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Intersections relationnelles | Andreas - Roanne

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détective
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De Aleks Narcys, détective Jeu 12 Nov - 15:18
4 Février 2670
Intro qui sert seulement à resituer le perso:
 


Et au milieu de tout ça, il y avait Andreas Korbemynn, citoyen parfaitement valide à l'influence et aux revenus - mais surtout l'influence, il avait déjà les revenus - croissants. Ou plutôt, grimpant à mesure que tout cette pagaille se répandait, tant le terme "croissant" avait désormais de significations. Avant qu'Aleks ne le recontacte pour planifier un rendez-vous, c'était le point sur lequel ils s'étaient quittés. Ou plutôt, sur lequel il était lui-même parti, en fin de conférence, malgré tout l'enthousiasme de Cielo. Si le détective avait bien une curiosité, c'était celle de savoir comment avait évolué l'opinion de son client à propos de tout ce qu'il avait vu et entendu à ce moment-là. Était-il toujours purement désintéressé ?

C'était bien plus qu'une éventualité et, à vrai dire, ce ne serait en aucun cas l'objet de leur prochaine discussion. Car il y avait quelque chose qui intéressait bien plus cet homme, et sur lequel il avait également eu le loisir de mener des recherches ces derniers jours.

Lorsque l'homme qu'il attendait se présenta à la porte, Aleks lui ouvrit tel qu'il l'avait fait la première fois : en personne, plutôt que de se contenter d'appuyer sur un bouton.

« Bonjour, monsieur. »

Il l'invita à entrer dans ce bureau qui n'avait guère changé depuis la dernière fois. Toujours sobre, professionnel et légèrement vétuste. Simple détail en plus ; un second écran, greffé au premier pour permettre de visualiser plus d'informations en même temps, et sur lequel s'aggloméraient chaque seconde de nouvelles vignettes. À côté, tout ce qu'il avait à montrer à son client avait été rassemblé dans un rapport sommairement précédent mais assez long pour en rebuter plus d'un. « Je veux tout savoir, jusqu'au moindre détail, peu importe les risques que vous prendrez » n'était-ce pas ce qui était demandé ? Un café proposé et une incitation à s'asseoir en face de lui plus tard, il entama les hostilités.

« Tout d'abord, il me faut préciser que cette enquête est encore loin d'être terminée, ce malgré les deux semaines qui viennent de s'écouler. Je tiens avant tout à confirmer certaines pistes à propos de votre mère, Astrid Heerder… et sur son entourage. Il me semblait plus judicieux de vous en parler en face à face. »

Le premier écran était désormais à moitié tourné vers Andreas. Avant d'entamer les explications, il vint s'assurer tacitement que son client était paré et n'avait pas de question supplémentaire.

Dès lors, il pourrait y avoir trois agression simultanées et un attentat dans la ville qu'Aleks ne décrocherait pas de son expression quasi-monotone. Ni d'un regard assombri, absorbé, focalisé sur ce qu'il devait faire. Il n'aurait pas claqué d'un cil.

C'était sans compter sur l'intervention du hasard.




HRP:
 


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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Mer 18 Nov - 22:51
Le mois de février venait d'arriver. Le deuxième mois de 2670. Ce ne faisait qu'un mois de plus, mais pour Andreas, chaque jour avait son importance. Une journée sans travail était une journée de perdue ; une journée sans innovation, découverte ou nouveauté l'était tout autant. L'homme d'affaires avait désormais un projet, qui lierait l'handicap et la sensation, l'amusement et l'instruction, l'utile et l'agréable. Andreas avait bien conscience de ne pas être le premier à compter sur cette formule, crédo de bien des siècles avant lui et plus particulier de la fin du XIXe ; mais l'ancienneté de ce paradigme, loin de le discréditer, ne faisait que confirmer son intérêt.
Pour parler plus simplement, puisqu'il ne fallait demander à un homme habitué au merchandising et au marketing de se montrer direct et honnête sur son projet, Andreas avait l'intention de faire créer un système qui permettrait de retranscrire les sensations d'une personne handicapée à un groupe de personnes, dans le cadre d'attractions afin d'être plus attractif. Il savait que ce n'était techniquement pas impossible, la technologie étant ce qu'elle était. Qui plus est, des simulateurs de catastrophes naturelles existaient déjà : tout ce qui lui restait à faire serait de trouver un moyen d'extérioriser les sensations internes. Ce ne devait pas être si difficile.
Mais avant de se lancer pleinement dans ce projet, Andreas avait une autre question à régler. Il avait reçu une invitation de M. Narcys à venir lui rendre visite pour recevoir les conclusions de l'enquête qu'il avait commanditée. Une éternité semblait avoir passé depuis la première entrevue, qui avait eu lieu avant la conférence de presse, laquelle commençait à se faire ancienne. Néanmoins, Andreas savait faire preuve d'une patience étonnante avec les détectives. M. Narcys lui apportait d'ailleurs des résultats bien plus rapidement que le précédent. Ce temps ne lui semblait pas vraiment perdu. L'attente avait bien sûr ce côté insupportable, celui de l'ignorance malheureuse, mais il était suffisamment occupé pour ne pas céder à l'impatience. Arranger un rendez-vous qui conviendrait à l'emploi du temps d'Andreas s'était d'ailleurs révélé bien plus facile que prévu. Vous savez comment sont les emplois du temps des hommes d'affaires : ils n'ont jamais de temps à vous consacrer, à moins que vous ne représentiez un intérêt particulier pour eux. Andreas n'avait donc eu aucun remords à reporter rendez-vous et séances de travail pour s'y ménager une plage libre. Il faisait là tous les jours.

Cela dit, Andreas trouvait toujours aussi étrange l'immeuble où résidait M. Narcys. Il ne s'y rendait sans doute pas assez régulièrement pour s'habituer à ce délabrement qu'il pouvait voir pourtant tous les jours dans les rues. Peut-être trouvait-il étrange de se rendre dans ce genre d'endroit pour rencontrer un détective qu'il estimait. Un cadre plus propre conviendrait mieux à un homme comme Andreas.
M. Narcys vint l'accueillir en personne, une fois de plus, prouvant qu'il avait conscience de l'influence de celui qu'il accueillait. Andreas se sentait pour sa part tout à fait flatté, même si une partie de l'attention qu'il recevait avait fini par lui paraître banale. Néanmoins, le détective n'avait pas le même intérêt que d'autres à se montrer cérémonieux. Andreas y était donc sensible..
Ce n'était pas la seule chose à laquelle Andreas était sensible. La tension qui l'habitait alors était réelle. La pression de ses artères était plus élevée que d'ordinaire. Cela ne se voyait pas, car un homme professionnel comme lui avait appris depuis longtemps à camoufler ses émotions. Il ne tenait pas à ressembler à une adolescente incapable de gérer ses émois. Fort heureusement, le cadre, qui commençait à devenir familier à Andreas, le rassurait un peu. Certes, l'esprit n'était pas forcément tranquille lorsqu'on se rendait dans le cabinet de son dentiste, que l'on connaissait pourtant depuis des années, mais on ne pouvait guère comparer un détective à un dentiste, même s'ils partageaient tous deux un caractère anxiogène certain. Leur champ d'opération était différent. L'un, le dentiste, était douloureusement nécessaire, tandis que l'autre, le détective, était un bénéfice à double tranchant. On en ressortait plombé par la douleur d'une terrible nouvelle ou soulagé d'un pénible fardeau.
Andreas ne remarqua pas tout de suite le double écran : il n'y fit attention qu'à partir du moment où M. Narcys l'avait tourné vers lui. Andreas, après les salutations d'usage, accepta le café que lui proposait le détective. Ce ne serait peut-être pas le grand cru qu'aimait Andreas, mais certainement pas un café bas de gamme : il imaginait mal M. Narcys lui faire cet affront. L'enquête n'était pas tout à fait terminée, mais cela ne le dérangeait pas vraiment. Le détective voulait parler de la mère d'Andreas, et c'était cela qui comptait le plus pour lui. Les autres informations avaient une importance secondaire, même si elles pouvaient impacter son travail et ne devaient être, à ce titre, négligées.

« Je suis impatient de découvrir tout ce que vous avez à me dire à ce sujet. » avoua Andreas.

Mais cet aveu, chez lui, était aussi calme et posé que s'il avait dû faire une description objective du paysage. Pourtant, Andreas se sentait véritablement impatient. Lui aussi n'aurait pour rien au monde laissé un événement troubler leur conversation. Pour ce faire, Andreas s'était lui-même coupé du monde, désactivant les notifications sonores de tous ses appareils, créant les conditions idéales pour discuter tranquillement. Il avait le sentiment que M. Narcys avait fait de même et cela le touchait. Au delà des honoraires, qu'Andreas paierait bien évidemment, il envisageait de voir comment remercier plus personnellement le détective pour le travail accompli. Puisque la demande était personnelle, justement.


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De Roanne Ferlin, comère Mer 18 Nov - 23:35
Courir ? Non, je ne pouvais pas. Par contre, je pouvais envoyer mon robot en tant que bouclier pour rouler le plus rapidement possible dans ces longs couloirs.

Quelle idée.
Pourquoi l'école nous avait demandé de venir aujourd'hui ? Genre. Ils auraient pas pu faire ça un autre jour ? Ils auraient pas pu décaler à je sais pas… un contexte moins dangereux pour la plupart des étudiants qui suivent leurs putains de cours ?! Tout ça pour quoi ? Débattre ? Ils sont sérieux ? Ils nous ont forcé à nous déplacer pour ça ? Ils auraient pas pu faire une vidéo-conférence ?! Non, bien entendu, il fallait faire ouvrir les yeux, que nah, c'pas les handicapés, regardez, y'en a plein autour de vous, ça veut pas dire qu'ils ont des pouvoirs blahblahblah… J'ai juste envie de les tabasser mais là tout de suite, je dois juste me sauver pour ma vie.

J'étais repartie, dès qu'une pause s'était initié dans ce débat qui me collait plus la gerbe qu'autre chose. Mais je crois que c'était la plus mauvaise idée que j'ai eu en ce bas monde… Ou peut-être pas, mais présentement, je n'ai pas le temps de m'insulter sur le fait d'avoir passer ce foutu pacte. Non parce que c'est lui qui me met dans la merde, là, maintenant, tout de suite. Lui et Anne Cafoudri. Si un jour je la croise, je lui refais le portrait. Tellement que même les détecteurs de visages ne la reconnaîtront plus. Elle et Ulrich. Et Hugo aussi, tiens, tant qu'on y est, autant s'attaquer à tout l'gratin politique.

Toujours est-il que j'étais loin de chez moi, qu'il y avait des curieux maladifs et malsains qui, je ne sais pas pourquoi, m'attendaient presque à la sortie du sas menant à la fac. « C'est la fille sur la photo ?! », « Oui, c'est elle ! », « Monstre ! » ET VOTRE MAMAN, C'EST UN MONSTRE ?! Hem. On avait dit pas les mamans.
Dans un réflexe héroïque – ou plutôt il était programmé pour – mon robot accéléra pour me dégager de la foule qui commençait à se concentrer autour de moi. Qu'est-ce qu'ils foutaient en nombre ici le lendemain d'une agression ?! Ils veulent faire une victime de plus ?!

Je vous avouerai que je n'en menais pas large, je dirais même… QUE JE FLIPPE A MORT. Mon pouvoir me permet de ne pas être blessée mais il y a une limite… Et l'utiliser ici serait comme signer mon arrêt de vie sociale… Déjà que je n'en avais pas beaucoup.
Je roulais, aussi vite que mes bras bien trop frêles à mon goût le pouvaient. Plus loin, dans un bâtiment à côté de celui de mon école, se trouvait l'appartement d'Aleks. Il n'allait sûrement pas être ravis de me voir – surtout s'il a un client – mais là, je me dois de me planquer, attendre que ça se tasse avant de repartir. Mon appartement à moi était à deux building de là, beaucoup trop loin, beaucoup trop de témoins et donc de curieux voire agresseurs potentiels, et j'avais paumé mon robot – même si je sais qu'il me retrouvera tôt ou tard.

C'est sa porte qui m'arrêta, dans un fracas bien plus fort que je n'aurais pensé, avant de matraquer la sonnette du vieux. Je regarde autour de moi, éreintée, paniquée, puis me met à parler, d'une voix plus tremblante que je ne pensais.

« Ah… A... Aide-moi. »

J'ai du mal à respirer, j'avale difficilement ma salive, appuie sans cesse sur ce bouton.

« C'Ro… Roanne. »

Il met trop de temps.

« S'te plait… 'sont flippant... »

J'entends des pas.

« OUVRE-MOI ! »

Je panique, ils ont attaqué un tétra, je suis une cible. Je suis une cible. Cette connasse a foutu une cible sur ma tronche. Je suis une cible. Ah. Mon œil me lance. Je suis une cible. J'ai affreusement mal. Je suis une cible. Ouvre cette foutue porte...


Roanne vous agresse en #D9D9D9
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De Aleks Narcys, détective Dim 22 Nov - 12:54
Il n'avait rien remarqué de particulier chez son client. Si ce n'était un air calme qu'il maîtrisait à la perfection, une sérénité qu'Aleks ne chercha en aucun cas à percer. Tout ce qu'il pouvait notifier, c'était qu'il n'avait fait aucune remarque, ni affiché le moindre rictus, quant à l'état d'avancée de l'enquête. Les personnalités montantes se montraient impatientes, mais Korbemynn agissait de façon parfaitement opposée. Tout du moins en apparence.

Le détective attendit l'arrivée du café pour commencer ses explications. Celui-ci était naturellement bien moins amer et banal que celui dont il avait l'habitude, sans pour autant aller jusqu'à entrer dans les dépenses excessives. Il était là pour présenter des résultats, pas pour affirmer son côté gourmet inexistant. C'était justement parce qu'Andreas vivait dans un monde d'apparences qu'il ne pouvait se laisser impression par quelqu'un qui se trouvait depuis bien longtemps dans un monde totalement différent où les murs n'avaient pas besoin d'être parfaitement blancs.

« Pour commencer, déclara-t-il en faisant défiler les informations du rapport en vitesse modérée, j'ai récupéré toutes les traces de sa présence sur les.. »

Il fut interrompu - et surtout pris au dépourvu - par la vibration de son Bradna. Il avait pourtant désactivé avec certitude toutes les notifications, tant il en recevait dans de courts de temps, ce pourquoi il se permit de vérifier malgré le ton peu professionnel de la chose. Il s'agissait de l'interphone, qui restait en permanence activé pour recevoir ses clients. Sauf que, bien évidemment, il n'aurait jamais eu l'idée de convier quelqu'un à la même heure que son principal client. Il ne pouvait donc s'agir que d'une personne qui s'était invitée, ce qui, au vu du matraquage de l'interphone, ne pouvait pas être un robot - aussi impatient soit-il programmé.

« Excusez-moi quelques instants, il semble que j'aie quelque chose à régler. » déclara-t-il avant de saisir une oreillette dans un coin de son bureau, ce afin de recevoir les informations - à la fois visuelles et auditives - envoyées automatiquement par la porte de son appartement.

Il ne put retenir un perceptible mouvement de surprise lorsque le visage d'une Roanne paniquée s'afficha, en même temps que des supplications à la tonalité qu'il n'avait jusque là jamais entendu chez la jeune femme. D'autant qu'ils ne s'étaient pas revus depuis plus de deux semaines, puisqu'il n'avait rien eu de particulier à lui demander dans le cadre de son enquête. Afin d'évaluer la situation, il monta le son en faisant partiellement abstraction de son client.

Une seule certitude : il y avait des pas. Appartenant à de nombreuses personnes qui n'étaient sans doute pas des riverains en cavale dans les couloirs, tant ceux-ci ne donnaient pas envie d'être explorés en groupe. Et tant les pas étaient pressés également. Qu'est-ce qu'elle fichait dehors avec le climat actuel ? De surcroît, que venait-elle faire chez lui, alors qu'ils ne s'étaient rencontrés que deux fois ?

Peu importe. Aleks avait suivi l'actualité d'autant plus que quiconque, et il était très bien placé pour savoir à quel point la situation était dégénérée, surtout le lendemain d'une attaque par un groupe armé… Il ne pourrait pas la regarder se faire lyncher juste devant son appartement tout en continuant sobrement d'expliquer les résultats de son enquête. Impossible d'être privé d'humanité à ce point-là.

Gardant son calme, il dégagea son oreillette et ouvrit la porte à distance un court instant - juste celui qu'il fallait à Roanne pour entrer. Il lui adressa un regard entre le neutre et le noir avant d'embrayer sur un rapide « Bonjour, Roanne. »

Il reporta aussitôt son attention sur Andreas, afin de lui expliquer la situation délicate qui s'était installée en si peu de secondes.

« Je crains qu'un imprévu (il fit rapidement glisser son regard vers l'imprévu en question) se soit glissé dans cette entrevue. Accepteriez-vous de patienter quelques minutes, le temps que les choses se calment ? »

Aleks n'était pas certain de la durée qu'il faudrait à Roanne pour semer ses poursuivants, et le plus prudent aurait certainement été qu'elle reste jusqu'à une heure où les couloirs seraient moins fréquentés, tout en utilisant certains raccourcis pour parvenir jusque chez elle… Mais il fallait trouver un compromis entre cette situation et l'emploi du temps de Korbemynn, qui avait sans doute décalé plusieurs rendez-vous afin d'assister à celui-ci. Et ne repartirait en aucun cas les mains vides, n'est-ce pas ?

Ce pourquoi ces « quelques minutes » représentaient le temps qu'il faudrait à Aleks pour trouver la solution la plus acceptable dans les deux cas.

Comment sauver une main prise en le marteau et l'enclume.


HRP:
 


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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Dim 6 Déc - 23:15
Pour ne pas être dérangé dans ses explications, M. Narcys prit la peine de servir le café avant de commencer son compte-rendu, geste qu'Andreas apprécia tout particulièrement. En effet, il était de très mauvais goût de s'interrompre pour proposer subitement des rafraîchissements qui auraient dus être présentés en début de séance. Andreas n'avait aucune difficulté à boire son café brûlant, à croire qu'il était insensible aux brûlures : il s'empressa de goûter la boisson, moins par défiance envers le détective que pour pouvoir le complimenter de son choix. Le café était légèrement plus amer que ceux que buvait ordinairement Andreas, mais l'homme d'affaires se rendit compte que ça ne le dérangeait pas vraiment. Il n'allait pas considérer ce breuvage, au goût trop industriel pour son palais, comme son café préféré, mais il le fallait le reconnaître : il était plus que potable. Il était même bon.

« Vous avez fait un bon choix. » complimenta Andreas.

Sans doute fallait-il rajouter « compte tenu de vos ressources », mais Andreas était sensible à la question du rapport qualité/prix, sachant que ce critère était indispensable pour toucher les consommateurs. Et qu'il savait qu'un bon café coûtait trop cher pour être consommé quotidiennement par les personnes au revenu moyen.
Fin prêt à entendre les explications de M. Narcys, Andreas lui adressa toute son attention, mais une interruption eut lieu avant même qu'il eût fini sa première phrase. Andreas fut légèrement contrarié de voir qu'il n'avait pas coupé toutes les notifications de son Bradna, Les personnes qui voulaient prouver qu'elles étaient importantes et occupées aimaient bien laisser quelques notifications « urgentes » pour impressionner leur interlocuteur. Andreas lui-même n'échappait pas à la règle, ce qui ne l'empêchait pas de trouver cela reprochable chez un détective qui recevait un client. Mais sans secrétaire, le détective devait avoir du mal à se passer de ces rappels sonores. Andreas eut du mal à cacher son air contrarié lorsque M. Narcys fut forcé de s'excuser et de saisir son oreillette. Il devait s'agir d'une véritable urgence pour qu'il abandonnât à toute vitesse son devoir.

« Faites. » fut le seul commentaire, au demeurant un peu froid, d'Andreas.

Mais il se dit qu'il aurait dû demander au détective combien de temps il comptait prendre pour régler son problème, puisqu'il n'avait pas vraiment de moyen de savoir ce dont il s'agissait. L'air surpris du détective l'inquiéta un peu : ce n'était vraiment pas bon signe. Qu'est-ce que cela pouvait être ? Une réunion de famille imprévue ou de vulgaires colporteurs venus harceler les pauvres consommateurs ? Andreas ne savait pas s'il devait se sentir vexé ou s'il devait s'amuser de la situation. Après quelques instants de réflexion, il choisit la deuxième solution, décidant qu'il n'était pas utile de tenir rigueur au détective d'un contre-temps mineur.
D'autant plus quand Andreas entendit qu'il s'adressait à une certaine Roanne, un nom qui n'était pas totalement inconnu à l'homme d'affaires. Andreas le répéta d'ailleurs d'un ton interrogatif, essayant de savoir s'il était possible que la jeune fille qu'il avait pu interroger quelques jours plus tôt – et qu'il s'était rapidement remis en mémoire, tant elle l'avait marqué – et le détective qu'il avait engagé pour ses recherches se connussent. Les probabilités étaient assez fortes, surtout si l'on partait du principe que le détective était censé enquêter sur les pouvoirs – s'il ne la connaissait pas déjà auparavant, M. Narcys avait dû la croiser ensuite.
M. Narcys fit appel à sa patience le temps de laisser les choses se calmer. Andreas voyait bien que cette situation le dérangeait, qu'il ne savait pas comment gérer la situation. Le détective craignait de le vexer, c'était évident, mais s'il s'agissait bien de la Roanne qu'Andreas connaissait, il aurait bien du mal à l'empêcher d'interférer avec son rendez-vous. Constatant que le détective n'était pas en mesure d'assurer le rendez-vous, Andreas décida de ne pas insister.

« Pas de souci. » fit Andreas d'un ton vraiment conciliant.

Néanmoins, attendre sagement de son côté n'était pas quelque chose qu'appréciait Andreas, et cela n'avait rien à voir avec son estime de soi. Il pouvait faire preuve de patience, mais pourquoi s'embêter de la sorte alors qu'un amusement bien plus intéressant lui était promis ? Andreas se convainquait de secondes en secondes que c'était bien la jeune Roanne qui avait débarqué chez M. Narcys à l'imprévu. Dans ces conditions, Andreas n'avait pas envie de rester sur la touche. L'affaire en question ne le concernait peut-être – certainement – pas, mais cela ne signifiait pas qu'il ne pouvait pas venir la saluer.
Adoptait un étrange sourire conspirateur que le détective aurait bien du mal à interpréter, Andreas ajouta rapidement :

« Vous devriez lui dire de venir nous rejoindre, pour qu'elle comprenne la situation. »

Pour qu'elle comprenne qu'elle les dérangeait au beau milieu d'un rendez-vous très important. Et qu'Andreas, dans sa grande générosité, lui affirmât qu'il n'en était pas du tout gêné, voire même qu'il éprouvait un certain plaisir à la voir, comme s'il s'agissait déjà d'une amie, ou du moins d'une connaissance améliorée. Sans se rendre compte qu'il quitterait le caractère très professionnel qu'il avait avec le détective.


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De Roanne Ferlin, comère Lun 7 Déc - 0:31
Je suis une cible. Je suis une cible. Foutue po-- Un son. Un son ! La porte s'ouvre. Vite. Plus vite ! Foutue porte automatique ! Les pas… Les pas… Je m'engouffre dans cette nouvelle issue dès qu'il y a eu assez de place pour mon fauteuil. Que cette porte se ferme ! Ferme !

J'hallète dans ce havre de paix improvisé, sans faire attention à mon environnement. Mon angoisse, il faut que je la calme.

« Bonjour, Roanne. »

Irrité. Clairement. Malgré les fioritures de retranscription, je l'entend. Je lui ai fait chier en le harcelant de la sorte à sa porte. Si ça avait été dans d'autres circonstances, j'en aurais été presque fière. Je relève la tête, mais Aleks n'était pas là. J'étais dans un couloir qui servait plusieurs portes. En face, un interphone vieillot d'où provenait sa voix. Est-il obligé de prendre de vieux trucs ? Il n'a pas assez de vieilleries avec sa carcasse ?

Ma respiration s'est calmée, mais ma transpiration n'a pas séchée. Je ne suis pas totalement trempée mais j'ai connu mieux. Ma vision redevient peu à peu plus nette, me faisant remarquer que cette pièce, enfin ce couloir, n'était pas aussi sombre que ce que je pensais au premier abord.

Puis la porte en face de moi s'ouvre. Une invitation ? Sans doute pour me passer un savon monumental. Mais qu'importe, il venait très certainement de me sauver la vie, je peux bien me prendre ses remontrances dans les dents sans broncher. Alors je m'avance, doucement, n'ayant pas retrouver toutes mes sensations – comment avais-je fait pour arriver jusque là ? - jusqu'à rentrer… Dans son bureau. Qui était occupé. Enfin. Par quelqu'un d'autre que lui. Enfin. Il était là aussi mais.

Andreas. Merde. Pas que le revoir me fasse pas plaisir mais… J'ai les yeux rougis, les cheveux n'importe comment, une respiration plus calme mais encore un peu désordonnée et je transpire ! Y'a franchement mieux, comme deuxième rancard. Je les regarde à tour de rôle, avant que mon cerveau – qui vient tout juste de redémarrer le système suite au passage en mode survit – ne comprenne que le vieux était en rendez-vous avec lui. Double merde.

« Je… Te remercie, de m'avoir ouvert. »

La respiration, ça va, mais ma voix est encore légèrement tremblante. J'éclaircis légèrement ma voix puis profite de balayer une mèche pour remettre sommairement de l'ordre dans mes cheveux.

« Je suis… Désolée du dérangement. C'était pas vraiment prévu. »

J’essuie rapidement mon front et mes moustaches.

« Euh. Bonjour. Aleks, Andreas. »

Voilà, les politesses sont faites. Dans le désordre, mais c'est fait.

« Normalement, mon robot devrait venir me chercher… Dans… Je ne sais pas quel état… Ni comment, en fait... »

Ni même comment je vais repartir. Parce que c'est bien beau, je suis en sécurité ici, puisqu'ils savent tous les deux pour mon pouvoir et que présentement, je ne pense pas qu'ils soient du genre à mon disséquer sur place pour comprendre… Puisqu'ils savaient déjà avant… Mais repartir d'ici et pouvoir aller jusque chez moi alors que c'est assez loin d'ici… Arh. Mes idées ont encore du mal à être claires…


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De Aleks Narcys, détective Mar 8 Déc - 19:27
L'acceptation incroyablement sereine de son patient, assortie d'un sourire qui pouvait tenir à la fois de la menace et de la compassion, ne manqua pas d'assurer à Aleks que la situation était délicate. Andreas était bien trop professionnel pour être interprété au premier degré. Avant même que le détective ait pu acquiescé ou préciser la situation à son client, Roanne se glissa à l'intérieur de la pièce. Pas besoin de néons flamboyant pour constater qu'elle était mal en point. Aussi bien dans son allure dévastée que dans ses propos entrecoupés par une respiration défaillante.

Soit il était trompé de Roanne, soit il avait bien fait de lui ouvrir.
Autant dire que la première option était peu probable, tant ils avaient pu de borgnes à béquilles errer dans les couloirs de Pacydna. Surtout ces derniers temps, et... à juste titre, n'est-ce pas ?

Plutôt que de poser directement la question évidente, il recalcula la situation : un élément qu'il avait à vrai dire peu prévu s'était rajouté à cette série d'imprévus. À croire que Roanne lui faisait la livraison pour la semaine. Enfin, soit. N'avait-elle pas utilisé... le prénom de son client ? Ce n'était pas qu'elle ne l'avait pas vu en sa compagnie, lors de la conférence, mais il y avait une singulière différence entre avoir vu et saluer presque familièrement un individu.

Quant au fait qu'il y avait eu droit aussi, il considéra que c'était à peu près réciproque. Jamais il ne l'avait appelé "Mme Ferlin".

« Un café ? » suggéra l'homme, qui pouvait difficilement lui proposer autre chose en l'état. Il n'y avait qu'à attendre.

Un regard vers Korbemynn et un vers la jeune femme plus tard, il fit ce qui constituait son gagne-pain et mena donc l'enquête, sur un ton qui restait sérieux et morose. Ce n'était pas comme si quoi que ce soit ayant pu arriver entre ces deux-là le concernait, mais ce pourrait être un duo plutôt intéressant.

« Alors comme ça, il semble que vous vous connaissiez.. »

Or, il n'y avait bien qu'une chose qui intéressât Aleks.

Spoiler:
 


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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Ven 11 Déc - 18:13
Pourquoi n'était-il pas étonné de voir Roanne entrer dans un état calamiteux, comme si elle s'était retrouvée au préalable empêtrée dans un mouvement de foule ? Andreas se doutait bien que Roanne avait un tempérament impétueux. Elle s'était montrée calme avec lui, car il n'était pas vraiment le genre d'homme que l'on avait envie de se mettre sur le dos, mais elle était sans doute bien plus exubérante au naturel, lorsqu'il n'était pas présent pour la surveiller. Andreas commençait à comprendre qu'elle était venue chercher refuge chez un ami, sans se douter un seul instant qu'elle allait tomber sur l'homme d'affaires par la même occasion. Ce retournement de situation l'amusa, même si le fait que Roanne avait des ennuis l'inquiétait tout de même un peu. Il ne tenait pas à être mêlé à ses affaires personnelles, en particulier si elles étaient dangereuses. Et puis, au fond de lui, Andreas appréciait tout de même un petit peu la jeune fille, assez pour ne pas souhaiter la voir connaître une fin tragique.

« Bonjour, Roanne. » lui répondit-il en retour, sans ajouter de commentaire maladroit.

Mais quelle pouvait être exactement la relation de Roanne et de M. Narcys ? Cette question intéressait Andreas au plus haut point. Il se souvenait avoir vu Roanne pour la première fois à la conférence, en compagnie d'un autre homme qui semblait connaître le détective. Il les avait rapidement rangés dans la catégorie Amis, sans s'interroger davantage sur ce que cela signifiait. Cependant, comme le prouvait cette situation, leur relation était différente de la conception qu'Andreas se faisait de l'amitié. Aucun de ses « amis » n'était pour l'instant venu se réfugier chez lui jusqu'à présent. Aucun d'ailleurs n'avait une vie aussi dangereuse, et il n'était prêt à se sacrifier pour aucun d'entre eux. Ce n'était manifestement pas le cas de ces deux-là.
Mais avant qu'Andreas ait eu l'occasion de les interroger sur la question, M. Narcys, après avoir proposé un café à Roanne, leur posa la question qu'il avait en tête. Il aurait été malpoli de retourner la question ou de laisser la jeune fille répondre. D'ailleurs, Andreas n'était pas sûr de savoir ce que la jeune fille pensait de lui. Il n'avait pas envie de se faire présenter comme un ami ou quelque chose dans le genre – rappelons qu'Andreas n'avait aucune idée de ce que ce mot signifiait pour eux et avait peur de perdre pied dans la conversation qui suivrait. Il préféra donc mettre les choses au point dès le départ.

« Eh bien, Roanne a subi un interrogatoire de ma part il y a peu concernant un projet professionnel de grande envergure qui, je l'espère, me permettra de lancer mon entreprise à Pacydna et d'y recueillir de nombreux bénéfices, expliqua carrément Andreas. Quant à M. Narcys, je l'ai engagé pour mener des recherches d'ordre personnel, qui n'ont donc aucun rapport avec le travail. » insista-t-il pour dissuader Roanne de chercher à en savoir plus.

Autant se montrer clair dès le départ et rappeler qu'il n'était pas venu les voir par générosité. Cela n'empêchait pas Andreas de ressentir d'autres sentiments à leur propos, un certain respect pour le détective, un petit attachement pour Roanne, mais rien de très différent de ce qu'il pouvait éprouver pour d'autres personnes de son entourage proche ou éloigné. Il n'en était après tout qu'au tout début de son évolution personnelle, il ne fallait donc pas lui demander de devenir véritablement amical du jour au lendemain. Le temps y remédierait sans doute.
Qui plus est, Andreas avait bien fait attention à séparer ce qui relevait du monde professionnel et de ses affaires personnelles, même si cela ne signifiait pas vraiment qu'il était plus proche de l'un que de l'autre. Il était moins formel avec Roanne, mais M. Narcys en connaissait bien plus sur lui. Cela équilibrait les choses, en quelque sorte.
Bien sûr, il ne poussait pas Roanne vers la sortie. Il n'avait peut-être pas envie de voir ses secrets révélés devant elle, mais Andreas avait suffisamment de cœur pour comprendre qu'elle serait dans une très mauvaise posture si elle sortait. Il n'avait d'ailleurs pas vraiment envie de sortir et affronter la cohue à son tour, même s'il était un simple citoyen. Andreas s'effrayait un peu de l'extérieur, désormais. Il ne se souvenait pas que les couloirs étaient aussi dangereux lorsqu'il était plus jeune.

« Je crois que nous allons malheureusement devoir annuler le rendez-vous, fit remarquer Andreas, sans la moindre arrière-pensée. Vous n'êtes vraisemblablement pas dans les conditions optimales pour mener un entretien. En revanche, je serai curieux de savoir quelle est votre relation à vous deux – il les désigna -, ainsi que de connaître la raison pour laquelle vous – il regardait cette fois-ci Roanne – avez débarqué comme une furie dans l'appartement de M. Narcys. Si ce n'est à moi, vous lui devez au moins une explication. »

Andreas cédait encore à sa mauvaise manie de se mêler de ce qui ne le regardait pas. Il aurait dû laisser le détective régler ce problème en privé, mais non, Andreas n'appréciait pas d'être sous la touche et avait absolument tenu à y être mêlé. Quelque chose lui disait cependant que la situation aurait été différente s'il n'avait pas été présent. Au moins pour M. Narcys, en tout cas, qui n'aurait pas eu à se soucier de l'image qu'il renvoyait à son richissime client.


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De Roanne Ferlin, comère Mer 13 Jan - 17:34
« Un café ?
- Uh, je veux bien... »

J'ai encore du mal à respirer. Sérieusement, je ne suis pas une telle chochotte habituellement… Je m'approche un peu du bureau, de toute façon, squatter pour squatter autant être plus proche d'eux. Et plus je suis loin de la porte, mieux je me porte.

Je respire encore un peu fort, alors qu'Aleks fit une phrase digne des plus grand enquêteurs. Non, non, on se connaît pas, j'me suis juste amusée à faire des recherches sur un type random. Et inversement pour lui. Mais ce n'est pas réellement le moment de faire ma troll. Il m'a aidée là, je ne vais pas faire mon ingrate. J'allais juste expliquer rapidement les faits lorsqu'Andreas prit les devants. Je le regarde parler, toujours aussi calme, avant de fermer les yeux et de tourner la tête. Je l'écoute, je me calque sur sa quiétude. Je respire enfin normalement et mes idées sont à nouveau au clair. Plus de danger imminent, un asile provisoire mais bienvenu.

J'ouvre à nouveau les yeux puis regarde tour à tour les deux hommes. Cela me paraissait logique qu'ils avaient une relation professionnelle, il était assez évident que j'ai dérangé un rendez-vous important de cet ordre-là. Qu'il se rassure, je suis curieuse, mais pas malsaine, ce sont ses affaires, j'ai bien assez à faire avec les miennes.

Et puis, vint la question. Qui texto signifiait « Qu'est-ce que tu foutais dehors par les temps qui courent ?! » Même si je ne pensais pas me faire insultée de « furie » par cet homme. Mais. Bon. Ce n'est pas totalement faux alors je ne tique même pas dessus. Vu comment j'ai agressé la sonnette d'Aleks, je crois que même le terme « furie » est trop léger.

« Aleks est… hmm. Il ne va pas aimer le terme ami, surtout qu'avec un autre ami, on s'amuse un peu à le tourner en bourrique. On a discuté un peu avant la conférence, c'est pour ça qu'on se connaît. »

Je ne dirais pas de quoi, ce sera selon ce qu'Aleks veut divulguer ou non. Ce ne sont pas mes affaires.

« Quant à mon arrivée ici... »

Je serre mon emprise sur le chassie de mon fauteuil.

« L'université. Elle a eu la bonne idée d'organiser une sorte de débat entre les élèves par rapport aux récents événements. On a été obligé d'y aller sous peine d'être sanctionné. L'intelligence même. Stupidité administrative, surtout à l'heure où les vidéo-conférences sont une norme. Bref. Je suis donc ressortie de là. J'étais pas la seule handi à sortir de cet étage mais. J'étais la seule reconnaissable sur ces putains de photos. »

J'avais presque craché les trois derniers mots.

« Du coup, je me suis retrouvée vite entourée par des abrutis. Certains bienveillants, d'autres juste curieux mais certains, une bonne partie en fait, étaient malveillants, à vouloir savoir si je suis réellement un « monstre ». Y'en a même un qui s'est pointé avec un couteau ! Ahahahah... »

Mon expression se tord, je baisse la tête. Calme-toi Roanne, calme-toi…

« J'ai fuis. Le plus rapidement possible. Vers un endroit safe. N'importe quoi. Et c'était chez toi le plus proche, Aleks. Pas d'bol. Ahah. »
Je marque une pause avant de relever à nouveau la tête.

« Mon robot est resté en arrière pour tenter d'empêcher les 5 ou 6 glandus qui semblaient vouloir me faire la peau. Ou juste tester leur théorie. Ce qui reviens au même. »

Un sourire ironique fend mon visage.

« Dans ces moments-là, je me demande qui est le plus monstrueux ? Moi ? Le type qui m'a fait ça ? Ou alors l'humanité entière ? Oh remarquez, la dernière proposition englobe le tout... »

Aah bordel… Je savais que rester chez moi était une meilleure idée, rien à foutre de mon avenir. Avec tout ça, je n'en ai même plus. Je hais réellement ce traumatisme. Regardez ce qu'il fait de moi. Une loque, juste bonne à se plaindre. La preuve : j'ai tout lâché, alors que d'habitude, je ne serais jamais rentrée dans les détails à ce point.


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De Aleks Narcys, détective Dim 17 Jan - 19:24
Eh bien. À première vue, si les trois personnes avaient bien un point commun, c'était l'intérêt. Une chose à gagner dans chaque rencontre, de l'huile dans les rouages… D'un côté il s'était rapproché de Roanne et de Cielo afin d'en apprendre plus sur les fameux pouvoirs de la ville ; de l'autre, Andreas avait interrogé Roanne pour ses propres affaires. Un lien de toute autre sujet reliait également les deux hommes entre eux. Ce n'était pas difficile à comprendre - tout au plus cela avait-il de quoi arracher au détective une réplique du type "Ça alors, le monde est petit !" - pour peu que l'on ne considère pas les engrenages sous-jacents.

Or, c'était bien ces fils minces, qui reliaient la mère d'Andreas à la jambe de Roanne, qu'Aleks espérait toucher du doigt et éclaircir. Personne n'était dans cet salle par un pur hasard, et il en fut d'autant plus convaincu lorsqu'il entendit Roanne débiter son récit. Celle-ci semblait se remettre progressivement de ses mésaventures, bien qu'elle ne soit naturellement pas prête de les oublier. Sentir le climat de suspicion qui se propageait dans les artères - telle la fumée suffocante des rues - de Pacydna était déjà bien assez lourd à supporter, il n'imaginait pas l'horreur d'avoir le monde entier à ses trousses.

Lorsqu'elle conclut son récit par une tirade des plus cinglantes, Aleks attendit que le silence s'installe un peu avant de prendre enfin la parole.

« Je vois. Si Mr Korbemynn n'y voit pas d'inconvénient, il serait plus prudent que tu restes ici jusqu'à ce que les choses se calment. »

Afin d'étayer son propos, il se concentra quelques instants sur son ordinateur - d'où il ôta temporairement toute information relative à l'affaire en cours qu'il avait avec Andreas - avant de tourner les deux écrans vers son client et son invitée. Une petite recherche lui avait suffi pour retrouver toutes les vignettes récentes qui mentionnaient de près ou de loin cet immeuble ou la jeune femme. Autant dire que les résultats étaient nombreux.

J'ai croisé la fille de la photo ! #AnneCafoudri
Vous êtes sûre que c'était elle ?
Moi aussi, elle est dans le bâtiment B54, étage 57..
Sérieusement, faudrait arrêter de harceler les gens comme ça, elle vous a rien fait !
Je l'ai suivie jusqu'à l'étage 62 mais elle a disparu !
Il parait que les #Exorcistes sont sur le coup.
Et ça y est, c'est de nouveau le bordel dans la ville...
Son robot y est toujours, regardez sur la photo.
Vraiment ? J'y vais alors, mais juste pour vérifier..

« Si ce n'est pas de la popularité… » ironisa-t-il. Il n'était pas doux au point de cacher à Roanne tout ce qui pouvait désormais se passer bien au-dessus d'elle, loin dans les sphères d'Internet, et il se doutait en quelque sorte qu'elle aurait les épaules assez solides. Bien entendu, il évita en revanche de plaisanter sur le fait que le riche chef d'entreprise avait choisi la pire ville du monde - et surtout le pire contexte social possible - pour lancer une nouvelle affaire. Enfin, tout dépendait de ce qu'il vendait après tout…

Aleks s'enfonça un peu plus dans son siège, laissant le choix aux deux autres d'ignorer ou de continuer à lire la déferlante de messages.
« Il est difficile de prévoir quand tout cela s'arrêtera exactement, tout dépend de s'ils trouvent un nouveau "centre d'intérêt" ou se lassent, avoua-t-il en guise de conclusion. Si votre robot ne revient pas, il faudra appeler la police pour vous raccompagner. »

Son expression était tout du long resté impassible. Suivre cette affaire depuis ses prémices lui permettait d'être habitué à beaucoup de choses, mais était-ce du sang-froid ou de l'indifférence ?


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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Mer 20 Jan - 21:53
Andreas n'était apparemment pas le seul à éprouver quelques difficultés face au terme ami : Roanne hésitait à utiliser ce terme, non parce qu'elle ne considérait pas M. Narcys comme tel, mais parce que celui-ci n'était d'après elle pas tout à fait d'accord avec sa conception de l'amitié, et qu'ils ne semblaient pas se connaître depuis très longtemps. Le détective était bien le genre de personne que Roanne devait apprécier martyriser gentiment, songea Andreas en jetant un coup d'œil au quadragénaire toujours très correct en sa présence. Il ne pouvait juger de ce qu'était M. Narcys dans l'intimité - cela ne le concernait pas le moins du monde - mais il aurait été étonnant de le voir se transformer en gai luron dès qu'Andreas avait le dos tourné. Esquissé en quelques phrases maladroites, le portrait de la relation qu'entretenait le détective et l'étudiant handicapée était désormais plus ou moins clair pour Andreas.
Il écouta ensuite Roanne raconter la raison pour laquelle elle s'était retrouvée dans cette situation. Bien qu'il pensât que Roanne avait un caractère suffisamment fort pour refuser d'obéir à un ordre aussi stupide que celui de se rendre à l'université alors qu'elle n'était pas en sécurité à l'extérieur de chez elle, Andreas garda le silence, se demandant si elle était trop consciencieuse pour désobéir, si elle tenait tant que cela à réussir ses études, ou si elle avait tout simplement sous-estimé le danger que représentait sa nouvelle célébrité. Probablement un peu des trois. Elle parlait bien, cette fille, sans avoir un niveau de langue soutenu ni raconter des choses intéressantes. Ses paroles étaient entraînantes, preuve d'un certain art du récit qu'elle possédait peut-être malgré elle et qui lui permettait, si ce n'est de totalement captiver son public, au moins de retenir son attention. Andreas ne pensa même pas à vérifier la réaction de M. Narcys à ce récit très vivant et personnel. La narration l'avait amusé, y compris la dernière petite pique qui montrait bien que Roanne n'était pas habituée à manier de grands concepts philosophiques. Là, ça devenait franchement comique, du point de vue d'Andreas. Les grands concepts, il adorait : c'était l'idéal pour jeter de la poudre aux yeux de ses interlocuteurs.
M. Narcys lui demanda finalement s'il voyait un inconvénient à permettre à Roanne de rester ici le temps que les choses se calment, ce qu'il ne put bien évidemment refuser. Andreas acquiesça d'un signe de tête, puis adressa quelques mots à la jeune fille :

« Eh bien, on peut dire que vous avez une vie mouvementée. »

Être homme d'affaires était tout aussi palpitant mais largement moins dangereux. Andreas ne s'était jamais fait dans les couloirs de Pacydna, par exemple. Et pourtant, avec son air suffisant et ses costumes flambant neuf, il avait de quoi attirer la convoitise. Peut-être était-ce de la chance, ou bien irradiait-il une aura qui disait qu'il valait mieux ne pas s'attaquer à ce type. Allez savoir. S'il devait prêter une aura à Roanne, Andreas aurait dit que celle-ci était le genre de personne à attirer l'attention même quand elle désire être discrète, en partie à cause de ses handicaps, mais aussi parce qu'une fois qu'on l'avait repérée, il était difficile de l'oublier. Quant à M. Narcys, Andreas aurait eu plus de mal : il aurait dit qu'il était le genre d'homme à porter de lourds secrets et à les dissimuler derrière des sourires et des faux-semblants. Comme un vrai détective, somme toute.
Les écrans de M. Narcys montraient d'ailleurs l'épatante activité des réseaux sociaux lorsqu'il s'agissait de parler de Roanne. Les moyens de communication moderne permettaient de traquer les individus comme des éléphants dans la savane. Les rumeurs avaient tendance à traiter Roanne comme une bête de foire, mais heureusement, quelques personnes encore sensées appelaient à l'accalmie. Le commentaire ironique de M. Narcys fut des plus appropriés pour décrire le phénomène.

« Même moi, je n'ai jamais su créer une telle vague de popularité, vous pouvez être fière de vous. » renchérit Andreas sur le même registre.

L'homme d'affaires était tout de même rassuré de ne pas être l'objet d'une attention aussi dévorante de la part des citoyens. Cette attention-là était malsaine. La pauvre jeune fille avait intérêt à être bien solide si elle voulait pouvoir surmonter cette épreuve - Andreas n'avait que trop souvent entendu parler de ces jeunes gens qui se suicidaient, accablées par la célébrité. Il ne savait cependant pas comment faire part de la pitié qu'il ressentait à Roanne. Il n'aimait pas être pris en pitié et se doutait que d'autres personnes ressentaient sans doute la même chose que lui, mais il n'avait pas envie d'être pris pour un homme dépourvu de cœur. Cette image lui collait encore trop à la peau, alors que depuis son arrivée à Pacydna, Andreas s'était considérablement radouci.
Bon, d'accord, ce n'est toujours pas un enfant de chœur.
Le professionnalisme de M. Narcys en cette situation de crise étonna presque Andreas. Comment pouvait-il se montrer aussi calme alors qu'une de ses amies avait des ennuis ? Ce n'était pas le rôle d'Andreas de lui faire la morale, mais tout de même, des deux hommes présents dans la pièce, n'aurait-il pas dû être le plus froid et détaché ? Andreas ne comprenait pas franchement ses motivations. À moins que M. Narcys éprouvât tout de même une pointe de rancœur envers Roanne, même s'il avait eu l'humanité de l'accueillir sous son toit.
Ce n'était pas le moment de laisser un froid s'installer. Et tant qu'à faire, c'était le moment de trouver des solutions pour s'en sortir, car à présent que le rendez-vous d'Andreas était officiellement annulé, il n'avait pas vraiment de raison de rester là. Ce n'étaient pas ses amis, après tout, et ils ne représentaient aucun intérêt à l'heure actuelle.

« Eh bien, n'y a-t-il que l'on puisse faire pour sauver notre pauvre Roanne ? demanda Andreas avec douceur. Ils risquent de ne pas se lasser avant un bon bout de temps, et un nouveau centre d'intérêt ne surgira pas de nulle part en claquant des doigts. Nous pourrions peut-être réfléchir à une diversion, non ? »

Mais quelle diversion, lorsque la porte de l'appartement restait bloquée par une foule d'hystériques venus approcher la fille sur la photo ? M. Narcys n'accepterait jamais d'ouvrir cette porte, car il était assez sain d'esprit pour savoir ce qui se passerait s'il s'y essayait. Il ne restait plus qu'une seule solution :

« Pourquoi ne pas diffuser une fausse information sur internet pour les détourner d'ici ? » proposa-t-il finalement.

L'idée ne le réjouissait guère, car le mensonge en ligne faisait partie des pratiques qu'Andreas décriait le plus. Il n'avait pas l'intention d'entacher sa réputation en diffusant une fausse information, et il ne voulait pas essayer de drainer l'attention en faisant une véritable annonce qui n'aurait pas le succès escompté. L'un des deux autres pouvait bien le faire - et par l'un des deux autres, Andreas pensait en priorité à Roanne qui, après tout, était à l'origine de la situation.


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De Roanne Ferlin, comère Sam 18 Juin - 15:55
« Je vois. Si Mr Korbemynn n'y voit pas d'inconvénient, il serait plus prudent que tu restes ici jusqu'à ce que les choses se calment. »

Mes lèvres se pincent. Je ne sais pas si Aleks est réellement un allié ou non. Il reste un enquêteur et qui me dit qu'un jour, mon insouciance vis à vis de tout ça ne se retournerait pas contre moi ? Bon. C'est déjà le cas en ce moment même, mais je parle de ces deux hommes en présence. Mais toujours est-il qu'en ce moment même, il est mon meilleur atout, il est ma barrière contre ces fous, dehors. Lui et la sollicitude d'Andreas.

Alors que je lève à nouveau l’œil vers mon allié du jour, je tombe sur ces vignettes. Mes yeux lisent, mais je ne veux pas en prendre connaissance. Ne me montre pas à quel point ce monde est toujours aussi pourris…

« Si ce n'est pas de la popularité…
- Même moi, je n'ai jamais su créer une telle vague de popularité, vous pouvez être fière de vous.
- Ahahah… Visez un peu la professionnelle. Si vous voulez, je peux vous donner des conseils sur « comment devenir populaire », Andreas. »

Vos gueules.
Vos gueules, vos gueules, vos gueules.
LÂCHEZ VOS PUTAINS DE BRADNA !

Je détourne mon attention vers Aleks. Même lui semble plus accueillant que cette déferlante de messages.

« Il est difficile de prévoir quand tout cela s'arrêtera exactement, tout dépend de s'ils trouvent un nouveau "centre d'intérêt" ou se lassent. Si votre robot ne revient pas, il faudra appeler la police pour vous raccompagner. »

Génial.

« Eh bien, n'y a-t-il que l'on puisse faire pour sauver notre pauvre Roanne ? demanda Andreas avec douceur. Ils risquent de ne pas se lasser avant un bon bout de temps, et un nouveau centre d'intérêt ne surgira pas de nulle part en claquant des doigts. Nous pourrions peut-être réfléchir à une diversion, non ? »

Intérêt morbide de merde.
On voyait ça, en cours. La réaction des gens vis à vis d'autres stigmatisés. Au final, ce ne sont jamais ceux qui nous défendent le plus sur les réseaux sociaux qui nous aideront dans la vie réelle.

« Pourquoi ne pas diffuser une fausse information sur internet pour les détourner d'ici ? »

Ah.
Ahah.

« Et je me fais passer pour quoi ? La méchante ou la victime ? Remarquez, je suis tentée de faire les deux en même temps. Je peux aussi programmer mon robot avec mon Bradna, pour qu'il aille à l'opposé d'ici momentanément, histoire d'en éloigner quelques uns. Le tout avec pour ordre de « retrouver son maître », puisqu'ils ont l'air si fascinés par ce truc puis le faire passé pour défectueux pour que je puisse le récupérer... »

Sauf s'il décide d'en avoir rien à faire de mes ordres et préfère me rejoindre parce que je suis en danger. Technologie de merde. Vu là où je suis, il n'y a franchement pas besoin de me fliquer autant.

HRP:
 


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De Aleks Narcys, détective Dim 19 Juin - 21:11
La popularité de Roanne… L'idée arrachait un léger sourire au détective, vite remplacé par la même expression grave. Le problème était justement là. Bien qu'approuvant la suggestion faite par Andreas, à savoir créer une diversion qui éviterait à Roanne d'avoir à passer l'après-midi ici, il n'était pas si évident de ficeler quelque chose d'assez crédible. D'une part, il était évident qu'Andreas n'allait pas lancer de fausses informations au vu de la personne qu'il représentait, de même que l'on ne croirait pas la jeune poursuivie qui déclarerait elle-même son emplacement. Ou du moins, pas assez longtemps.

Roanne évoqua alors la possibilité d'utiliser son propre robot.
Le problème restait délicat…

« À mon avis, déclara-t-il finalement. le plus efficace sera d'utiliser à la fois les déplacements du robot et les rumeurs sur Internet. Je peux me charger de ce dernier point. »

Il retourna vers lui l'écran dédié aux vignettes incendiaires - nulle doute que la jeune femme en avait vu assez pour l'instant. Même Aleks préférait lui épargner la violence des réseaux sociaux. Ensuite, il ouvrit un tiroir, lequel contenait un Bradna éteint qu'il fixa à son bras, à la place du premier qu'il ôta tout simplement.

« Ce n'est pas quelque chose que je tiens à voir révélé, mais je compte sur votre discrétion... »

Le second Bradna s'alluma donc, saluant un compte Errinern qui n'avait rien à voir avec l'identité du détective. Posséder deux comptes sur le fameux réseau social n'était pas impossible, même si cela nécessitait quelques manipulations et précautions pour ne pas se « connecter » à tout et n'importe quoi, mais c'était toutefois une pratique interdite. De fait, c'était en ces temps forts pratiques, et le détective s'assurait de n'utiliser sa seconde identité virtuelle que lorsqu'il était nécessaire de communiquer sur les réseaux sociaux.

Alors pourquoi prenait-il le risque de le faire en "public" ? Probablement parce qu'aucun de ses deux interlocuteurs n'avait d'intérêt à le dénoncer à qui que ce soit. Roanne, pour son propre bien, et Andreas parce qu'il attendait des résultats sur une enquête. Faire appel à un détective sans se douter que de telles combines allaient être employées, c'était une marque de naïveté que M. Korbemynn ne possédait sans doute pas.

Une fois qu'il fut bel et bien identifié sur Errinern sous un nom aléatoire et assez commun à Pacydna, il montra directement l'écran du bracelet à ses deux "invités".

« Si Roanne envoie son robot vers le bâtiment d'à côté et que je poste un message alertant que je viens de l'y voir courir, ceci sur l'album des Exorcistes, les chances pour que tous les poursuivants s'en aillent sont maximisées. L'idéal étant, précisa-t-il en s'adressant à Roanne, que tu viennes manifester ton "désaccord" avec ton habituel charisme, afin de s'assurer que nos publications seront vues, mais seulement si tu t'en sens capable. »

L'idée était somme toute particulièrement basique. Et ne tiendrait pas si longtemps, surtout avec un seul "témoin" dont on devinerait assez vite qu'il n'était même pas sur les lieux.


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De Andreas Korbemynn, vendeur d'idées Lun 20 Juin - 13:17
Andreas le savait : sa proposition était pour l'heure actuelle la plus fonctionnelle et donc la plus à même de réussir. Puisque aucun de ses deux interlocuteurs n'avait d'autre solution à proposer, ils allaient très certainement devoir se ranger à son avis. Bien sûr, s'ils trouvaient mieux à faire que cela, Andreas ne serait pas du tout vexé de se ranger à leur opinion, même s'il n'avait rien à faire dans le sauvetage de Roanne. Honnêtement, devenir le sauveur des demoiselles en détresse n'était pas vraiment dans ses habitudes et n'était pas non plus son objectif dans la vie. Même en mettant de côté le fait que ce genre d'initiative était très peu lucrative, malgré la gloire évidente que cela apportait pour peu que l'action fût correctement médiatisée, ce n'était tout simplement pas quelque chose qui intéressait Andreas. Il laissait volontiers aux autres le rôle de héros : lui avait d'autres préoccupations certes moins nobles mais plus adaptées à ses goûts et son tempérament. Libres à Roanne et M. Narcys d'accepter ou non sa suggestion.
Et tous deux étaient eux aussi dominés par leur tempérament, comme Andreas put le remarquer. Roanne avait peut-être du mal avec le ton qu'il avait employé - il est vrai que l'homme d'affaires avait un peu forcé sur la compassion pour se donner l'air parfaitement sympathique. Il aimait bien Roanne et aurait paru froid s'il ne s'était pas inquiété un minimum de son sort. Sans doute n'appréciait-elle pas être traitée comme une princesse en détresse. La comparaison ne lui allait d'ailleurs pas : Roanne était trop solide pour être une princesse, et même dans la difficulté, on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle sombrait dans la détresse. Elle gardait son esprit vif et ses paroles acérées. L'ironie avec laquelle elle répondit suggéra à Andreas qu'elle devait en avoir assez de se cacher. Peut-être considérait-elle qu'il s'agissait d'une espèce de mensonge, et qu'elle était contre le mensonge. Compte tenu de sa franchise, cela ne saurait pas vraiment étonnant : Roanne avait l'air d'être le genre de personne à détester l'hypocrisie. Mieux valait éviter d'en faire preuve avec elle.
Après cette réaction que l'on pouvait également attribuer à la jeunesse du personnage, Roanne proposa d'envoyer son robot éloigner les intrus. L'idée comportait certains risques : ces harceleurs n'étaient pas forcément stupides et pouvaient se rendre compte que Roanne ne suivait pas. S'ils découvraient le pot-aux-roses trop rapidement, elle n'aurait jamais le temps de se mettre à l'abri et de rentrer tranquillement chez elle. Si Roanne était prête à assumer ces risques, et qu'ils ne trouvaient rien de mieux, ils devraient se résoudre à mettre ce plan à exécution. Cela ne réjouissait pas franchement Andreas, qui répondit seulement :

« Pourquoi pas, c'est une possibilité. »

Il n'ajouta rien pour ne pas trahir son scepticisme. Andreas espérait que son détachement naturel l'aiderait à camoufler ses véritables pensées. Lui pensait qu'il valait mieux répandre de fausses rumeurs... mais il était coincé, car Andreas refusait de le faire lui-même. Il tenait à sa réputation plus que tout et, malgré l'attachement qu'il avait pour Roanne, il préférait l'abandonner à son sort plutôt que d'endommager sa carrière. Chacun ses priorités, après tout. Pour cette raison, Andreas garda le silence et laissa M. Narcys s'occuper de l'affaire. Et comme Andreas s'y attendait, il était un peu plus réfléchi que Roanne et envisageait lui aussi d'utiliser les fausses rumeurs, tout en les couplant au robot de la jeune fille pour booster l'efficacité de leur action. Andreas songea que ce plan avait déjà plus de chances de réussir, d'autant plus qu'en tant que détective, M. Narcys devait avoir l'habitude de manipuler des informations.

« Ça peut fonctionner. » commenta Andreas, sans savoir qu'il allait bientôt découvrir un aspect de la personnalité du détective qu'il n'avait pas soupçonné.

M. Narcys leur demanda de ne pas révéler ce qu'il était en train de faire. Naturellement, Andreas affirma qu'il garderait le silence, moins parce qu'il était homme de parole que parce qu'il ne voyait pas vraiment ce que divulguer cette information lui rapporterait. Il ne tenait pas à détruire la carrière du détective, surtout pas alors que celui-ci avait encore des informations à fournir à l'homme d'affaires. Andreas n'était de toute façon pas vraiment surpris de découvrir que M. Narcys avait une fausse identité : sans doute était-ce courant dans le milieu, sans doute était-ce un moyen très efficace d'obtenir des informations inaccessibles au commun des mortels sans prendre trop de risques. Les magouilles existaient dans tous les milieux, après tout. En affirmant qu'il tairait ce qu'il était en train de voir, Andreas était en revanche en train de s'engager à ne pas chercher à savoir quelle était cette fausse identité ou ce à quoi elle lui servait exactement.
Andreas laissa M. Narcys effectuer les manipulations pour se connecter illégalement, puis, une fois que ce fut fait, leur montra l'écran où il allait diffuser la fausse information. Andreas était encore un peu sceptique quant à la réussite de cette mission, mais il avait accepté depuis longtemps son utilité.

« Je suppose que la diffusion d'une information contraire mettrait en danger ce plan, non ? demanda Andreas afin d'être certain que les risques étaient minimisés. N'y a-t-il pas la possibilité de contrôler les informations postées sur leur album, et faire au moins en sorte que personne ne vienne y poster la vérité ? »

À présent qu'il avait la certitude que M. Narcys jouait parfois avec les limites de la légalité, demander s'il était possible d'aller plus loin allait de soi. Andreas n'avait pas peur de franchir lui aussi les limites, surtout s'il ne le faisait pas lui-même. Il était tellement plus simple d'envoyer les autres au front quand on restait bien sagement à l'abri derrière, n'est-ce pas ?
Sentant que sa proposition était tout de même assez osée pour quelqu'un qui ne prenait aucun risque, Andreas se sentit obligé d'ajouter :

« Bien évidemment, si vous avez besoin de mon aide, pour quoi que ce soit d'ailleurs, n'hésitez pas à demander. Si c'est possible, je le ferai, soyez-en certains. »

Se ménager une porte de sortie : une précaution qu'Andreas n'oubliait jamais de prendre. S'il s'agissait de distraire les intrus qui se trouvaient dans le couloir, Andreas se sentait capable de le faire. Il n'aurait aucun mal à les mener par le bout du nez. En revanche, s'il fallait faire appel à son image publique et à son compte Erinnern, Andreas y réfléchirait à deux fois avant d'accepter. Il devait être sûr qu'il ne risquait rien avant de se lancer dans cette aventure très divertissante.


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De Roanne Ferlin, comère Lun 20 Juin - 14:57
« À mon avis, le plus efficace sera d'utiliser à la fois les déplacements du robot et les rumeurs sur Internet. Je peux me charger de ce dernier point. »

M'oui ? Certes, c'était ce que j'avais proposé aussi… Me semble-t-il ? Et au vu de la précédente réponse d'Andreas pas franchement emballée, je crois qu'ils ont compris tous les deux que je ne voulais pas balancer de fausses rumeurs… Hm. Soit. On m'a toujours reproché de mal m'exprimer sur le coup de l'émotion, mais jusque là cela n'avait posé aucun problème avec ces deux-là… Je crois. Il va falloir que je réfléchisse un peu plus avant de parler. 'Sont chiants.

« Hm. C'était plus ou moins ce que je voulais dire mais j'ai dû mal m'exprimer. »

Ai-je presque chuchoté avant de hocher simplement la tête pour confirmer que je ne dirais strictement rien sur ce deuxième bradna. C'est un détective après tout. Et même si je ne sais pas encore s'il sera toujours de mon côté, je me doute bien que de révéler au monde entier qu'il en a un deuxième condamnera cette alliance. Non pas que ce soit un crime grave passible de 15 ans de prison et 15 000 dollars d'amende, il faut pas abuser, mais le réseau social apprécie moyennement les double-comptes, puisque tout transite autour de celui-ci de nos jours, et a une politique assez répressible là dessus.

« Si Roanne envoie son robot vers le bâtiment d'à côté et que je poste un message alertant que je viens de l'y voir courir, ceci sur l'album des Exorcistes, les chances pour que tous les poursuivants s'en aillent sont maximisées. L'idéal étant, que tu viennes manifester ton "désaccord" avec ton habituel charisme, afin de s'assurer que nos publications seront vues, mais seulement si tu t'en sens capable.
- Je suppose que la diffusion d'une information contraire mettrait en danger ce plan, non ? N'y a-t-il pas la possibilité de contrôler les informations postées sur leur album, et faire au moins en sorte que personne ne vienne y poster la vérité ?
- Hm. Errinern est plutôt sécurisé et sensible à ce genre de manipulation, je doute qu'on y arrive. Donc sauf si l'un de nous a le compte administrateur de ce groupe, je doute qu'on puisse contrôler les informations postées… »

Et qui se frotte à ce géant social risque de s'y piquer.

« Après, les vignettes se contre-disent déjà toutes, mais la dernière fois qu'ils m'ont vu, c'est dans le couloir qui mène ici. D'où le robot en plus. Ici, tout handicapé a un robot, je vous l'avais dit, par conséquent, une adage fréquente ici est que « si on voit le robot, l'handicapé n'est pas loin. » d'autant qu'il se déplacera et qu'il n'est pas très répandu qu'on puisse le contrôler à distance. Et ce, d'autant plus dans une situation de crise où le robot se doit de venir secourir une demoiselle borgne et unijambiste en détresse. »

Ironie, quand tu nous tiens. ♫

« Il faudrait donc que je planifie son parcours pour qu'un maximum de personnes puissent confirmer les dires de cet inconnu qui a une nouvelle information, non ? »

Et le truc pratique, c'est que tous ces connards indiquent leur position…

« Quant à votre proposition, Andreas... Je n'ai pas spécialement envie de vous mêler plus à ça. Déjà que je vous ai dérangé dans un rendez-vous... »

Techniquement, Aleks aussi, mais ce n'est pas lui directement qui est mêlé, mais cet autre inconnu.

« Sauf si vous voulez jouer les éclaireurs lorsque la plupart de ces malades auront quitté ce couloir. »

Et avouez que se servir d'un homme riche et classieux comme éclaireur, ça a de la gueule.


Roanne vous agresse en #D9D9D9
Merci à Aleks pour ce magnifique avatar nostalgique ♥️
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Intersections relationnelles | Andreas - Roanne

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