas un sujet propice à la rigolade. En fait, la réaction surprenante de l'adjoint du maire ne l'avait surprise que dans la mesure où elle ne s'attendait pas à ça venant de lui d'ordinaire si effacé.

Et elle s'y connaissait: les politiques constituaient un fertile sujet de ragots, au Kiosque! Cette caste n'était-elle pas de tous temps la chouchoute des commères, lorsqu'il fallait un sujet tout trouvé pour potiner?

Quoi qu'il en fût, elle était surprise que ce soit déjà fini, et voyait d'ores et déjà Odette l'intercepter pour lui reprocher son retard en la traitant de junkie comme elle le faisait toujours lorsqu'elle s'énervait contre Bilge, ce qui restait assez rare, mais néanmoins assez mémorable pour en avoir le cœur battant et les mains moites. Il fallait au moins ça pour gérer Bilge lorsqu'elle n'était plus aux commandes de son esprit.

Alors lorsque la tête blonde apparut, Bee se leva en saluant sa voisine aux cheveux blancs et alla rejoindre son amie en fléchissant les épaules, ce qui était cocasse lorsque l'on voyait la différence de taille et de corpulence des deux jeunes femmes.

Mais, chose étonnante, Odette n'avait pas l'air furieux, pas du tout. Au contraire. Elle souriait de son sourire de journaliste.

« Une ambiance de guerre civile, aux premiers rangs, si tu veux mon avis! Ils sont au point de s'arracher leurs tablettes, les confrères.
- Et toi? Tu ne te mêles pas à l'arrachage de tablette?
- Oh, non, je préfère harceler du monde. Le métier, tout ça. Tu peux rentrer si tu veux, si tu préfères m'attendre, je ne serai pas très longues de toute façon.
- Noté! Je vais rôder encore un peu, moi. Le métier, tout ça. »

Odette rit et s'éclipsa. Bilge tourna un peu sur elle-même, jetant un coup d'œil panoramique à la salle qui se vidait déjà.

Déjà.


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De Cielo Di Scipio, peintre à la dérive Dim 15 Mar - 16:46
Cielo avait déconnecté son cerveau depuis un très long moment. Dès les premiers mots, les réponses ridicules aux questions posées, pour être exact. Son attention s’était éloignée de la conférence et s’était plongée dans de biens sombres pensées, qu’il ne valait mieux pas connaître. Cet état de fait ne le chagrinait pas vraiment. Il estimait, probablement à raison, ne pas avoir raté grand-chose. Enfin, pas plus que ce qu’une oreille tout à fait distraite pouvait noter, du moins. Comme la petite réaction de l’adjoint, pour le moins… intéressante. Mais il s’en occuperait plus tard.

Comme si la fin annoncée et les mouvements de foule avaient sorti le peintre de sa léthargie, ce dernier bondit de sa chaise pour fondre sur sa proie. Une jeune femme, qu’il ne voulait pas laisser s’échapper. Qui avait attiré son œil, et ma foi, son attention fluctuante. Comme s’ils se connaissaient depuis des années, Cielo vint s’appuyer sur l’épaule de Bilge. Juste comme ça, épaules contre épaules, avec un petit « pof » dû au mouvement et un très fin sourire aux coins des lèvres.

▬ Ça vous dirait de poser ?

Juste. Comme ça.
Définitivement, pour un peu… disons, n’importe qui, Cielo devait paraître sans-gêne. Ou vaguement, voire carrément, comme un quelconque prédateur tordu qu’il faudrait à tout prix éviter. Et c’était un peu cash, il devait se l’avouer. Mais il n’avait plus vraiment de temps à perdre. Le temps, filait. De plus en plus. En attendant une éventuelle réponse, le blond fit un petit signe à Roanne comme pour lui dire qu’il ne l’oubliait pas, ou pour l’inviter à se joindre à la discussion, c’était difficile à dire. Il devrait peut-être lui dire qu’il avait une esquisse d’elle coincée entre deux toiles, d’ailleurs. Peut-être.

Après un petit moment de flottement, Cielo quitta cette épaule qui ne lui appartenait pas, et mit ses mains en porte-voix.

▬ EH ALEKS, CA TE DIRAIT UN PETIT CROISSANT ?

Toute cette foutue salle, enfin ce qu’il en restait, avait dû l’entendre. Il n’avait, vraiment, vraiment, pas été discret, et avait déployé tous les jolis décibels qu’il pouvait, sans omettre de bien, bien, désigner sa cible avec de grands gestes. Cielo ricana discrètement.

Embêter Aleks était particulièrement apaisant pour les nerfs.

Spoiler:
 
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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Lun 16 Mar - 11:41
Andreas se serait attendu à voir plus de voix s'élever dans la salle pour protester contre le silence où les plongeait l'équipe municipale. Mais peut-être les personnes assistantes à cette assemblée avaient compris qu'on ne pourrait rien tirer d'eux, car la rhétorique politicienne était trop parfaite. Qui plus est, Andreas n'était pas en entier désaccord avec eux : pour gérer des personnes à pouvoir, il fallait nécessairement instaurer une législation, qu'elle soit secrète ou non. M. Narcys avait brillamment répondu que la loi devait être officielle, ce qui était un argument parfaitement recevable dans un débat public, mais un peu naïf. Tout le monde savait bien que la politique se jouait généralement dans les coulisses, et que ce qui comptait le plus, c'était ce qu'on ne pouvait pas voir. Laissant le détective défendre son point de vue, tandis qu'une voix féminine approuvait au fond de la salle, Andreas était déjà en train de se faire sa propre opinion.
Andreas fut donc plutôt étonné par la réaction peu professionnelle de l'adjoint, qui sembla céder à la panique. Était-il donc incapable de répondre à des questions aussi simples ? Était-il donc un amateur ? La seule explication, c'était qu'il avait bien quelque chose à cacher. Fort heureusement, le maire intervint pour rétablir une situation qui lui échappait. Employer le coup classique de la conclusion précipitée, il affirma prendre en compte ce qui avait été dit et priait gentiment le public d'attendre le communiqué pour relancer la polémique. Andreas savait bien qu'il ne fallait pas faire confiance aux politiciens. En quelques jours, ils auraient largement le temps d'analyser les propos qui avaient été tenus et de trouver une nouvelle ligne de conduite qui fermerait temporairement la discussion. Une honte, pour Andreas. Il avait très envie d'appeler un journal pour lui demander de faire savoir à Pacydna toute entière à quel point il avait trouvé leur conduite déplorable.

« C'est de l'amateurisme, commenta Andreas, visiblement mécontent. Je n'arrive pas à croire qu'ils osent appeler cela une conférence de presse. Ils auraient mieux fait de dire qu'ils ne répondaient pas aux questions, cela m'aurait fait gagné du temps. »

Ou pas exactement, car Andreas sentait que quelque chose s'était passé. Il n'était pas entièrement bête : il se faisait peut-être régulièrement berner par les détectives et les gens qui travaillaient pour lui, mais il lui arrivait de temps à autres de faire preuve de jugeote. Le débat était tendu, et si les politiciens avaient eu l'air si gênés, c'était qu'ils cachaient quelque chose. Soit les pouvoirs existaient réellement, auquel cas ils cachaient une information monstrueusement importante qu'Andreas avait très envie d'exploiter. Soit ils n'existaient pas, mais un autre secret se cachait derrière leur beau discours. Restait à savoir si, dans ce cas précis, ce secret pouvait être exploité à son avantage. C'est pourquoi, même si Andreas donnait l'impression de s'ennuyer, il était au contraire ravi. Il était persuadé d'être au bon endroit, au bon moment, et qu'il allait avoir une bonne occasion d'éclipser tous les concepteurs concurrents qui lui donnaient du fil à retordre.
En tout cas, Andreas espérait que M. Narcys ne s'était pas trop exposé en intervenant vigoureusement dans le débat. Il avait un certain respect pour le détective, et il n'aurait pas voulu le voir sombrer pour une prise de position publique. Quand on voyait la façon dont était traitée Anne Cafoudri... Un détective était tout aussi dangereux pour la classe politique qu'une journaliste. Mais alors qu'il allait lui conseiller la prudence et lui demander son avis, un énergumène se fit remarquer au fond de la salle. C'était l'homme qui, tout à l'heure, était en train de griffonner. Andreas aurait alors pu le confondre avec un journaliste, mais la façon dont il apostrophait le détective ne cadrait pas vraiment avec l'image que l'homme d'affaires se faisait d'un journaliste. Ce devait être terriblement gênant pour le détective, mais Andreas ne put s'empêcher de rire. Il avait l'impression d'assister à quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir, un pan de sa vie privée qui pouvait potentiellement discréditer son professionnalisme. Andreas cependant ne le jugea pas. Il ne se moquait d'ailleurs même pas. Il se contenta de dire au détective :

« Je vois que votre ami a très envie de vous voir. » Il évita le terme embêter, trop cru à son goût. « Si vous avez envie de déguster des croissants, je ne vous retiens pas. On ne devrait pas se priver d'une petite pâtisserie. » (Car oui, la consommation, c'était son métier, et il aimait que les gens consomment autour de lui)

Et il était sérieux, en plus.


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De Aleks Narcys, détective Lun 23 Mar - 21:31
La réaction du public ne se fit pas attendre.

« Ouais! Il a raison, le monsieur! »

Discrètement, Aleks décocha un regard rapide derrière lui, à croire qu'il avait eu une prémonition. Les grands esprits se rassemblent, ne put-il s'empêcher de penser lorsqu'il constata que la perturbatrice était la voisine de Roanne. Cependant, et avant de pouvoir réagir davantage sur cette intervention, le détective fut comme tous interrompus par le bref échange entre le maire et son adjoint en sueur.

« Nous--
- Arrêtez de les croire stupides ! »

Une lueur de satisfaction - mais aussi de vice - égaya son sourire. Il avait réellement suffi de peu pour plonger cette conférence dans le chaos, ce dont il ne pouvait que se réjouir. Leur heure, à lui et Angelika, approchait enfin. Aussi timide et éphémère soit ce remous. Aussi décevante la fuite du maire et de son adjoint soit-elle.

« Réfléchissez autant que vous le voulez, vous en avez besoin. » marmonna-t-il dans sa barbe avec l'ardeur de celui qui n'allait certainement pas attendre que les choses se calment. Bien au contraire, la partie n'en était qu'à son tout premier tour, et Aleks comptait fermement se retrouver à nouveau face au duo de dirigeants. En face à face, sans possibilité de se soustraire à la vérité qu'ils dissimulaient - désormais de façon évidente.
Pris dans ses envies de revanches, il en manqua presque d'ouïr la remarque d'Andreas, toujours assis à ses côtés.

« C'est de l'amateurisme. Je n'arrive pas à croire qu'ils osent appeler cela une conférence de presse. Ils auraient mieux fait de dire qu'ils ne répondaient pas aux questions, cela m'aurait fait gagner du temps.
- Pour ma part, je me serai plutôt amusé. »

Suite à cela, il ôta de sa poche sa cigarette électronique tout en se relevant. Décidément, c'était même une bonne journée, jamais il n'avait fait autant de zèle - peut-être à tort, d'ailleurs. Il n'était pas sans ignorer que les robots avaient parfaitement mémorisé son nom ; le maire aurait probablement un voyage d'affaire chaque fois qu'il tenterait de le joindre. Ainsi que d'autres malheureuses coïncidences qui ne rendraient pas son enquête plus facile.

Il inspira la première bouffée. C'était risible. Son enquête n'avait jamais été facile. Prêt à partir en saluant brièvement tout le comité d'un geste de la main avant d'aller noter et approfondir ses réflexions au sujet de la conférence, il n'alla hélas guère au bout de ses ambitions.

« EH ALEKS, CA TE DIRAIT UN PETIT CROISSANT ? »
Forcément, Cielo n'avait que ce mot-là à la bouche. S'il ne doutait pas de la participation de Roanne à ce goûter improvisé, il fut surpris de voir qu'Andreas avait rejoint la conversation - il ne manquait plus que cela. Au moins, il s'était amusé de quelque chose.

« Je vois que votre ami a très envie de vous voir. Si vous avez envie de déguster des croissants, je ne vous retiens pas. On ne devrait pas se priver d'une petite pâtisserie. »

Pris dans la plaisanterie, il manqua - par erreur - d'avancer dans le sens de son client, qui pourtant détenait une parole d'argent face aux langues de bronze des deux jeunes.

« Malheureusement, je vais devoir décliner, le devoir m'appelle. » répondit-il sobrement à l'attention de son interlocuteur adulte avant de poursuivre son chemin au milieu des sièges, e-clope à la main. Sachant avec pertinence qu'un tel défilement était impossible en de telles circonstances, il adressa quelques mots supplémentaires à Cielo : « Un autre jour, pourquoi pas, mais ce n'est pas le moment pour les enfantillages. »

Face à mille paroles d'argent, il y aurait toujours une voix d'or dont l'écho retentissait bien au-delà de toute notion de vie ou de mort. Le souvenir, puissant dans son sentiment, dévorant dans ses conséquences. Sa fille attendait de l'autre côté. Il serait bien malvenu de la faire attendre alors que les choses avaient commencé, n'est-ce pas ?

Sans plus rien entendre que le crépitement des flammes que lui seul était en mesure de voir, Aleks s'éclipsa. Ce n'était après tout qu'un au revoir.


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De Roanne Ferlin, comère Lun 23 Mar - 22:54
« Hey, pardon mais... De quoi on parle? »

Que ? Une retardataire ? J'allais lui dire qu'elle avait franchement pas raté grand-chose puisque ce ne sont que des discours de politique mais le monologue d'Aleks me coupa la parole. Ce qu'il dit n'est pas totalement faux, mais franchement prendre le même ton que ce type qui nous sert de maire,  ça me donne envie de ronfler.

Et je l'aurais fais, si la retardataire n'avait pas beugler « Il a raison ! » comme si c'était une manifestation. S'en suivit de toute un mouvement de foule que je regardai de mon œil fatigué. Je les aurais bien rejoins si je n'étais pas autant crevée.

Et le maire qui allait encore prendre la parole pour nous débiter des conneries… Et décidément, on ne veut pas que je pique du nez ! C'est le tour de l'adjoint au maire de se mettre à crier sur… Sur… Sur le maire ? Je crois ? Euh. Il regarde dans le vide le monsieur, il va bien ? Ah non, il fuit. Et l'autre suit après une parole en l'air de plus. Hm-Hm. Quelle conférence bien organisée, c'fou.

Et hop, pouf pouf, la conférence est terminée. La retardataire se plaint que ce soit déjà finis – nous ça fait au moins 6 mois qu'on y est, tellement ces discours sont chiants – me salue et part retrouver une nana, je la salue en retour. Bon. Soit.

Et mon voisin se mit en mouvement, je le regardai un peu étonnée, pas un mot, rien, l’œil rivé sur… Sur la retardataire. Je pris mes béquilles et le suivit rapidement, ça allait devenir intéressant. Et.

« Ça vous dirait de poser ? »

Je retiens de justesse un rire, j'adore ce type et sa manière de faire connaissance avec les personnes. Après les boxers bleus pétants, qui donnait une plutôt belle vue, le voilà à sortir des phrases qui, sorties de son contexte paraissent louches. Bon, là y'a même pas de contexte puisqu'il lui a sorti ça comme ça de but en blanc. Donc c'est louche.

Un petit moment de blanc où je ricanais discrètement derrière, et Cielo reporta son attention sur une  silhouette que nous connaissons bien.

« EH ALEKS, CA TE DIRAIT UN PETIT CROISSANT ? »

D'accord, là j'explose de rire, j'en fais tomber une béquille. Les curieux se retournent, un léger silence se forme dans notre entourage direct. Sautant sur ma jambe restante jusque Cielo, je m'appuie à mon tour sur son épaule, laissant le robot récupérer mon objet.

Les yeux encore rieurs, je regardai en direction du vieux qui discutait avec celui que ma béquille temporaire vivante dessinait au début de la conférence.

« Un autre jour, pourquoi pas, mais ce n'est pas le moment pour les enfantillages.
- Roh l'autre comment il fuit. marmonai-je à Cielo avant de crier à mon tour. Ce sont pas des enfantillages, ce sont des croissants ! »

Et il disparait dans les autres silhouettes. Enfin, c'est pas comme si je ne pouvais pas comprendre pourquoi il avait l'air de bouillir malgré son air encore bien morne. En fait, non. J'pouvais pas vraiment comprendre.

« Je ne sais pas ce qu'il va faire, murmurai-je, mais je pense qu'il va y avoir du sport »

Pour le cerveau de ces dirigeants de pacotille. Je me demande encore comment cette ville fait pour aller si bien avec ces deux abrutis.

« Et si non, vous faites quoi, là maintenant ? On se le prend ce croissant, même sans Aleks ? »


Roanne vous agresse en #D9D9D9
Merci à Aleks pour ce magnifique avatar nostalgique ♥️
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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Lun 13 Avr - 22:31
Andreas ne voyait aucun inconvénient à ce que le détective l'abandonnât pour manger des croissants, mais il semblait que M. Narcys avait d'autres projets en tête. Il s'excusa, prétextant avoir un devoir à accomplir, avant de partir. Andreas trouva cette réaction assez curieuse. Il pensait que le détective était un peu plus sociable, surtout après l'avoir entendu poser quelques questions au maire. Il pensait que le détective allait rester quelques instants de plus pour saluer d'autres connaissances. Cet ami était-il si gênant que cela pour qu'il l'évite de la sorte ?
Ce ne fut qu'ensuite qu'Andreas se rappela qu'il avait complètement oublié de lui demander confirmation au détective concernant les pouvoirs. Il pouvait bien sûr se faire sa propre opinion, mais il estimait que faire confiance à un professionnel était plus certain. Dans le monde d'Andreas, il fallait toujours faire appel à des professionnels : l'amateurisme était à exclure, pour ces incertitudes et son manque de prestige. Il fallait que ça brille, que ce soit net, il voulait des réponses, pas des doutes.
Tant pis. Lorsqu'il rentrerait chez sa mère le soir, Andreas se poserait toujours les mêmes questions. Y avait-il une raison à cette folie ? Se pouvait-il qu'elle ait un pouvoir ? N'était-elle qu'une vieille femme sénile, ou l'avait-elle définitivement dépassé ? Et surtout, pourquoi était-il venu, s'il ne pouvait répondre à ces questions ?

Andreas se retrouva seul, avec pour obligation de saluer certaines de ses connaissances mondaines avant de partir. Il allait s'en dire qu'il trouvait que ce travail était vraiment ennuyeux : il avait envie d'être ailleurs, pour l'instant. Il s'acquitta cependant de son devoir social avec beaucoup de zèle et d'application, glissant comme il en avait l'habitude des petits commentaires sur les proches de ceux qu'il côtoyait pour simuler la proximité. Son fond de commerce étant de comprendre l'âme humaine, les envies, les pensées ainsi que les besoins des gens, Andreas n'aurait pas bien fait son travail s'il ne faisait pas ce qu'il attendait d'eux.
Toutefois, il se permit une petite fantaisie. Juste avant de sortir, Andreas s'arrêta devant la personne qui avait interpellé M. Narcys. Ou plutôt, les deux personnes, puisqu'il était accompagné de la fille qui s'était fait remarquer au début de la conférence. Andreas les regarda attentivement pour graver leurs traits dans son esprit. Ils l'intéressaient d'un point de vue personnel - d'où connaissaient-ils le détective, et pourquoi s'était-il éclipsé plutôt que d'aller leur parler ? - , mais également d'un point de vue professionnel, puisqu'ils faisaient partie de la nouvelle cible qu'il visait. Il s'arrêta ensuite à leur hauteur, attendant quelques secondes avant de prendre la parole, hésitant sur ce qu'il devait leur dire.

« Belle prestation, aujourd'hui. J'aimerais vous garder à l'œil. »

Il se souvenait que c'était dans leur coin qu'avaient été posées des questions très intéressantes. Ce qui signifiait qu'ils avaient peut-être un point de vue critique sur la ville, un point de vue qu'Andreas, en tant qu'étranger, avait du mal à saisir.
Andreas leur adressa un petit signe de tête, ne désirant pas s'attarder pour discuter plus longuement. De toute façon, son séjour en ville allant se prolonger pour quelques temps encore, il avait largement le temps de les revoir si l'envie lui en prenait. Il prit le chemin vers la sortie, passa la porte, traversa le couloir et sortit.
Quelle drôle de journée, franchement.
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[Event 1] Conférence de presse - Sujet commun

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